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Découverte macabre dans une église en Indonésie

Des maisons endommagées à Palu, dans l'État de Sulawesi, en Indonésie, le 1er octobre 2018.

Les dépouilles de dizaines de jeunes ont été extraits des décombres d'une église dévastée par un glissement de terrain sur l'île indonésienne des Célèbes tandis que se renforçaient les efforts internationaux pour aider près de 200.000 victimes d'un violent séisme suivi d'un tsunami.

Cette découverte ne fait qu'aggraver le bilan déjà meurtrier de la catastrophe qui a frappé vendredi la localité de Palu, où vivent 350.000 habitants sur la côte occidentale des Célèbes.

D'après le dernier bilan, 844 personnes ont péri mais les autorités estiment que ce bilan devrait s'alourdir à mesure que les secours parviennent à établir le contact avec les villages isolés.

Les survivants doivent affronter la faim et la soif. Vivres et eau potable sont rares. Les hôpitaux sont submergés par le nombre de blessés.

Les secours manquent d'équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et de l'ampleur même des dégâts.

Nouvelle illustration de la vulnérabilité tectonique de l'Indonésie, le pays a de nouveau subi mardi une série de secousses, qui se sont produites toutefois à des centaines de kilomètres de Palu.

L'armée indonésienne dirige les secours mais à la suite d'un appel du président, des ONG internationales ont également dépêché des équipes sur le terrain.

Difficile d'accès

La Croix-Rouge a annoncé mardi avoir fait une découverte macabre dans une église du centre des Célèbes balayée par une coulée de boue.

"Trente-quatre corps au total ont été retrouvés", a déclaré à l'AFP Aulia Arriani, une porte-parole. Initialement, 86 jeunes qui participaient à un camp d'étude de la Bible dans le Centre de formation de l'Eglise de Jonooge avaient été portés disparus. L'âge exact des victimes n'a pas été précisé dans l'immédiat.

Le district montagneux de Siri Biromaru, au sud-est de Palu, est difficile d'accès et les secouristes sont confrontés à une marche exténuante pour récupérer les victimes.

"Le problème le plus important, c'est de marcher dans la boue pendant une heure et demie tout en portant les corps", a-t-elle dit.

L'Indonésie est le pays musulman le plus peuplé du monde mais compte des minorités religieuses, y compris chrétiennes.

Le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (UNOCHA) a estimé lundi à 191.000 le nombre de personnes ayant besoin d'une aide humanitaire d'urgence, dont 46.000 enfants et 14.000 personnes âgées. Nombre d'entre elles vivent dans des régions qui ne sont pour l'heure pas au centre des efforts gouvernementaux pour aider les sinistrés.

Les morts pris au piège dans les décombres des bâtiments dévastés par le séisme de magnitude 7,5, sont également un motif d'inquiétude pour les autorités.

Risque de maladie

Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

A Poboya, dans les collines surplombant Palu, les volontaires ont commencé à enterrer les victimes dans une vaste fosse commune, d'une capacité pouvant aller jusqu'à 1.300 corps.

Les camions transportant les dépouilles enveloppés dans des sacs orange, jaunes et noirs font la navette jusqu'au site. Les corps sont déposés jusqu'à la fosse et ensevelis par des pelleteuses.

A Balaroa, un quartier périphérique de Palu qui abritait un complexe résidentiel, les dégâts sont énormes. La zone est rasée, parsemée d'arbres arrachés, de morceaux de béton, de tôles ondulées tordues, de cadres de portes arrachés et de meubles en miettes.

Des habitants hagards parcourent les ruines, ne sachant pas où ni comment commencer à creuser. Parmi eux, trois hommes à la recherche de leur petit frère.

Les équipes mènent une course contre la montre pour sortir des survivants. Dans le seul hôtel Roa Roa, les secouristes estiment que 50 à 60 personnes pourraient avoir été ensevelies. Pour l'instant deux personnes ont été sauvées sur ce site, selon une source officielle.

Des survivants affamés ont pillé les magasins pour se procurer des produits de première nécessité, nourriture, eau et essence, sous le regard de policiers impuissants ou ne souhaitant pas intervenir.

"Je l'ai perdue"

"Le gouvernement, le président sont venus, mais ce dont nous avons réellement besoin, c'est d'eau et de nourriture", déclare à l'AFP Burhanuddin Aid Masse, 48 ans.

