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Hong Kong: Pékin dénonce des actes "quasi-terroristes", Trump s'implique

Vue des protestataires à l'aéroport de Hong Kong le 14 Août 2019. ( Photo: Service mandarin de la VOA)

La Chine a dénoncé mercredi des agressions "quasi-terroristes"contre ses ressortissants durant des affrontements la veille à Hong Kong, une nouvelle escalade dans une crise où Donald Trump espère voir Pékin agir avec "humanité", pour le bien des négociations commerciales entre les deux puissances.

Dans une salve de tweets déroutants, le président américain a soufflé le chaud et le froid dans le dossier hongkongais.

D'abord, il a mis la pression sur la Chine en liant les deux dossiers brûlants: le diplomatique (la crise à Hong Kong) et l'économique (les négociations commerciales).

"En Chine, des millions d'emplois disparaissent pour aller dans des pays qui ne sont pas sujets aux taxes douanières. Des milliers d'entreprises quittent le pays. Bien sûr que la Chine veut passer un accord (avec les Etats-Unis, ndlr). Qu'ils travaillent avec humanité avec Hong Kong d'abord!", a-t-il mis en garde.

Peu après, dans un autre tweet à la tonalité différente, il a assuré que le président chinois Xi Jinping pourrait faire preuve de cette même humanité, suggérant au passage une "rencontre en personne".

"Je n'ai aucun doute que si le président Xi veut résoudre rapidement et avec humanité le problème à Hong Kong, il peut le faire", a estimé M. Trump, avant d'ajouter: "Rencontre en personne?", semblant s'adresser directement au dirigeant chinois

Trump's twitter post about Hong Kong
Trump's twitter post about Hong Kong

Aux Etats-Unis, les critiques se sont multipliées contre le président républicain pour son apparente bienveillance envers la Chine.

Plus tôt dans la journée, un porte-parole de la diplomatie américaine avait appelé Pékin à "respecter le haut degré d'autonomie" de l'ex-colonie britannique.

"Les Etats-Unis exhortent fermement Pékin à respecter ses engagements contenus dans la déclaration conjointe sino-britannique afin de permettre à Hong Kong d'exercer un haut degré d'autonomie", a-t-il indiqué dans une déclaration transmise à l'AFP, le premier avertissement net et détaillé à Pékin.

La déclaration sino-britannique de 1984 encadre la rétrocession de Hong Kong intervenue en 1997. Elle stipule que la région bénéficie "d'un haut degré d'autonomie, hormis en matière d'affaires étrangères et de défense", et de son propre système judiciaire, législatif et exécutif.

- "Actes quasi-terroristes"-

La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, s'est dite elle aussi mercredi "profondément attachée au respect intégral" des garanties apportées par ce statut d'autonomie de Hong Kong.

Ces déclarations interviennent après que la Chine a haussé d'un cran ses mises en garde après les incidents de la veille: "Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes quasi-terroristes", a déclaré dans un communiqué Xu Luying, porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement chinois.

Mardi, deux Chinois du continent ont été passés à tabac au cinquième jour d'une mobilisation sans précédent à l'aéroport de Hong Kong, où le trafic a été particulièrement perturbé lundi et mardi.

C'est la deuxième fois cette semaine que la Chine cherche à assimiler les manifestations à du "terrorisme", avec des avertissements de plus en plus inquiétants qui font craindre une répression militaire alors que le mouvement en est à sa dixième semaine.

- L'aéroport opère normalement -

La plupart des manifestants ont quitté tôt mercredi l'aéroport, dont le site internet affichait des dizaines de vols partis durant la nuit et des centaines d'autres au départ tout au long de la journée. Beaucoup étaient toutefois retardés.

Dans le hall des départs, les comptoirs d'enregistrement fonctionnaient normalement et il ne restait qu'une poignée de manifestants. "L'aéroport est notre dernière monnaie d'échange", confiait l'un d'eux à l'AFP.

Les rassemblements pro-démocratie avaient paralysé lundi et mardi l'aéroport international, le huitième plus fréquenté au monde (74 millions de passagers en 2018), accentuant la crise la plus aiguë traversée par les autorités chinoises à Hong Kong depuis 1997.

Le mouvement pro-démocratie, qui a vu des millions de personnes descendre dans les rues de Hong Kong, est parti début juin du rejet d'un projet de loi hongkongais autorisant les extraditions vers la Chine. Il a depuis considérablement élargi ses revendications pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences de la Chine.

- "En colère et épuisés" -

Le mouvement n'a pas de dirigeants publics et ses manifestations sont organisées de manière anonyme via les réseaux sociaux et des applications comme Telegram.

Un groupe qui avait organisé des conférences de presse anonymes de manifestants a tenté de répondre aux inquiétudes après le tour violent pris à l'aéroport.

