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Coronavirus

L'Afrique du Sud planche pour vérifier l'efficacité du vaccin AstraZeneca

Prélèvement de sang sur un patient en essai clinique pour le vaccin test AstraZeneca dans un établissement hospitalier en dehors de Johannesburg, Afrique du Sud, le 30 novembre 2020.

Contrainte à suspendre le lancement de son programme de vaccination contre le Covid-19, l'Afrique du Sud planche désormais sur des essais, auprès de plusieurs milliers de personnes, du vaccin d'AstraZeneca dont l'efficacité est mise en doute notamment contre le variant local du virus.

Les premiers vaccins devaient être injectés dès cette semaine dans le pays africain le plus affecté par la pandémie. Mais le gouvernement a été forcé dimanche à annoncer une pause, après la publication d'une étude révélant une efficacité "limitée" contre le variant sud-africain, réputé plus contagieux et largement responsable de la seconde vague dans le pays.

A la traîne dans la course mondiale aux vaccins, la première puissance industrielle d'Afrique a reçu la semaine dernière un million de doses fabriquées en Inde et doit en recevoir 500.000 de plus courant février. Il s'agit, pour la totalité, du vaccin britannique AstraZeneca/Oxford.

Ces vaccins pourraient bien être administrés mais de manière échelonnée et sur une population restreinte de quelque 100.000 personnes dans un premier temps, pour en étudier les effets et notamment vérifier s'il protège contre les formes graves de la maladie, a expliqué lundi à l'AFP l'épidémiologiste et coprésident du comité scientifique au ministère de la Santé, le Pr. Salim Abdool Karim.

Appelant à la prudence, il a précisé que ces essais pourront prendre "plusieurs semaines". Ensuite, "nous pourrons évaluer s'il faut continuer avec les 1,5 million de doses (AstraZeneca) dont nous disposons ou s'il faut arrêter".

L'étude dévoilée dimanche, réalisée sur 2.000 personnes par l'université du Witwatersrand à Johannesburg, affirme que le vaccin britannique offre une "protection limitée contre les formes modérées de la maladie dues au variant sud-africain, chez les jeunes adultes".

"Portefeuille"

Selon ces résultats, toutefois pas encore examinés par des pairs, il serait efficace à seulement 22%. Aucun résultat n'est encore disponible sur son efficacité contre les formes graves.

Les recommandations du comité scientifique seront examinées par le gouvernement lors d'une série de réunions cette semaine.

En attendant, le ministre sud-africain a assuré que d'autres vaccins des laboratoires Johnson & Johnson et Pfizer seront livrés dans les prochaines semaines.

Des discussions avec d'autres laboratoires sont également en cours, notamment avec Moderna, des laboratoires chinois ainsi qu'avec le fabricant du vaccin russe Spoutnik V.

"Nous allons utiliser un portefeuille diversifié de vaccins", a expliqué M. Karim.

Selon le principal parti d'opposition, ce revers met en évidence le manque d'anticipation du gouvernement. "Nous aurions dû prendre en compte la possibilité d'un changement de l'efficacité ou des retards dans la stratégie de déploiement et nous assurer que nous étions préparés à cela", a déclaré l'Alliance Démocratique (DA) lundi dans un communiqué.

"Un problème ?"

L'organisation mondiale de la Santé (OMS) doit publier cette semaine des recommandations sur les personnes à qui ce vaccin devrait ou ne devrait pas être administré.

"Nous pensons que notre vaccin protégera quand même contre les formes graves de la maladie", a affirmé AstraZeneca après la publication de l'étude de l'université du Witwatersrand.

Selon la vaccinologue sud-africaine Clare Cutland, interrogée par l'AFP, l'échantillon utilisé dans l'étude est trop limité pour évaluer l'efficacité d'AstraZeneca contre les formes graves de la maladie.

"Voulons-nous qu'il prévienne les maladies légères et modérées, ou (...) réduire et prévenir les maladies graves?" a-t-elle interrogé.

