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Deux suspects juifs arrêtés après la découverte de graffitis antichrétiens dans Jérusalem

Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Deux adolescents juifs soupçonnés d'avoir inscrit des graffitis antichrétiens en hébreu sur un mur de l'abbaye de la Dormition à Jérusalem ont été arrêtés, a annoncé une porte-parole de la police israélienne.

Les graffitis avaient été découverts dimanche, alors que les exactions contre des lieux de culte chrétiens se sont multipliées ces derniers mois.

Les suspects, âgés de 15 et 16 ans, ont été interrogés et devaient comparaître mercredi devant un tribunal de Jérusalem en vue de prolonger leur détention, a précisé la police.

Depuis des années, des activistes d'extrême droite ou des colons israéliens se livrent en Israël et dans les Territoires palestiniens, sous l'appellation du "Prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des Arabes israéliens, des lieux de culte musulmans et chrétiens.

Un porte-parole des Eglises catholiques en Terre sainte, Wadi Abounassar, avait précisé dimanche à l'AFP que parmi les graffitis on pouvait lire: "Que le nom de Jésus soit effacé", "Mort aux incroyants chrétiens, ennemis d'Israël", "Les chrétiens en enfer" ou encore "Il faut massacrer les païens". Sur un dessin figurait un sabre ensanglanté assorti de la mention : "La vengeance du peuple d'Israël viendra".

"Cette fois-ci il s'agit de véritables appels au meurtre de chrétiens", a affirmé M. Abounassar.

Il faisait allusion au fait que l'abbaye de la Dormition, qui se trouve à Jérusalem-est annexée par Israël, avait déjà été visée par des exactions. En mai 2014, du mobilier et des croix en bois avaient été brûlés par un incendie criminel.

L'abbaye de la Dormition se dresse sur les lieux où, selon la tradition chrétienne, Marie, la mère de Jésus, serait entrée dans le sommeil éternel. Elle est voisine du Cénacle, où aurait eu lieu le dernier repas de Jésus avec les apôtres.

Avec AFP

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Les pays membres de l'OIT ratifient une convention sur le travail des enfants

Un membre du personnel de l'OIT debout à côté d'un panneau montrant le logo de l'OIT, avant l'ouverture de la 95e Assemblée de l'Organisation internationale du travail (OIT) au siège européen des Nations Unies à Genève , Suisse, mercredi 30 mai 2007. (KEYSTONE / Salvatore Di Nolf

Vingt-et-un ans après son élaboration, une convention visant à éradiquer les pires formes de travail des enfants a été adoptée par l'ensemble des 187 États membres de l'Organisation internationale du travail, avec la ratification mardi de Tonga.

"Pour la première fois dans l'histoire de l'OIT, une convention internationale du travail a été ratifiée par tous les États membres, la convention 182 sur les pires formes de travail des enfants, après sa ratification par le royaume de Tonga", un État polynésien (Pacifique Sud), a annoncé Guy Ryder, le directeur général de l'OIT lors d'une conférence de presse en ligne.

Pour Guy Ryder, cela "reflète un engagement mondial selon lequel les pires formes de travail des enfants, telles que l'esclavage, l'exploitation sexuelle, l'utilisation des enfants dans les conflits armés ou d'autres travaux dangereux ou illicites qui compromettent la santé, la moralité et le bien-être psychologique des enfants, n'ont pas leur place dans notre société".

Si théoriquement, désormais "tous les enfants du monde entier bénéficient d'une protection juridique essentielle contre les pires formes de travail des enfants", le directeur général de l'OIT a reconnu qu'il restait "d'énormes défis" à surmonter.

Selon une étude conjointe de l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et de l'OIT, institution spécialisée de l'ONU, le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 94 millions depuis 2000.

Cependant, 152 millions d'enfants restaient contraints au labeur, dont 73 millions accomplissaient des travaux dangereux, selon les dernières estimations de l'OIT portant sur la période 2012-2016.

Et les progrès dans la réduction de ce nombre "ralentissent" aujourd'hui, voire pourraient être anéantis par la pandémie de Covid-19.

La crise découlant de la pandémie risque de conduire pour la première fois en vingt ans à une hausse globale du travail des enfants, avec des millions supplémentaires forcés de travailler quand leurs familles plongent dans la pauvreté, a déjà averti l'ONU.

Soixante-dix pour cent de l’ensemble du travail des enfants concernent l’agriculture et sont essentiellement liés à la pauvreté et aux difficultés de leurs parents à trouver un travail décent.

Selon le texte de la convention, "tout pays qui (la) ratifie doit prendre des mesures immédiates et efficaces pour assurer l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail des enfants et ce, de toute urgence".

Parmi ces pires formes, sont compris notamment, l'esclavage, la servitude pour dettes, le travail forcé ou obligatoire, y compris en vue de leur utilisation dans des conflits armés, toute activité illicite (prostitution, pornographie, production et trafic de stupéfiants) ou nuisible à la santé, la sécurité ou la moralité de l'enfant.

"Lorsqu'un pays s'engage légalement à agir d'une certaine manière, cela nous donne un véritable levier pour progresser", a estimé M. Ryder.

"Cela fait une différence mais ce n'est pas une solution miracle", a-t-il reconnu.

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