Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Il y a des milliards d'années, la Lune s'est penchée

La face de la Lune que l'on voit aujourd'hui est différente de celle qu'elle présentait à la Terre il y a des milliards d'années. (Photo prise à Washington, mardi 22 mars 2016).

Les pôles de la Lune étaient ailleurs selon une étude qui suggère que notre satellite a pivoté.

Il y a des milliards d'années, la Lune ne tournait pas autour de son axe actuel et ses pôles étaient ailleurs selon cette étude publiée mercredi dans Nature.

Des scientifiques ont mis en évidence que des restes d'anciennes calottes glacières (sous forme de dépôts d'hydrogène) se trouvent à des endroits incongrus par rapport à l'environnement thermique de la Lune, légèrement décalés par rapport aux pôles Nord et Sud.

Il n'y a pas d'eau liquide sur la lune, mais il a pu y avoir de la glace dans les régions polaires où le soleil est toujours très bas sur l'horizon. De la glace, qui maintenue dans l'ombre, a pu résister plusieurs milliards d'années avant de passer à l'état gazeux et laisser ces traces d'hydrogène. Les pôles de la lune sont parmi les régions les plus froides du système solaire.

Mais ce qui intriguent les chercheurs c'est que ces dépôts d'hydrogène ne sont pas exactement sur les pôles actuels de la lune donc pas forcément à l'ombre du soleil.

Matthew Siegler de l'Institut des sciences planétaires de Tucson (Arizona) et ses collègues ont mis en évidence que ces dépôts sont antipodaux, c'est à dire qu'ils sont placés en face l'un de l'autre sur une ligne passant par le centre de la Lune.

De plus, les dépôts sont situés à égale distance de leur pôle respectif mais dans des directions opposées.

Pour les chercheurs, c'est la preuve que l'axe de rotation de la lune a basculé d'environ six degrés, déplaçant les pôles.

Matthew Siegler et ses collègues proposent un mécanisme plausible pouvant expliquer un tel changement. Les planètes peuvent changer d'orientation si la masse des éléments qui les composent change. Elles peuvent comme basculer sous le point d'un élément.

Or la région Procellarum de la Lune, la plus grande des mers lunaires, située à l'ouest de la face visible de la lune, étaient autrefois géologiquement plus active, très volcanique. Cette région était donc, à l'époque, chaude et moins dense.

Les mers lunaires sont, en effet, de vastes bassins creusés par de gigantesques météorites et progressivement comblés par des épanchements de lave créant, maintenant, de vastes étendues de magma solidifié. En se solidifiant, la région Procellarum a changé de masse et a pu influencer l'axe de rotation de la lune.

Et donc, la face de la Lune que l'on voit aujourd'hui est différente de celle qu'elle présentait à la Terre il y a des milliards d'années.

Avec AFP

Toutes les actualités

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Le Sahel recevra environ 152 millions d'aide américaine pour gérer sa crise humanitaire

Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:54 0:00

Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

Quatrième journée de l'Assemblée générale des Nations Unies: Biya absent

Quatrième journée de l'Assemblée générale des Nations Unies: Biya absent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:11 0:00

L'ONU en format virtuel: craintes de piratage informatique

L'ONU en format virtuel: craintes de piratage informatique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:55 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG