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Droits humains

Génocide rwandais: l'ancien ministre Ngirabatware transféré au Sénégal

Augustin Ngirabatware (D), ancien ministre rwandais de l’urbanisme, est assis à côté de son avocat Cecil John Maruma (G) lors de sa première comparution devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) à Arusha, le 10 octobre 2008

L'ancien ministre rwandais Augustin Ngirabatware, condamné à 30 ans de prison pour son rôle dans le génocide au Rwanda en 1994, purgera le restant de sa peine au Sénégal, a indiqué mercredi la justice internationale.

Dans un document daté du 28 mai, rendu public mercredi, le juge Carmel Agius a ordonné le transfert de M. Ngirabatware au Sénégal "pour l'exécution de sa peine dès que possible après le prononcé du jugement" dans une autre affaire.

Dans ce dossier distinct, M. Ngirabatware et trois de ses proches ont été reconnus coupables le 25 juin d'avoir cherché à soudoyer et intimider des témoins dans le but d'annuler la condamnation pour génocide à l'encontre de l'ancien ministre.

Né en 1957 à Nyamyumba, M. Ngirabatware est le gendre de l'homme d'affaires Félicien Kabuga, accusé d'être le financier du génocide et arrêté en mai 2020 près de Paris.

Ministre du Plan au moment du génocide, qui a fait 800.000 morts selon l'ONU, essentiellement des membres de la minorité tutsi, Augustin Ngirabatware a été condamné en appel en 2014 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), pour génocide et incitation à commettre le génocide dans sa commune de Nyamyumba (nord-ouest).

La condamnation avait été confirmée en 2019 au terme d'une procédure de révision de son procès devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), qui a pris le relais du TPIR.

Docteur en économie formé en Suisse, M. Ngirabatware avait fui le Rwanda en juillet 1994. Il avait travaillé dans des instituts de recherche au Gabon et en France, avant d'être arrêté en Allemagne en 2007 puis transféré au TPIR un an plus tard.

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"Biens mal acquis": le parti au pouvoir en Guinée équatoriale dénonce une décision "discriminatoire"

Affiche électorale du Parti démocratique du Guinée équatoriale (PDGE), dans une rue déserte de Malabo, le 25 avril 2016.

Le parti au pouvoir en Guinée équatoriale a dénoncé jeudi une décision "partiale et discriminatoire" au lendemain de la condamnation définitive par la justice française du vice-président dans un volet de l'affaire des "biens mal acquis".

La justice française a rejeté mercredi le pourvoi en cassation de Teodoro Nguema Obiang Mangue, surnommé Teodorin, 52 ans, fils du président Teodoro Obiang Nguema, qui dirige d'une main de fer depuis 42 ans ce pays d'Afrique centrale.

Sa condamnation par la cour d'appel de Paris en février 2020 à trois ans de prison avec sursis, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation de tous ses biens saisis pour "blanchiment d'abus de biens sociaux, de détournement de fonds publics et d'abus de confiance" entre 1997 et 2011, est donc définitive.

Le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE), qui domine largement la vie politique du pays, s'est indigné dans un communiqué d'une décision "partiale et discriminatoire" cherchant à "humilier le peuple de Guinée équatoriale".

Le parti s'est offusqué "d'une farce judiciaire" s'apparentant à "un plan néocolonial préconçu au millimètre par la République française dans un désir nostalgique inextinguible de continuer à torturer et spolier les peuples africains".

La veille, l'avocat de M. Obiang avait annoncé qu'il allait saisir la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

L'ONG Transparency international, partie civile dans cette affaire, s'était pour sa part félicitée "d'une immense victoire".

"Par cette décision, la justice française confirme que la France n'est plus une terre d'accueil pour l'argent détourné par de hauts dirigeants étrangers et leur entourage", avait déclaré Patrick Lefas, président de l'ONG en France.

Et la Guinée équatoriale - 1,4 million d'habitants - devient le premier pays à bénéficier du nouveau mécanisme de restitution des avoirs frauduleusement acquis par des dirigeants étrangers, adopté par le Parlement français la semaine dernière.

Ce sont quelque 150 millions d'euros - la valeur des sommes blanchies en France par M. Obiang selon la justice - qui vont donc être restitués par le biais notamment de programmes de développement à ce pays pétrolier d'Afrique centrale où la majorité des habitants vit dans la pauvreté.

Depuis mercredi après-midi, six militaires français sont retenus à l'aéroport de Bata, la capitale économique de Guinée équatoriale, accusés par les autorités d'avoir posé leur hélicoptère sans autorisation.

L'accès aux soins "particulièrement difficile" dans les régions anglophones (MSF)

La gendarmerie camerounaise patrouille sur la place Omar Bongo de Buea, la capitale de la province majoritairement anglophone du Sud-Ouest du Cameroun, pendant un rassemblement politique du parti au pouvoir, le RDPC, le 3 octobre 2018.

L'accès aux soins médicaux essentiels est "particulièrement difficile" pour les populations de l'ouest anglophone du Cameroun, en proie à un sanglant conflit séparatiste, a estimé jeudi dans un communiqué l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF).

Dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, deux régions où vit l'essentiel de la minorité anglophone d'un pays majoritairement francophone dirigé par l'indéboulonnable Paul Biya, 88 ans, l'armée et des groupes séparatistes s'affrontent quasi quotidiennement depuis près de 4 ans.

"Les affrontements sont devenus une réalité quotidienne, réduisant l'accès des populations aux soins et aux installations médicales ainsi qu'à d'autres services essentiels", a écrit l'ONG, décrivant des "souffrances indicibles" pour les populations locales.

"Les communautés qui ont fui les violences se réfugient souvent en brousse, loin de toute structure de santé, et sont vulnérables au paludisme, aux infections ou aux morsures de serpent, dans des lieux souvent inaccessibles aux véhicules d'urgence comme les ambulances, voire même aux motos", a poursuivi MSF.

Les civils sont pris en tenaille et victimes d'exactions de la part des deux camps, selon des ONG internationales et l'ONU. Le conflit a fait plus de 3.500 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.

"Selon les Nations Unies, près d'un établissement de santé sur cinq ne fonctionne plus dans ces deux régions en raison de la crise", a écrit MSF.

Les personnels de santé font face à des "enlèvements, menaces physiques et verbales", selon l'ONG.

L'armée camerounaise sur les lieux de l'attaque de Boko Haram à Sagmé
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MSF a effectué quelque 4.000 déplacements avec ses ambulances dans le sud-ouest depuis le début de l'année. "Il n'y a aucune autre organisation fournissant un service d'ambulance gratuit dans la région du sud-ouest, encore moins pendant les confinements", a estimé l'ONG.

Les activités de MSF ont été suspendues dans la région du nord-ouest par les autorités camerounaises. En juin, MSF a appelé le gouvernement "à immédiatement lever cette suspension" pour faire face "à l'ampleur des besoins sanitaires de la population".

"Que les patients blessés soient des civils, des membres des forces de sécurité ou des combattants séparatistes, tous sont avant tout des êtres humains et MSF leur prodigue des soins médicaux s’ils en ont besoin, conformément au droit international humanitaire", a rappelé MSF.

Au Nigeria, le dirigeant de la minorité chiite et sa femme ont ete acquittés et libérés

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