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L'Amérique du Nord s'attend à des bénéfices record pour l'organisation d'un Mondial


Le président de la Fédération de football des Etats-Unis, Carlos Cordeiro (au centre) et son homologue mexicain Decio de Maria (à gauche) et son homologue canadien (à gauche), à Copenhague, le 3 mai 2018.

Le Mondial 2026, s'il était co-organisé par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, générerait des bénéfices record, a affirmé mardi Carlos Cordeiro, le président de la Fédération américaine de football (USSF).

Cette triple candidature nord-américaine est en concurrence avec celle du Maroc. Le vote de la Fifa est prévu le 13 juin à Moscou, la veille du coup d'envoi du Mondial 2018 en Russie.

Dans un discours devant l'Association de la presse sportive internationale (AIPS) à Bruxelles, Carlos Cordeiro a évalué le montant des bénéfices pour la Fifa à 11 milliards de dollars (9,25 milliards d'euros).

"Je peux annoncer aujourd'hui, en liaison étroite avec la Fifa, que le chiffre d'affaires de la Coupe du monde 2026 en Amérique du Nord génèrerait un nouveau record: 14 milliards de dollars (11,7 milliards d'euros) de revenus pour la Fifa", a déclaré Cordeiro, l'un des trois co-présidents de cette candidature.

"En d'autres termes, ce serait la Coupe du monde la plus lucrative de l'histoire", a-t-il souligné.

Le nombre de billets vendus s'élèverait à 5,8 millions, pour une recette totale de 2,5 milliards de dollars (2 milliards d'euros), a détaillé Cordeiro. Les recettes des loges VIP seraient comprises entre 1 et 1,5 milliard de dollars (0,8-1,2 milliard d'euros), avec 3,6 milliards (3 milliards d'euros) de contrats de sponsoring et 5 milliards (4,2 milliards d'euros) de droits de retransmission télévisée, a-t-il précisé.

>> Lire aussi : Les Etats Unis, Canada et Mexique face au Maroc pour organiser le Mondial 2026

Par ailleurs, Carlos Cordeiro a demandé dans ce discours, aux membres de la Fifa, de mettre de côté l'aspect politique, au moment du vote, pour ne retenir que l'aspect économique de cette triple candidature nord-américaine: "Nous demandons à être jugés non sur la politique du moment mais sur les mérites de notre candidature".

Le président américain Donald Trump, par une nouvelle intervention intempestive fin avril, n'a en effet pas rendu service à cette candidature: "Les Etats-Unis ont mis au point un projet fort avec le Canada et le Mexique pour la Coupe du monde 2026", a-t-il tweeté.

Puis il a lancé une menace à peine voilée à ceux qui ne soutiendraient pas ce projet: "Il serait dommage que les pays que nous soutenons en toutes circonstances fassent campagne contre la candidature américaine. Pourquoi soutiendrions nous ces pays alors qu'ils ne nous soutiennent pas (y compris à l'ONU)", a asséné le milliardaire républicain.

Avec AFP

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