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L'ONU dénonce des pertes civiles "effarantes" en Irak

Des secouristes recherchent des victimes sur le site d'un attentat à la bombe dans le quartier central de Bab al-Muadham à Bagdad, en Irak, le lundi 4 Juin 2012. (AP Photo / Hadi Mizban)

Dans un rapport, l’ONU déplore des "des pertes civiles effarantes" avec près de 19.000 civils tués en près de deux ans.

Les Nations unies dénoncent l'impact « grave et étendu » du conflit en Irak sur les civils, avec 18.802 civils tués et 36.245 blessés entre le 1er janvier 2014 et le 31 octobre 2015. Par ailleurs, 3,2 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays depuis janvier 2014, dont plus d'un million d'enfants.

Les chiffres réels pourraient être beaucoup plus élevés que ceux documentés, préviennent l'ONU et le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein. Ce dernier a réclamé une action urgente pour mettre fin à l'impunité dont jouissent la grande majorité des auteurs de violence.

Les souffrances endurées par les civils en Irak sont « terribles », souligne le rapport préparé par la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Irak (MANUI) et le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme. Ceux-ci estiment que le groupe Etat islamique (EI) « continue à perpétrer des violences et des abus du droit international des droits de l'Homme ou du droit international humanitaire de manière systématique et à grande échelle ».

« Ces actes pourraient, dans certains cas, constituer des crimes de guerre, contre l'humanité et potentiellement de génocide », ajoute le rapport. De plus, l'EI continue à soumettre les femmes et les enfants à des violences sexuelles, en particulier sous la forme d'esclavage sexuel.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l'Irak, Ján Kubis, a déclaré qu' «en dépit des pertes régulières subies face aux forces pro-gouvernementales, le fléau que constitue l'EI continue à tuer, mutiler et déplacer des milliers de civils irakiens et à causer des souffrances indicibles. Je réitère avec force mon appel à toutes les parties au conflit pour qu'elles s'assurent que les civils soient protégés des violences. »

« Même le bilan indécent de victimes ne parvient pas à refléter avec exactitude l'immensité des souffrances endurées par les civils en Irak. Ces chiffres établissent le nombre de personnes directement tuées ou mutilées par les violences mais un nombre incalculable d'autres personnes sont mortes par manque d'accès à de la nourriture, à l'eau ou à des soins de santé élémentaires », a déclaré le Haut-Commissaire Zeid Ra'ad Al Hussein.

« Ce rapport expose les souffrances durables des civils en Irak et illustre clairement ce à quoi les réfugiés iraquiens tentent d'échapper lorsqu'ils fuient vers l'Europe et d'autres régions. C'est l'horreur à laquelle ils sont confrontés dans leur pays d'origine », a-t-il poursuivi.

Le Haut-Commissaire a aussi appelé le gouvernement prendre les mesures nécessaires pour octroyer aux tribunaux irakiens la compétence de juger les crimes internationaux.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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