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L'ANC obtient moins de 50% des sièges aux municipales, une première


Un agent de la Commission électorale indépendante plie un bulletin de vote dans un bureau de vote à Langa, près du Cap, le 1er novembre 2021, lors des élections locales en Afrique du Sud.

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a enregistré son pire résultat électoral, selon le tout dernier décompte, ce jeudi, des résultats des élections municipales de la semaine dernière.

Avec 99 % des 23.000 bureaux de vote du pays pris en compte, le parti de Nelson Mandela obtient moins 50% des sièges, une première depuis l’introduction des élections pluralistes dans le pays.

Selon les données disponibles sur le site web de la commission électorale, l’ANC obtient 46 % des suffrages exprimés. Son plus proche rival, l'Alliance démocratique (DA), obtient 21% des voix, tandis que le parti des Les Combattants pour la liberté économique (EFF), obtient autour de 10%.

L'ANC face aux difficultés du terrain
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Ces résultats préliminaires confirment une tendance à la baisse des succès électoraux de l’ANC observée au cours de ces dernières années. En effet, le parti dirigé par le président Cyril Ramaphosa subit une perte de vitesse constante aux scrutins locaux. Lors des dernières municipales, en 2016, l'ANC n’avait obtenu que 54 % des sièges à pourvoir, contre 62% lors du scrutin précédent.

La chute progressive de l’ANC est une chose, lui trouver un remplaçant en est une autre.

Jusqu’ici les partis d’opposition ne sont pas parvenus à tirer profit du mécontentement généralisé envers l’ANC au sein de l’électorat. L’Alliance démocratique n’inspire pas suffisamment confiance, étant perçu par beaucoup de Sud-Africains comme le parti de la minorité blanche économiquement privilégiée.

Quant aux EFF, dirigés par Julius Malema, un transfuge de l'ANC, leur rhétorique radicale ne plaît pas à un large éventail d'électeurs.

Mercredi, les responsables de l'ANC ont pris acte du message des électeurs selon lequel le parti doit "se ressaisir", après avoir été éclaboussé par plusieurs scandales de corruption et des promesses non tenues de construire des routes, d'assurer un approvisionnement régulier en eau et de mettre fin aux coupures de courant.

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Selon le quotidien Mail & Guardian, l'ANC discute déjà de la possibilité de mettre en place des gouvernements de coalition dans les municipalités où il n'est pas parvenu à obtenir la majorité. Si elles se concrétisent, ces coalitions permettront au parti de gouverner lorsque les nouveaux conseils municipaux seront constitués dans les semaines à venir. Du coup, le spectre d’un gouvernement de coalition à l’échelle nationale devient une possibilité à l’approche des élections générales de 2024.

"Les électeurs ont envoyé un signal sans ambiguïté à l'ANC", a avoué le secrétaire général adjoint du parti, Jessie Duarte. "Les gens sont déçus", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse mercredi.

Avec Reuters.

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