"Après des mois de résistance prolongée, nous sommes effrayés, en colère et épuisés. Certains d'entre nous s'énervent plus facilement et ont réagi de façon excessive" mardi soir, a déclaré ce groupe dans un communiqué, présentant ses "plus sincères excuses."

Parallèlement, le dernier gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten a estimé que le territoire était "au bord de l'abîme", et la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Michelle Bachelet a réclamé une enquête impartiale sur le comportement des forces de l'ordre.

Avec AFP

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Crise de trésorerie: l'ONU au régime sec

Le drapeau des Nations Unies

Escalators arrêtés, bar des diplomates fermé à 17h, chauffage baissé ... La crise de trésorerie à l'ONU, l'une des pires depuis dix ans, a entrainé une série de mesures détaillées vendredi par l'Organisation.

"On n'a vraiment pas le choix", a commenté lors d'une conférence de presse Catherine Pollard, une haute responsable chargée de la gestion de l'ONU. L'enjeu prioritaire? Pouvoir payer les prochains salaires des quelque 37.000 employés du secrétariat de l'Organisation.

Enumérées dans une lettre du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres aux chefs de service obtenue par l'AFP, les décisions incluent des restrictions de voyages, des suppressions de réceptions, des limites aux embauches, moins de documents, de compte-rendus, de traductions, et la fermeture de fontaines d'eau.

En début de semaine, l'ONU avait agité le chiffon rouge sur son problème de trésorerie: Il manque 1,387 milliard de dollars en 2019 à l'ONU pour boucler son budget de fonctionnement dû à des retards de paiement d'une soixantaine d'Etats membres. Sept pays débiteurs représentent à eux seuls 90% de ce trou: les Etats-Unis (1,055 milliard de dollars), le Brésil, l'Argentine, le Mexique, l'Iran, Israël et le Venezuela.

- "Les pauvres trinquent" -

Les crédits pour les opérations de paix - une enveloppe séparée - souffrent aussi régulièrement de mauvais payeurs. Pour 2019, la France doit à titre d'exemple à l'ONU encore 103 millions de dollars.

Dans ce domaine des missions de paix, les Etats-Unis doivent pour leur part 2,3 milliards de dollars, selon un document de l'ONU. Conséquence? L'ONU diffère ses remboursements aux pays contributeurs de troupes avec des sommes parfois colossales dues à certains pays comme le Bangladesh.

"Les riches ne paient pas, les pauvres trinquent", résume un responsable de l'ONU sous couvert d'anonymat.

Les problèmes de trésorerie à l'ONU sont récurrents chaque année, mais interviennent de plus en plus tôt, sur une durée plus longue et de manière de plus en plus importante, selon l'Organisation.

Pour ce qui concerne les Etats-Unis, une éclaircie est attendue. A la différence du budget onusien aligné sur l'année calendaire, l'année fiscale américaine va du 1er octobre au 30 septembre et le Congrès américain devrait débloquer des fonds avant la fin de l'année, espère l'ONU.

Les règles budgétaires à l'ONU ne prévoient pas de pénalité ou d'intérêt pour les mauvais payeurs. Les pays débiteurs risquent au pire une suspension de vote mais ils s'arrangent toujours pour effectuer un petit versement leur permettant d'échapper à cette sanction ultime.

Le prix Nobel de la paix décerné au premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

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Explosions sur un tanker iranien: de possibles frappes de missile

Le pétrolier iranien Grace 1, Gibraltar, le 15 août 2019.

Un tanker iranien a été touché vendredi par deux frappes de missile présumées en mer Rouge à une centaine de km du port saoudien de Jeddah, causant une fuite de pétrole, a annoncé son propriétaire.

La National Iranian Tanker Company (NITC), opérateur administrant la flotte de navires pétroliers de l'Iran, a déclaré dans un communiqué que "deux explosions" ayant touché la coque du navire "ont probablement été causées par des frappes de missile".

"Tous les membres de l'équipage sont sains et saufs", a ajouté la NITC, précisant que les personnes à bord du "Sabiti" tentaient de réparer les dégâts.

"Il n'y a pas d'incendie à bord", a affirmé la compagnie étatique, démentant des informations auparavant diffusées par la télévision d'Etat iranienne selon lesquelles le pétrolier avait pris feu après une explosion.

Cet incident survient sur fond de bras de fer entre l'Iran d'un côté et l'Arabie saoudite et son allié américain de l'autre.

En septembre, Ryad et Washington avaient accusé Téhéran d'être derrière des attaques menées contre deux importants sites pétroliers dans l'est de l'Arabie saoudite, revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen. L'Iran avait démenti toute implication.

L'attaque présumée de vendredi survient aussi après la saisie de plusieurs tankers par l'Iran ces derniers mois dans la région du Golfe et de l'arraisonnement en juillet au large de Gibraltar (extrême-sud de l'Espagne) d'un tanker iranien, autorisé à repartir le 15 août.

