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Plus de 70.000 SDF après le séisme meurtrier en Indonésie

Des tentes de fortune ont été érigées pour servir de refuge temporaire aux personnes touchées par un tremblement de terre à Sembalun, sur l'île de Lombok, en Indonésie, le 6 août 2018.

Plus de 70.000 personnes se retrouvent sans domicile et dorment dans des abris de fortune manquant de nourriture, d'eau potable et de médicaments, trois jours après le séisme meurtrier sur l'île indonésienne de Lombok, ont indiqué mercredi les autorités.

Le tremblement de terre de magnitude 6,9 survenu dimanche soir a tué au moins 105 Indonésiens, selon un bilan officiel, provoquant des scènes de panique parmi les habitants et touristes, une semaine après un autre séisme qui avait fait au moins 17 morts sur cette île volcanique prisée par de nombreux touristes pour ses plages et sentiers de randonnées.

En plus des morts, 236 personnes ont été sérieusement blessées par le séisme de dimanche et des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées, ont indiqué les autorités qui ont fait état d'un manque de personnel médical et de produits de base.

"Les efforts pour évacuer des gens se sont intensifiés, mais il y a encore beaucoup de problèmes sur le terrain", a déclaré mercredi un porte-parole de l'Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nurgroho.

Les équipes de secours continuaient de déblayer des débris de bâtiments effondrés à l'aide d'excavateurs, faisant craindre une hausse du bilan des victimes.

La province des Petites îles de la Sonde occidentale (West Nusa Tenggara), où se trouve Lombok, manque cruellement de nourriture, de médicaments et de personnel médical, a indiqué le gouverneur, Muhammad Zainul Majdi.

"Nos ressources humaines sont limitées. Il faut des auxiliaires médicaux dans les abris de fortune et d'autres doivent être mobiles", a-t-il déclaré à l'AFP.

Dans certaines parties de l'île d'une superficie de quelque 4.700 mètres carrés, des villages ont été presque entièrement détruits et des habitants dorment à la belle étoile, loin de leurs maisons par craintes de dégâts possibles en raison des répliques consécutives au séisme.

"Certains villages que nous avons visités sont détruits à presque 100%, toutes les maisons se sont effondrées, les routes sont fissurées et les ponts se sont écroulés", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Croix rouge indonésienne, Arifin Muhammad Hadi.

>> Lire aussi : Au moins 98 morts, plus de 2.000 touristes évacués dans un séisme en Indonésie

Des abris de fortune ont été aménagés à côté de routes ou dans des rizières, de nombreux agriculteurs refusant d'abandonner leur cheptel.

"C'est une situation typique de victimes de tremblement de terre en Indonésie. Ils veulent rester près de leur source de revenus car ils ne peuvent pas venir dans des abris de fortune avec leur cheptel", a expliqué M. Hadi.

Par ailleurs, l'évacuation de touristes pour l'essentiel étrangers qui étaient sur les trois petites îles de Gili, sur la côte nord-ouest de Lombok, touchées par le séisme, est terminée, ont indiqué les autorités.

Avec AFP

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L'Australie sur le pied de guerre pour faire face aux incendies

La ville de Sydney est enveloppée par une fumée provenant d'incendies dans le nord de la ville, en Australie, le 11 novembre 2019.

Des milliers de pompiers ont été déployés mardi dans l'est de l'Australie pour faire face aux incendies qui devraient s'intensifier en raison d'une combinaison de facteurs: des vents violents, des températures caniculaires et une végétation sèche.

Alors que des dizaines de feux de brousse n'étaient toujours pas maîtrisés, des températures atteignant les 40 degrés, des vents soufflant à 60 km/h sont attendus dans certaines régions de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est).

Les pompiers ont prévenu qu'une vaste région située autour de Sydney était menacée par ces conditions "hors normes".

Depuis vendredi, les incendies sur la côte est de l'Australie ont déjà fait trois morts, détruit plus de 150 habitations et contraint des milliers d'habitants à fuir.

Shane Fitzsimmons, responsable des pompiers de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud (sud-est), a affirmé que dans les conditions actuelles, "si un incendie se déclare et s'établit ... nous ne l'arrêterons pas".

"Nous avons déjà d'importants incendies sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Certains couvrent à eux seuls une superficie de plus de 100.000 hectares, soit un périmètre d'un millier de kilomètres", a-t-il ajouté.

Les vents qui soufflent d'ouest en est et la végétation qui souffre d'une intense sécheresse risquent de propager les feux de brousse en direction des foyers de population vivant sur le littoral.

A titre préventif, environ 600 écoles ont été fermées, ainsi que de nombreux parcs nationaux et, par endroits, les habitants ont été invités à envisager de quitter leurs domiciles.

La police et l'armée apportent un appui logistique aux pompiers qui ont également reçu le soutien aérien de plus de 80 appareils.

"Maintenant, il est temps de réfléchir à partir, partez tôt et allez dans un endroit sûr", a conseillé M. Fitzsimmons.

Le rallye d'Australie, dernière manche du championnat du monde des rallyes de la FIA, qui devait débuter jeudi en Nouvelle-Galles du Sud, a été annulé mardi par les organisateurs.

"Il n'est pas opportun d'organiser le rallye", a déclaré dans un communiqué Andrew Papadopoulos, le président de cet événement, invoquant notamment des raisons de sécurité.

- "Les feux sont partout" -

Dans la petite ville de Taree, au nord de Sydney, des dizaines de personnes ont trouvé refuge dans un parc d'exposition.

Caroline Watson, 59 ans, est arrivée lundi soir avec son époux et leur chien.

"Les feux sont absolument partout ", a-t-elle dit à l'AFP. "Ils ne nous ont pas demandé de partir, mais on s'est dit que ça viendrait."

Dans les Blue Mountains, à l'ouest de Sydney, Alan Gardiner, un pompier de Winmalee, a indiqué que les habitants étaient "terrifiés et à bout de forces".

La ville porte encore les stigmates de l'incendie de 2013 qui avait détruit 200 habitations et la population est parfaitement consciente du fait, qu'en raison du peu d'axes routiers dans cette zone montagneuse, ils doivent envisager de partir avant qu'il ne soit trop tard.

Mais M. Gardiner veut encore croire que "la journée sera très calme. (...) S'il y a un incendie, ce sera catastrophique".

Les autorités ne pensent pas que la ville de Sydney, qui compte plus de quatre millions d'habitants, soit menacée mais elles ont lancé une alerte sanitaire en raison de l'épais nuage de fumée toxique qui recouvre la ville.

La présence de ces nuages de fumée, liés aux incendies de la semaine dernière, a été signalée jusqu'en Nouvelle-Calédonie, à près de 1.500 kilomètres de l'autre côté de la mer.

Sue Johnson, qui vit dans le nord de Sydney, a participé à l'évacuation de chevaux qui se trouvaient dans des zones menacées aux environs de Sydney.

"J'ai emmené deux chevaux au milieu de la nuit", a-t-elle expliqué, avant de préciser qu'elle a coupé la végétation autour de sa maison.

"J'espère que rien de tout cela ne sera nécessaire, a-t-elle souligné, mais les habitants ont "peur, très peur".

De tels incendies se produisent chaque année sur l'immense île-continent pendant le printemps et l'été en Australie. Cette année, elle a été particulièrement précoce et violente. Elle pourrait être l'une des pires qu'ait connue l'Australie.

En Nouvelle-Galles du Sud, un million d'hectares ont déjà brûlé, soit déjà trois fois plus que l'an dernier.

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