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L'EI reprend une partie de la villé clé de Boukamal grâce à une vaste offensive en Syrie

Des troupes pro-gouvernementales à Boukamal, le 8 novembre 2017.

Le groupe Etat islamique (EI) a repris vendredi une partie de la ville syrienne clé de Boukamal contrôlée par le régime en lançant une série d'attaques suicide meurtrières, l'offensive la plus importante menée depuis des mois par l'organisation jihadiste en Syrie.

L'EI avait perdu en novembre 2017 Boukamal, le dernier centre urbain qu'il contrôlait dans le pays en guerre après de multiples défaites infligées par le régime et ses alliés d'une part et les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis de l'autre.


En parvenant à s'emparer de nouveau d'une partie de cette cité, l'EI confirme qu'il reste une force à craindre sur le terrain. Reste à savoir s'il pourra se maintenir dans la ville ou avancer face aux forces loyales au président syrien Bachar al-Assad, aidées de l'aviation de l'allié russe.

Boukamal est située dans la province orientale de Deir Ezzor, près de la frontière avec l'Irak où le gouvernement a proclamé fin 2017 la victoire contre l'EI.

>> Lire aussi : Frappes contre des positions du régime démenties par la coalition en Syrie

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), "l'offensive d'envergure" a été lancée depuis le désert syrien par les jihadistes "qui ont reconquis une partie de Boukamal", située à l'ouest du fleuve Euphrate.

"Au moins 25 combattants de l'armée syrienne et de milices prorégime ont péri dans dix attaques suicide, dont quatre à la voiture piégée, menées par l'EI", a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Les combats se poursuivent entre les deux camps dans le centre de la ville, a-t-il ajouté. "Cette attaque surprise est la première depuis novembre" et la perte de la ville par les jihadistes.

Outre les dix kamikazes, huit jihadistes ont été tués dans les combats, selon l'ONG.

Multiplication des attaques

Avant la reprise partielle de Boukamal par les jihadistes, le régime contrôlait la ville de Deir Ezzor, chef-lieu de la province du même nom, mais aussi toute la rive ouest de l'Euphrate.

Les FDS, appuyées par la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, sont pour leur part stationnées sur la rive orientale du fleuve et cherchent toujours à chasser les jihadistes de leurs derniers retranchements dans la province.

Depuis son éviction en mai de son dernier bastion dans la capitale Damas, place forte du pouvoir, l'EI a multiplié ses attaques contre des positions des forces loyalistes.

>> Lire aussi : Au moins 12 combattants pro-régime tués dans une frappe de la coalition internationale en Syrie

Jeudi, au moins 22 combattants prorégime, dont 11 soldats de l'armée syrienne, ont été tués dans des attaques menées par l'EI dans le désert de la province méridionale de Soueida.

Au total, 209 combattants loyaux au régime ont été tués dans les attaques menées par l'EI depuis le 22 mai, selon l'OSDH. Il y a eu 110 morts dans les rangs jihadistes.

Le groupe jihadiste, présent encore dans quelques poches dans le désert qui s'étend de l'est de Damas jusqu'à la Boukamal, détient moins de 3% du territoire syrien selon l'OSDH, contre près de 50% fin 2016 à son apogée en Syrie.

Grâce à l'intervention militaire dans les airs et au sol de l'allié russe dans le conflit depuis septembre 2015, le pouvoir Assad a réussi à engranger des victoires face aux rebelles et aux jihadistes et a repris plus de 60% du territoire.

44 civils tués à Idleb

Sur un autre front, 44 civils dont six enfants ont été tués jeudi soir dans la province d'Idleb (nord-ouest) lors de raids attribués à l'aviation de la Russie, selon l'OSDH.

Les raids ont frappé la localité de Zardana, contrôlée par des rebelles et des jihadistes.

Moscou a catégoriquement démenti avoir mené des raids contre cette région. "Ces informations n'ont rien à voir avec la réalité", a affirmé le ministère russe de la Défense.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'intervention d'acteurs régionaux et internationaux ainsi que de groupes jihadistes sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 350.000 morts et contraint des millions de personnes à l'exode.

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

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