Avec AFP

En Syrie, les civils fuient l'avancée des forces turques contre les Kurdes

Dans cette ville turque, à un jet de pierre de Tal Abyad, les rues sont désertes et seule une poignée d'habitants brave le danger pour observer une épaisse fumée noire qui monte depuis la frontière.

L'offensive d'Ankara contre une milice kurde dans le nord-est de la Syrie a provoqué jeudi la fuite de milliers de civils face à l'avancée des forces turques et suscite un tollé international.

Les Etats-Unis, dont le président Donald Trump avait donné un feu vert de facto à l'opération turque en annonçant le retrait de soldats américains stationnés à la frontière entre la Turquie et la Syrie, ont estimé jeudi que l'offensive d'Ankara n'avait pas à ce stade franchi de ligne rouge.

Et M. Trump a chargé la diplomatie américaine de tenter d'arranger un cessez-le-feu entre la Turquie et les forces kurdes, selon un haut responsable américain.

A New York, à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, les cinq pays européens y siégeant --Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, Varsovie-- ont réclamé l'arrêt de l'"action militaire unilatérale" de la Turquie.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé sa "profonde inquiétude".

Depuis mercredi soir, Ankara a lancé la phase terrestre de son offensive et ses forces ont franchi la frontière, concentrant leurs opérations dans les secteurs frontaliers de Ras al-Aïn et de Tal Abyad, contrôlés par les forces kurdes.

Les forces turques ont conquis onze villages près de ces deux villes, d'après une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a rapporté aussi des raids aériens turcs.

Au moins 29 combattants des forces kurdes et 10 civils ont été tués par les frappes aériennes et les tirs d'artillerie de l'armée turque depuis mercredi, selon l'OSDH.

Et d'après les autorités turques, six civils ont été tués et plusieurs dizaines blessés par des roquettes kurdes tirées sur des villes frontalières en Turquie, comme Akçakale.

Dans cette ville turque, à un jet de pierre de Tal Abyad, les rues sont désertes et seule une poignée d'habitants brave le danger pour observer une épaisse fumée noire qui monte depuis la frontière.

Côté syrien, l'offensive turque a suscité la fuite depuis mercredi de plus de 60.000 personnes, quittant les secteurs frontaliers, d'après l'OSDH.

De nombreux déplacés sont arrivés dans la ville de Tall Tamr, plus au sud, épargnée par les combats, selon un correspondant de l'AFP sur place.

- "Désastre humanitaire" -

D'après les médias turcs, la Turquie souhaite prendre le contrôle de la bande entre Ras al-Aïn et Tal Abyad, longue de 120 kilomètres et profonde d'une trentaine de kilomètres, afin d'éloigner ainsi de la frontière la principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG).

Partenaires des Occidentaux dans la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI), les YPG sont considérées comme une organisation "terroriste" par Ankara.

La Turquie espère via cette offensive créer une "zone de sécurité" où pourront être installés une partie des 3,6 millions de réfugiés syriens vivant sur son territoire. Confronté à de vives critiques européennes, le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé d'ouvrir les portes de l'Europe à des millions de réfugiés.

Menée en coopération avec une coalition d'ex-rebelles financée et entraînée par Ankara, l'actuelle opération militaire est la troisième de la Turquie en Syrie depuis 2016. Elle ouvre un nouveau front dans un conflit qui a fait plus de 370.000 morts et des millions de réfugiés depuis 2011.

- Menaces américaines -

Sans aviation, il semble difficile pour les FDS de résister à l'armée turque. "Les FDS ne peuvent pas défendre toute la frontière", estime Nicholas Heras, analyste au Center for New American Security.

Le président Trump a espéré que son homologue turc agirait de manière "rationnelle" et "humaine", promettant d'"anéantir" l'économie de la Turquie en cas d'offensive "injuste".

Interrogé jeudi sur la définition de la ligne rouge évoquée par Donald Trump, un haut responsable du département d'Etat a mentionné "un nettoyage ethnique" ou des "frappes aériennes ou terrestres aveugles contre la population civile". "Nous n'avons pas vu d'exemples significatifs d'un tel comportement à ce stade", a dit ce responsable lors d'un échange avec la presse sous le couvert de l'anonymat.

Donald Trump a évoqué pour la première fois jeudi la possibilité d'une "médiation" américaine. Le haut responsable du département d'Etat a confirmé que le président avait chargé la diplomatie américaine "de voir s'il y a des zones d'entente possibles entre les deux parties, s'il est possible de parvenir à un cessez-le-feu".

"Et c'est ce que nous sommes en train de faire", a-t-il dit.

- "Aider Daech"? -

L'offensive a été condamnée par plusieurs pays occidentaux, qui craignent l'incertitude quant au sort des milliers de jihadistes prisonniers des FDS.

