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L'indépendantiste biafrais Nnamdi Kanu toujours absent à son procès


Nnamdi Kanu, leader indépendantiste du Biafra, assiste à une audience devant la Haute Cour fédérale à Abuja, au Nigeria, le 29 janvier 2016.

Le leader indépendantiste pro-Biafra Nnamdi Kanu était toujours absent mardi au tribunal d'Abuja, la capitale du Nigeria, où son procès devait reprendre pour trahison et atteinte à la sécurité de l'Etat.

Le chef du Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (IPOB) réclame la sécession de cette région du sud-est à majorité igbo qui a été le théâtre d'une guerre civile pour l'indépendance (un million de morts entre 1967 et 1970).

Il a disparu le 14 septembre, lorsque sa maison à Umuahia (sud-est), a été attaquée par l'armée, selon sa famille et son avocat, qui accusent l'armée de le détenir en secret. L'armée a démenti ces accusations.

Son avocat, Ifeanyi Ejiofor, a affirmé mardi que son client se trouvait toujours entre les mains des autorités, mais le tribunal a balayé ces allégations faute de preuves. Les trois personnes qui se sont portées caution pour Kanu sont convoquées le 28 mars pour s'expliquer sur son absence.

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"J'ai dit à la Cour que bien qu'il ait été libéré sous caution par la Cour (...) le gouvernement fédéral a envahi sa propriété et l'a emmené", a dit à l'AFP Me Ejiofor.

"Ils (le gouvernement) devraient être mieux à même d'expliquer au tribunal où il se trouve (...) parce que Nnamdi Kanu ne s'est jamais dérobé à la justice et à aucun moment il n'a manifesté la volonté de ne pas se présenter à son procès".

La Cour a également ordonné que le leader indépendantiste devant comparaître avec trois autres inculpés, qui eux étaient présents, soit jugé séparément pour ne pas entraver leur procès.

Avant le début de son procès à Abuja mi-octobre, Nnamdi Kanu avait passé un an et demi en détention, puis avait été remis en liberté provisoire en avril dernier.

Kanu, qui dirigeait la Radio Biafra basée à Londres, avait été incarcéré en octobre 2015 après des violences entre partisans de l'IPOB et forces de l'ordre.

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Un demi-siècle après la guerre civile, le leader charismatique capitalise sur le sentiment d'exclusion de la population de l'ex-Biafra.

Les juges qui avaient accordé sa libération sous caution - 300 millions de nairas, soit 710.000 euros - lui avaient interdit de parler aux médias ou de participer à des rassemblements de 10 personnes.

Mais depuis, il n'avait cessé d'haranguer les foules et de donner des interviews dans la presse locale et internationale, jusqu'à sa disparition.

Il a également appelé à la tenue d'un référendum d'autodétermination et au boycottage de toutes les autres élections à venir.

Avec AFP

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