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L'armée éthiopienne dit avoir repris la région du Tigré


Un soldat éthiopien se tient debout, un talkie-walkie à la main, au 5e bataillon du Commandement Nord de l'armée éthiopienne à Dansha, en Éthiopie, le 25 novembre 2020.

L'armée éthiopienne a déclaré samedi qu'elle contrôlait la capitale de la région du Tigré, et qu'elle était à la recherche de ses dirigeants dissidents.

L'annonce a été faite après que de lourds bombardements aient été signalés à Mekele, une ville d'un demi-million d'habitants.

"Les forces de défense éthiopiennes ont complètement pris le contrôle de Mekele", a déclaré le général Berhanu Jula, chef de l'armée, selon la Ethiopian Broadcasting Corporation (EBC), ajoutant que 7 000 membres du commandement nord de l'armée avaient été libérés.

Le gouvernement local a déclaré précédemment que de lourds bombardements avaient secoué le centre de Mekele, une déclaration confirmée par deux responsables humanitaires ayant du personnel dans la ville.

"Je suis heureux de vous annoncer que nous avons achevé et cessé les opérations militaires dans la région du Tigré", a tweeté le Premier ministre Abiy Ahmed. "Nous allons maintenant nous concentrer sur la reconstruction de la région", a-t-il ajouté.

M. Abiy, lauréat du prix Nobel de la paix l'an dernier, a annoncé le 4 novembre qu'il avait ordonné des opérations militaires contre le parti au pouvoir au Tigré, le Front populaire de libération du Tigré (TPLF).

Si selon le gouvernement fédéral éthiopien il s'agit d'une action militaire limitée contre certains membres du TPLF, le TPLF affirme pour sa part que c'est une guerre contre le Tigré dans son ensemble.

Plus de trois semaines de combats acharnés dans le conflit du Tigré ont fait des milliers de morts.

Des dizaines de milliers d'autres ont traversé la frontière soudanaise et les déplacements de population au sein du Tigré sont répandus.

Selon les autorités fédérales, les dirigeants du TPLF n'ont pas encore été retrouvés.

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