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Justice

Kenya : l'ex-président Daniel arap Moi condamné pour accaparement de terre

L'ancien chef de l'État kényan Daniel arap Moi.

L'ancien chef de l'État kényan Daniel arap Moi, au pouvoir de 1978 à 2002, a été reconnu coupable vendredi d'accaparement illégal de terres en 1983 et condamné à payer d'importants dommages et intérêts.

Ce jugement fait suite à la plainte déposée par la famille de Noah Kipngeny Chelugui qui accusait l'ancien autocrate kényan, aujourd'hui âgé de 94 ans, d'avoir fait main basse sur 53 hectares de ses terres en 1983, puis de les avoir revendus en 2007 à une société kényane, Rai Plywood Ltd.

"Ce tribunal juge que les plaignants ont été illégalement dépossédés des terres en question", a déclaré le magistrat Antony Ombwayo.

"Il n'y a pas l'ombre d'un élément matériel expliquant pourquoi l'ancien président a été enregistré comme propriétaire de la terre en question, qui faisait partie (de la propriété) de Noah Kipngeny Chelugui", a poursuivi le magistrat dans son jugement.

Le juge a condamné M. Moi et la société Rai Plywood à payer solidairement des dommages et intérêts d'un montant d'un milliard de shillings, soit environ 9,75 millions de dollars (8,7 millions d'euros), à la veuve de Noah Kipngeny Chelugui et à leur fils.

Le magistrat n'a toutefois pas précisé combien l'ex-chef de l'État et la société devaient respectivement payer.

Daniel arap Moi a dirigé le pays d'une main de fer pendant un long règne de 24 ans marqué par une corruption galopante, la torture de ses opposants et de nombreuses détentions arbitraires.

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Poursuites demandées en Ituri contre les manifestants qui ont exhibé la tête d'une femme décapitée

Areti, 37 ans, du village de Joo (Mahagoi) dans la province de l'Ituri en RDC, s’est réfugiée, avec sa famille, en Ouganda, 12 avril 2018. (Twitter/MSF).

Des poursuites ont été demandées vendredi contre les manifestants qui ont exhibé la tête d'une jeune femme décapitée pour protester contre les tueries de civils en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

La police a dénoncé "la jeunesse iturienne (...) qui se permet de se promener avec les parties d'un cadavre humain", ainsi que les internautes qui publient "les images de cadavres humains sur les réseaux sociaux".

Ces jeunes ont manifesté mercredi après la découverte des corps de cinq civils près de Bunia, le chef-lieu provincial. Trois nouveaux corps ont été retrouvés jeudi.

Ils ont été dispersés par la police, qui a parlé de cinq personnes interpellées.

La photo du manifestant avec la tête d'une victime à la main a été relayée par plusieurs compte congolais sur Twitter.

"Jean Bamanisa (le gouverneur de l'Ituri, NDLR) a raison : ceux qui ont paradé avec la tête décapitée d'une victime des tueries qui se poursuivent en Ituri doivent être poursuivis. C'est contraire à la dignité humaine et c'est aussi terrifiant que le crime lui-même", selon le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha). "En même temps, il faut arrêter ces massacres", ajoute Lucha sur Twitter.

Des dizaines de civils ont été massacrés en Ituri depuis le 10 juin et des dizaines de milliers ont pris la fuite.

Début juillet en Ituri, le président Félix Tshisekedi a annoncé que des opérations militaires d'"envergure" avaient pu "amoindrir" les miliciens locaux accusés d'être à l'origine des massacres.

L'armée a affirmé avoir tué 19 miliciens entre mercredi et vendredi dans leur fief de la forêt de Wago. Quatre militaires sont morts pendant les combats, selon l'armée.

Ces tueries ravivent les douloureux souvenirs du conflit entre deux communautés de l'Ituri, les Lendu et les Hema, qui avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003.

Les autorités et les deux communautés évitent de parler d'une reprise du conflit, s'interrogeant sur une "main noire" derrière les tueries dans cette province frontalière de l'Ouganda riche en or et pétrole.

Les Hema s'estiment les principales victimes des tueries avec une autre communauté, les Alur, qui étaient visés, d'après des témoins, par ces derniers massacres avec décapitation.

Un juge américain ordonne le maintien en détention du financier Jeffrey Epstein

Le juge Richard Berman s' adresse au jury à l'issue des délibérations de la journée sur le procès pour corruption du cadre de Halkbank Mehmet Hakan Atilla, le 22 décembre 2017.

Un juge fédéral américain a rejeté jeudi la demande de remise en liberté de Jeffrey Epstein et ordonné le maintien en détention du financier accusé d'agressions sexuelles sur des mineures.

A l'audience, le juge Richard Berman a estimé que le procureur avait "établi le danger (que présente l'accusé) pour les autres et la société", ainsi que le risque de fuite.

Il a débouté de sa demande de remise en liberté sous caution la défense de Jeffrey Epstein, qui était prête à verser plus de 100 millions de dollars.

Les avocats du financier proposaient une assignation à résidence à Manhattan, un bracelet électronique et l'installation de caméras pour suivre les allées et venues.

"Je doute qu'aucune formule puisse neutraliser le danger (que présente Jeffrey Epstein) pour la société", a expliqué le juge, qui a fixé la prochaine audience au 31 juillet.

Il a ajouté que le fait que l'accusé possède un jet privé, ainsi que la découverte de 70.000 dollars en espèces, un faux passeport autrichien et des diamants, confirmaient le risque de fuite.

Jeffrey Epstein a été inculpé le 8 juillet d'exploitation sexuelle de mineures et d'association de malfaiteurs en vue d'exploiter sexuellement des mineures, deux chefs d'accusation passibles au total de 45 années d'emprisonnement.

Selon l'acte d'accusation, il aurait fait venir des mineures certaines âgées de 14 ans seulement dans ses résidences de Manhattan et de Palm Beach (Floride), entre 2002 et 2005 au moins, "pour se livrer à des actes sexuels avec lui, après quoi il leur donnait des centaines de dollars en liquide".

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