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L’église catholique dénonce des manquements flagrants lors de la présidentielle au Cameroun


Des évêques à l'ouverture des assises de la conférence épiscopale nationale du Cameroun, à Yaoundé, Cameroun, 23 avril 2017. (VOA/ Jules Ntap)

Les évêques dénoncent dans un rapport des manquements flagrants lors de la présidentielle du 7 octobre dernier.

Par voie de communiqué signé de Mgr Samuel Kleda, président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, l’église dévoile ses conclusions de l’observation de l’élection présidentielle à travers la commission épiscopale justice et paix.

Cette commission a déployé 242 observateurs sur 56 des 58 départements du Cameroun.

Au nombre de ces fraudes, le rapport des catholiques citent "la tentative de corruption d’un des observateurs de la commission justice et paix dans un bureau de vote à Maroua dans l’Extrême-nord, l’interdiction d’accès des observateurs indépendants à certains bureaux de vote, l’installation des bureaux de vote dans certaines chefferies traditionnelles au mépris de la loi, le vote attribué aux personnes absentes le jour de l’élection, la non mise à disposition des cartes d’électeurs à certains potentiels votants, la présence des doublons sur certaines listes électorales".

Il s’agit là "des manquements flagrants aux dispositions du code électoral", écrit Samuel Kleda, président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun.

Les évêques regrettent aussi le fait que les électeurs des deux régions anglophones, en crise depuis octobre 2016, n’aient pas pu participer au vote en raison d’un climat sécuritaire tendu.

Enfin, les évêques catholiques, qui avaient déjà donné des directives de vote à leurs fidèles le 24 août dernier, appellent la cour constitutionnelle qui va publier les résultats au plus tard le 22 octobre prochain, au sens élevé de ses responsabilités afin de traduire et de respecter le choix du peuple tel que librement exprimé dans les urnes.

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