Bon nombre d'habitants ont passé les derniers jours à rechercher désespérément leurs proches disparus.

Ali était avec sa femme sur la plage quand le tsunami a déferlé vendredi. Il ne sait pas où elle est, ni si elle a survécu.

"Quand la vague est arrivée, je l'ai perdue", raconte-t-il. "J'ai été porté sur une cinquantaine de mètres. Je n'ai rien pu retenir".

D'autres font la tournée des morgues en plein air, où les morts sont allongés en plein soleil.

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) a expliqué qu'il s'efforçait de réunir les familles séparées et fournissait une "aide médico-légale" pour aider à l'identification des victimes.

L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique.

Le séisme qui a touché les Célèbes est plus puissant que la série de tremblements de terre qu'a connus l'Indonésie en août et qui avaient fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l'île de Lombok, voisine de Bali.

Avec AFP

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Confrontations violentes entre policiers et manifestants en France

Des voitures brûlent à Paris lors d'une manifestation contre un projet de loi qui, selon les groupes de défense des droits, porterait atteinte à la liberté des journalistes en France, le 28 novembre 2020.

Des centaines de manifestants vêtus de noir ont affronté la police à la fin d'une manifestation contre les violences policières à Paris, samedi.

Des manifestants masqués ont lancé des feux d'artifice sur les lignes de police, érigé des barricades et jeté des pierres.

La majorité des milliers de manifestants ont défilé pacifiquement, mais de petits groupes de manifestants masqués, habillés de noir, ont brisé des vitrines de magasins et mis le feu à deux voitures, une moto et un café. Les incendies ont été rapidement éteints.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule et, en début de soirée, des canons à eau ont pulvérisé les groupes de manifestants restants sur la place de la Bastille.

Le ministère de l'intérieur a déclaré avoir compté 46 000 manifestants à Paris. La police a déclaré qu'elle avait procédé à neuf arrestations.

Des milliers de personnes ont également défilé à Lille, Rennes, Strasbourg et dans d'autres villes.

Ces manifestations font suite à la publication cette semaine d'une vidéo de surveillance du passage à tabac de Michel Zecler, producteur de musique Noir, par trois policiers à Paris le 21 novembre.

L'incident a également attisé la colère contre un projet de loi qui est considéré comme limitant le droit des journalistes à faire des reportages sur les brutalités policières.

Le projet de loi pénaliserait la circulation d'images d'officiers de police dans certaines circonstances, ce qui, selon les activistes, limiterait la liberté de la presse.

Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.
Des manifestants à la place de la République à Paris, le 28 novembre 2020.

De nombreux manifestants portaient des pancartes avec des slogans comme "Qui nous protégera de la police", "Stop à la violence policière" et "La démocratie matraquée".

Les images de M. Zecler en train d'être battu ont largement circulé sur les réseaux sociaux et dans la presse française et étrangère. Le président Emmanuel Macron a déclaré vendredi que ces images étaient honteuses pour la France.

Quatre policiers sont détenus pour être interrogés dans le cadre d'une enquête sur ce passage à tabac.

Les organisations de journalistes et les groupes de défense des libertés civiles qui ont organisé les marches ont été rejoints par des militants d'extrême gauche, des militants écologistes et des manifestants portant des gilets jaunes. Les gilets jaunes protestent depuis deux ans contre les politiques du gouvernement.

FIFA: Platini et Blatter désormais poursuivis pour escroquerie

Michel Platini s'adresse à une conférence de presse après une réunion de l'UEFA à Zurich, en Suisse, le 28 mai 2015.

Michel Platini et Sepp Blatter sont désormais poursuivis pour "escroquerie" et "abus de confiance" en Suisse, a-t-on appris vendredi auprès d'une source ayant accès au dossier.

Jusqu'à présent, les procédures pénales étaient axées sur des soupçons de "gestion déloyale" et de détournement, ainsi que sur un acte de contrefaçon présumée commis par Platini, lié au fait que la FIFA a versé la somme faramineuse de 2 millions de dollars au Français avec l'approbation de M. Blatter en 2011.

Aucun fait nouveau n'est cependant intervenu dans cette affaire, qui a éclaté fin 2015, fracassant au passage le parcours des deux anciens dirigeants du football mondial.

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