L'Afrique du Sud n'atteindra peut-être pas l'immunité collective pour protéger des formes légères de la maladie, mais "ce n'est peut-être pas un problème énorme", explique-t-elle.

À ce jour, l'Afrique du Sud a comptabilisé près de 1,5 million de cas de coronavirus et plus de 46.200 décès. Le taux de mortalité est toutefois resté relativement faible, avec 92% de guérisons.

Les chercheurs d'AstraZeneca espèrent mettre au point une nouvelle version du vaccin, incluant la séquence du variant sud-africain, d'ici l'automne.

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Covid-19: le Canada annonce la fin des mesures sanitaires aux frontières

Les voyageurs n'auront donc plus d'obligation de dépistage, de quarantaine ou d'isolement.

Le gouvernement canadien a annoncé lundi mettre un terme samedi à toutes les restrictions sanitaires aux frontières visant à lutter contre la propagation du Covid-19 et notamment la fin de la vaccination obligatoire à l'entrée au Canada.

"Nous jugeons que nous sommes maintenant en mesure de modifier notre approche aux frontières internationales", a déclaré Dominic LeBlanc, le ministre des Affaires intergouvernementales, indiquant que "la situation sanitaire s'est grandement améliorée".

Les voyageurs n'auront donc plus d'obligation de dépistage, de quarantaine ou d'isolement.

Les personnes de plus de 12 ans devaient jusqu'ici être vaccinés pour entrer au Canada ou bien se soumettre à un test de dépistage avant l'entrée, à l'arrivée et se placer en quarantaine pendant 14 jours.

Des tests aléatoires étaient également toujours en place pour les personnes vaccinées. Par ailleurs, le Canada imposait le port du masque dans les avions et les trains.

Selon le gouvernement canadien, la transmission du virus se fait essentiellement à l'intérieur du pays. Toutefois, le port du masque reste recommandé pour éviter la propagation du virus.

"Les importations de cas de Covid et de ses variants n'influencent plus significativement l'évolution de la pandémie au pays", a justifié le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos.

"L'accent doit être sur la vaccination à jour (...) c'est là qu'il faut investir", a précisé M. Duclos en ajoutant que le Covid-19 "est toujours là".

Environ 90% de la population des 12 ans et plus ont reçu deux doses de vaccin, et la moitié ont en outre reçu un rappel, selon les chiffres du gouvernement.

Afrique du Sud : deux décès après une vaccination anti-Covid

Vaccination contre le coronavirus à l'hôpital universitaire Chris Hani Baragwanath de Johannesburg, en Afrique du Sud, le 26 mars 2021.

Le régulateur sud-africain des médicaments a signalé deux cas mortels du syndrome de Guillain-Barré (SGB), une rare atteinte neurologique, chez des personnes qui avaient reçu le vaccin anti-Covid du laboratoire américain Johnson & Johnson (J&J).

L'autorité de Santé (SAHPRA) avait signalé un premier décès le 4 août.

"La SAHPRA a été informée d'un second cas mortel du syndrome de Guillain-Barré après une vaccination avec le vaccin contre le Covid-19 de Janssen", a-t-elle déclaré lundi dans un communiqué.

Contacté par l'AFP, J&J a souligné mardi dans une réponse écrite que "de très rares cas du trouble neurologique, le syndrome de Guillain-Barré, ont été signalés après une vaccination avec le vaccin Janssen contre le Covid-19, la plupart survenant au cours des 42 premiers jours suivant la vaccination".

"Le SGB est un effet indésirable très rare mais grave qui est associé à l'administration de divers vaccins et autres médicaments et qui peut également être déclenché par des infections telles que le SRAS-CoV-2", a ajouté le laboratoire, sans faire directement référence aux cas sud-africains.

La SAHPRA n'a pas donné plus de détails sur les patients décédés, invoquant "le secret médical".

Elle avait toutefois signalé dans son communiqué que "les effets signalés chez la personne vaccinée correspondaient à la définition de cas de SGB et aucune autre cause probable de SGB n'a été identifiée".

