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L'émissaire de l'ONU en Libye lance une nouvelle session de pourparlers à Tunis


Le nouvel émissaire de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, à gauche, lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre du gouvernement libyen de l’accord national (GNA) Fayej Seraj, et ministre des affaires étrangères Taher Siala à Tripoli, L

Une session de pourparlers entre parties rivales libyennes s'est ouverte mardi en Tunisie sous l'égide du nouvel émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé, moins d'une semaine après qu'il a présenté sa feuille de route aux Nations unies pour tenter de sortir le pays du chaos.

Ces nouvelles négociations doivent se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine à Gammarth, dans la banlieue de Tunis, où de tels pourparlers ont déjà eu lieu dans un passé récent.

Si les participants parviennent "à s'accorder sur les amendements à apporter à l'accord" de Skhirat (Maroc), "cela donnera un signe très fort au reste des Libyens qu'il y a une possibilité de travailler ensemble", a déclaré M. Salamé lors d'une conférence de presse.

"Nous allons déterminer aujourd'hui (mardi) les points que les deux parties s'accordent à revoir", a-t-il précisé.

Le diplomate onusien, dont la nomination remonte à juillet, a dit espérer l'organisation d'élections législatives et présidentielle "avant ou en juillet (2018), "pour lesquelles nous serons convenablement préparés".

La Libye est déchirée entre pouvoirs politiques rivaux depuis la chute de la dictature de Mouammar Kadhafi en 2011. Un accord interlibyen a été signé fin 2015 au Maroc, sous l'égide de l'ONU, et un gouvernement d'union (GNA), avec Fayez al-Sarraj comme Premier ministre, a été formé.

Même s'il a réussi à étendre son influence dans la capitale depuis son installation à Tripoli en mars 2016, le GNA peine à imposer son autorité sur de larges pans du pays. Il est notamment confronté à une autorité rivale au pouvoir dans l'est avec le soutien du controversé maréchal Khalifa Haftar.

Si une dynamique se met en place, "plusieurs étapes dans mon plan d'action vont se suivre, petit à petit, notamment au niveau législatif, et au niveau constitutionnel", a fait valoir l'émissaire de l'ONU.

Ghassan Salamé a présenté cette feuille de route aux Nations unies le 20 septembre en expliquant vouloir redonner un "avenir" aux Libyens.

Selon ce plan d'action, une nouvelle Constitution doit être soumise à référendum et ouvrir la voie à des élections.

A New York, M. Salamé avait confirmé que l'accord de Skhirat restait "le seul cadre valable", tout en notant qu'il existait "un large consensus pour l'amender".

Il avait également annoncé, sans donner de date, l'organisation à l'ONU d'une conférence nationale pour réintégrer tous les acteurs "ostracisés ou marginalisés" sur l'échiquier libyen.

Avec AFP

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