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Elections kényanes : l'Union Européenne met en garde contre de possibles violences

Le président sortant Uhuru Kenyatta, candidat à sa propre succession le 29 mai 2017. (AP/Sayyid Abdul Azim)

L'Union européenne a mis en garde lundi contre de possibles violences lors des élections générales kényanes du 8 août et annoncé le déploiement d'un premier groupe d'observateurs de ce scrutin qui opposera notamment le président sortant Uhuru Kenyatta au leader de l'opposition Raila Odinga.

Les citoyens de la première économie d'Afrique de l'Est sont appelés aux urnes notamment pour choisir leur président, leurs députés et gouverneurs, dix ans après les pires violences électorales de l'histoire du pays (plus de 1.100 morts), alimentées par des doutes substantiels sur la sincérité du résultat de la présidentielle.

"Ce n'est pas un secret, (il y a des gens, ndlr) qui redoutent de possibles violences", a déclaré Marietje Schaake, députée européenne à la tête de la mission d'observation de l'UE. "C'est évident que cela créerait une situation dans laquelle tout le monde est perdant", a-t-elle ajouté.

"Il est de la responsabilité de tout un chacun de garantir à tous le droit de voter en son âme et conscience, et de pouvoir le faire en sécurité", a poursuivi Mme Schaake lors d'une conférence de presse à Nairobi.

La Néerlandaise Marietje Schaake a par ailleurs annoncé lundi qu'un premier groupe d'une trentaine d'observateurs de l'UE ont été envoyés à différents endroits du Kenya. D'autres observateurs doivent être déployés à mesure que les élections approchent, pour en porter le nombre à environ 100.

Selon l'UE, cette mission d'observation est "une des plus importantes" jamais envoyées par l'Union européenne dans le monde.

L'élection présidentielle opposera le président sortant Uhuru Kenyatta au chef de file de l'opposition Raila Odinga, déjà trois fois candidat malheureux (1997, 2007 et 2013). Battu dès le premier tour en 2013, M. Odinga avait dénoncé des irrégularités avant d'accepter la validation des résultats par la Cour Suprême.

La société civile kényane avait également dénoncé certaines irrégularités, dont des taux de participation supérieurs à 100% dans certains bureaux de vote.

Ces derniers jours, l'opposition a affirmé, sans en apporter la preuve, que le parti au pouvoir a ourdi un plan en vue de truquer les élections 2017, à savoir de "faux bureaux de vote" dans lesquels les urnes seraient artificiellement remplies de bulletins favorables à ses candidats.

Avec AFP

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Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
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Retour en classe jeudi

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L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

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