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Côte d'Ivoire

L'ex-chef rebelle Soro atterrit au Ghana alors qu'il était attendu à Abidjan

Le chef des rebelles ivoiriens Guillaume Soro (centre) donne une conférence de presse à côté du porte-parole des rebelles Sediki Konate et du secrétaire national Alain Lobognon (à droite), le 26 novembre 2004.

L'ex-chef de la rébellion ivoirienne et candidat à la présidentielle de 2020 Guillaume Soro, qui était à bord d'un vol privé le ramenant à Abidjan, a finalement atterri à Accra, au Ghana voisin, a indiqué un porte-parole de son mouvement.

A Abidjan, les forces de l'ordre sont violemment intervenues au siège du parti de M. Soro, Générations et Peuples solidaires (GPS), où ce porte-parole, le député Alain Lobognon, venait de tenir une conférence de presse, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Attendu à 13H00 (locales et GMT) à l'aéroport d'Abidjan, après six mois d'absence, Guillaume Soro a finalement atterri à Accra "contre sa volonté" peu après 15H00, a déclaré son bras droit Alain Lobognon.

Il a été "empêché de rentrer dans son pays", où il devait "prendre sa place dans le processus électoral", a dit M. Lobognon.

Selon une source proche de la présidence ivoirienne, c'est à la demande de Guillaume Soro que son avion s'est dérouté sur Accra pour éviter une "arrestation à l'arrivée".

Présentes en nombre à l'aéroport d'Abidjan, les forces de l'ordre ont également encerclé le siège du GPS, dans une maison du quartier chic de Cocody jouxtant l'ambassade américaine, et tiré des gaz lacrymogènes sur les partisans de Guillaume Soro, selon des journalistes de l'AFP.

Ses partisans s'étant repliés à l'intérieur de la résidence, des hommes armés, cagoulés, certains en civil, d'autres en treillis, ont forcé les portes du bâtiment et contraint tous les occupants à en sortir.

Les forces de l'ordre ont par la suite chassé tous les journalistes et les partisans de la zone.

Guillaume Soro a longtemps été allié du président Alassane Ouattara, qu'il a contribué à porter au pouvoir en 2011, lorsqu'il était à la tête de la rébellion. Il a ensuite été son Premier ministre, puis président de l'Assemblée nationale jusqu'au début 2019. Mais les deux hommes se sont brouillés.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la présidentielle d'octobre 2020 s'annonce tendue en Côte d'Ivoire. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

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Soro porte plainte à Paris contre le procureur ivoirien

L'ex-président de l'Assemblée National Guillaume Soro

L'ancien chef de la rébellion ivoirienne et ex-Premier ministre Guillaume Soro, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt sous l'accusation d'avoir préparé "une insurrection civile et militaire", a déposé plainte à Paris contre le procureur d'Abidjan, ont fait savoir jeudi ses avocats.

"Les avocats de M. Guillaume Soro (...) ont déposé, une plainte auprès du Procureur de la République de Paris (...) pour des faits de captation illicite de la vie privée, diffusion illégale, de montage illicite et de tentative d'escroquerie au jugement", selon son cabinet de communication qui a également transmis le certificat de plainte déposée mercredi.

Ancien Premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale, M. Soro, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle d'octobre 2020, avait tenté le 23 décembre de revenir en Côte d'Ivoire, après six mois à l'étranger. Mais, après avoir appris qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt, Soro était reparti en avion vers l'Europe. Plusieurs de ses proches dont des députés ont été ensuite arrêtés.

"Cette plainte fait suite à la diffusion d'un enregistrement par le procureur de la République, Richard Adou, lors d'une conférence de presse au tribunal de première instance d'Abidjan, le 26 décembre et qui a motivé par ce dernier l'émission d'un mandat d'arrêt international contre M. Guillaume Soro", dit le communiqué.

Selon le certificat daté du 22 janvier, M. Soro a porté plainte "contre X" et contre le procureur Richard Adou mais aussi contre trois autres personnes qu'il soupçonne d'avoir participé à l'enregistrement de ses conversations.

Longtemps allié au président Alassane Ouattara, qu'il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s'est ensuite brouillé avec lui, jusqu'à la rupture début 2019.

Abidjan détaille les chefs d’accusations contre Guillaume Soro
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M. Soro, figure de la vie politique ivoirienne et populaire parmi la jeunesse, ambitionnait de bousculer l'échiquier politique ivoirien pour la présidentielle de 2020.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui a fait 3.000 morts, le scrutin s'annonce tendu. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Levée d'immunité des parlementaires pro-Soro arrêtés

Levée d'immunité des parlementaires pro-Soro arrêtés
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Levée d'immunité des parlementaires pro-Soro arrêtés

Le parlement ivoirien à Abidjan, le 9 janvier 2017.

L'Assemblée nationale ivoirienne, où le pouvoir dispose d'une majorité absolue, a annoncé mardi avoir voté la levée de l'immunité parlementaire de cinq députés pro-Soro arrêtés après le retour avorté le 23 décembre de l'ex-chef rebelle Guillaume Soro, dont l'immunité a également été levée.

"L'immunité parlementaire des députés est levée suite à un vote au scrutin secret des membres du bureau de l'Assemblée nationale", selon le texte daté de lundi.

La levée d'immunité de Loukimane Camara, Kando Soumahoro, Alain Lobognon, Mamadou Soro, Soumaila Yao ainsi que de Guillaume Soro, a été votée après "une requête du groupe RHDP" (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix), coalition soutenant le président Alassane Ouattara, précise le communiqué.

La justice ivoirienne accuse l'ex-Premier ministre et ex-président de l'Assemblée nationale d'avoir préparé "une insurrection civile et militaire" pour s'emparer du pouvoir. M. Soro avait appris le 23 décembre qu'un mandat d'arrêt avait été lancé à son encontre alors qu'il était dans un vol le ramenant en Côte d'Ivoire après six mois d'absence à l'étranger. Il avait alors fait demi-tour tandis que les forces de l'ordre avaient arrêté certains de ses proches dont les cinq députés.

"C'est une situation totalement ubuesque. On baigne dans le non-droit, dans les vices de procédure. Un groupe parlementaire ne peut pas demander la levée de l'immunité de députés et encore plus le bureau de l'Asssemblée ne peut pas statuer sur la levée de l'immunité", a réagi Louis Ouattara, un proche de M. Soro.

Longtemps allié d'Alassane Ouattara, qu'il a aidé à porter au pouvoir pendant la crise post-électorale de 2010-2011, Guillaume Soro s'est ensuite brouillé avec lui, jusqu'à la rupture début 2019.

Jusqu'à cette affaire, M. Soro était considéré comme un challenger sérieux pour la présidentielle par les analystes politiques, qui le disent populaire, notamment auprès de la jeunesse.

Dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui fait 3.000 morts, la prochaine présidentielle s'annonce tendue. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

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