Estimant que "le combat contre Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) risque de reprendre", le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a demandé une "réunion d'urgence" de la coalition internationale menée par Washington dans la lutte contre l'EI.

Quelque 12.000 combattants de l'EI, des Syriens, des Irakiens mais aussi 2.500 à 3.000 étrangers originaires de 54 pays, sont détenus dans les prisons des Kurdes, selon un haut responsable de l'administration semi-autonome, Abdel Karim Omar.

Or les autorités kurdes ont affirmé que des bombardements turcs ont touché mercredi une prison abritant des jihadistes étrangers de l'EI.

"Ce risque d'aider Daech à reconstruire son califat, c'est la responsabilité que prend la Turquie", a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron, appelant Ankara "à mettre un terme le plus rapidement possible" à son offensive.

Avec AFP

Syrie: la France convoque l'ambassadeur de Turquie (source diplomatique)

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, part après une réunion hebdomadaire du cabinet à l'Elysée à Paris, le 3 août 2018.

La France a convoqué jeudi l'ambassadeur de Turquie après le lancement d'une nouvelle offensive turque, la veille, dans le nord de la Syrie, a indiqué une source diplomatique française à l'AFP. L'ambassadeur "est convoqué en début d'après-midi" au ministère français des Affaires étrangères.

"J'y vais tout à l'heure", avait confirmé l'ambassadeur Ismail Hakki Musa, contacté par l'AFP.

L'offensive de la Turquie a provoqué un tollé international, plusieurs pays craignant une résurgence du groupe djihadiste État islamique (EI). Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit avoir lieu jeudi.

Le président Emmanuel Macron a appelé la Turquie "à mettre un terme le plus rapidement possible" à son offensive en Syrie, qui "risque d'aider Daech (acronyme arabe de l'EI) à reconstruire son califat".

"C'est une lutte que nous menons contre une organisation terroriste issue du PKK (...), nous ne sommes pas en train d'aider Daech", a assuré en fin d'après-midi Ismail Hakki Musa, interrogé par la radio RTL.

"La Turquie est décidée à éradiquer les noyaux terroristes de ses frontières, les opérations vont continuer", a-t-il insisté, rappelant que son pays partageait une frontière commune de plus de 900 kilomètres avec la Syrie.

L'offensive turque vise les positions de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe qu'Ankara considère comme terroriste pour ses liens avec le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), mais qui est soutenu par les pays occidentaux pour combattre les djihadistes du groupe État islamique.

"Si, entre alliés, nous n'avons pas la même définition des organisations terroristes, alors dans quelle mesure peut-on parler de la solidarité qui nous lie ?", a demandé Ismail Hakki Musa, dont le pays est membre de l'Otan.

Interrogé sur le risque d'une évasion de grande ampleur des djihadistes étrangers détenus par les forces kurdes à la faveur du chaos provoqué par l'assaut turc, il a rappelé la position d'Ankara, favorable au rapatriement de ces prisonniers dans leurs pays pour y être jugés. Plusieurs pays européens, dont la France, demandent qu'ils soient jugés là où ils ont commis leurs crimes.

"Nous, nous attendons que les pays d'origine reçoivent leur djihadistes (...). La Turquie ne va pas laisser des éléments djihadistes dans la nature, elle s'en occupera", a-t-il toutefois assuré.

Les Kurdes syriens ont été aux avant-postes de la lutte contre le groupe djihadiste avec le soutien aérien de la coalition internationale anti-EI.

En mars 2019, les Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition à majorité kurde, se sont emparées de l'ultime bastion syrien de l'EI à Baghouz. Mais le groupe djihadiste reste actif dans la clandestinité.

La Norvège, pays de l'Otan, suspend toute nouvelle exportation d'armes vers la Turquie

La Norvège, pays allié de la Turquie au sein de l'Otan, a annoncé jeudi la suspension de toute nouvelle exportation d'armements vers Ankara après le lancement d'une offensive militaire turque dans le nord-est de la Syrie.

"Etant donné que la situation est complexe et change rapidement, le ministère des Affaires étrangères, par mesure de précaution, ne traitera pas de nouvelles demandes de licences d'exportation de matériels de défense et de matériels à usages multiples (...) vers la Turquie jusqu'à nouvel ordre", a déclaré la cheffe de la diplomatie norvégienne, Ine Eriksen Søreide.

"Nous passons maintenant en revue toutes les licences (déjà, ndlr) en vigueur", a-t-elle ajouté dans un courriel envoyé par ses services à l'AFP.

La Turquie a lancé mercredi une offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadiste, suscitant une volée de critiques internationales.

La Finlande, qui n'est pas membre de l'Otan contrairement à la Norvège, avait également annoncé mercredi la suspension de toute nouvelle exportation d'armements vers la Turquie ou autre pays engagé dans la guerre.

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