Le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu'à atteindre les muscles de la respiration puis les nerfs de la tête et du cou.

L'Afrique du Sud, officiellement le pays africain le plus touché par la pandémie, a enregistré plus de quatre millions de cas de coronavirus et 102.129 morts.

Sur la population de 60 millions, 20,3 millions de Sud-Africains ont été vaccinés. Plus de 9,2 millions ont reçu le vaccin de J&J et 12,5 millions celui du laboratoire Pfizer, selon les chiffres officiels.

Anthony Fauci, le “Monsieur Covid” de Washington, annonce sa retraite

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Le confinement a conduit à un boom du marché immobilier américain

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Aux États-Unis, les experts affirment que les tendances post-pandémiques continuent d’être le moteur du marché immobilier. Les prix des maisons ont augmenté de près de 30% par rapport à ceux d’il y a deux ans, selon Zillow, un géant immobilier spécialiste du domaine.

Joe Biden a contracté le coronavirus

Le président Joe Biden fait une déclaration aux journalistes à l'hôtel Waldorf Astoria Jeddah Qasr Al Sharq, le 15 juillet 2022, à Jeddah, en Arabie saoudite.

Âgé de 79 ans, Joe Bien est vacciné et a il déjà reçu deux doses de rappel. Il sera isolé mais "continuera à assumer la totalité de ses fonctions", précise la Maison Blanche.

Joe Biden, 79 ans et président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis, a été testé positif au Covid-19 jeudi mais ne présente que des "symptômes très légers", selon un communiqué de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Le démocrate, qui jusqu'ici n'avait jamais été testé positif, a "commencé à prendre du Paxlovid", la pilule anti-Covid de Pfizer, et va s'isoler à la Maison Blanche jusqu'à ce qu'il soit à nouveau négatif, a-t-elle indiqué.

Le président, pleinement vacciné et qui a reçu deux doses de rappel, "continuera à assumer la totalité de ses fonctions" pendant ce temps, selon le communiqué.

"Il a été en contact avec des membres de l'équipe de la Maison Blanche par téléphone ce matin, et il participera aux réunions prévues ce matin à la Maison Blanche par téléphone et par Zoom" depuis ses appartements privés, a précisé Karine Jean-Pierre.

"Robuste"

"Par souci de grande transparence", la Maison Blanche a promis de communiquer "chaque jour" sur l'état de santé de Joe Biden, qu'un examen médical en novembre dernier avait trouvé "robuste" et "apte" à exercer ses fonctions.

Le dernier test négatif du chef d'Etat américain, qui a effectué la semaine dernière une tournée en Israël et en Arabie saoudite, remontait à mardi, a précisé Karine Jean-Pierre.

Le président, qui veut faire campagne avant des élections législatives en novembre, avait initialement prévu un déplacement en Pennsylvanie jeudi et un autre en Floride lundi prochain.

Les Etats-Unis enregistrent actuellement environ 130.000 nouveaux cas de Covid-19 par jour, un chiffre par ailleurs sous-estimé selon les experts, et le nombre d'hospitalisations est également en hausse. Le très contagieux sous-variant BA.5 d'Omicron est dominant dans le pays, où il représente environ 80% des cas.

Paxlovid

Le paxlovid, que prend donc Joe Biden, est un traitement antiviral qui agit en diminuant la capacité du virus à se répliquer, freinant ainsi la progression de la maladie. Il doit être pris dans les premiers jours après l'apparition des symptômes pour être efficace.

Il est recommandé aux Etats-Unis pour les personnes à risque de développer un cas grave de la maladie, une catégorie dans laquelle entre le président américain en raison de son âge.

Le prédécesseur de Joe Biden, le républicain Donald Trump, avait annoncé le 2 octobre 2020 sur Twitter avoir été testé positif au Covid-19.

Il avait été évacué par hélicoptère de la Maison Blanche vers l'hôpital militaire de Walter Reed, et y avait été soigné pendant trois nuits.

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