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Un policier et sa compagne tués au nom de l'EI en France, l'Euro cible de menaces

Des policiers français bloquent la route menant à une scène de crime le lendemain de l'attaque au couteau de lundi soir, à l'ouest de Paris, France, le mardi 14 juin 2016. (AP Photo / Thibault Camus)

Un policier français et sa compagne ont été assassinés par un homme ayant prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI), qui a menacé la France de nouvelles attaques djihadistes pendant l'Euro-2016 de football avant d'être abattu.

Un Français de 25 ans, Larossi Abballa, a poignardé un policier en civil devant son domicile à Magnanville, à l'ouest de Paris, lundi vers 19H00 GMT avant de se retrancher à l'intérieur du pavillon.

Il a été tué dans l'assaut de policiers d'élite après avoir égorgé la compagne de sa victime. Leur petit garçon de trois ans, qui se trouvait dans la maison, est très choqué mais indemne.

Il s'agit de la première attaque revendiquée par l'EI depuis les attentats de novembre dernier à Paris (130 morts) et deux jours après le carnage dans un club gay d'Orlando (49 morts) également revendiqué par l'organisation jihadiste, aussi sur le mode du "loup solitaire".

"Un cap dans l'horreur a été franchi", a commenté le Premier ministre Manuels Valls, parce que, cette fois, "c'est le domicile, l'intimité même d'une famille (...) qui ont été prises pour cible."

Avant d'être abattu, l'assaillant a déclaré aux forces d'élite qu'il avait prêté allégeance à l'EI trois semaines plus tôt et qu'il connaissait la qualité de policier de sa victime, a précisé le procureur de Paris, François Molins.

Outre deux tweets de revendication, il a posté sur Facebook, depuis le domicile de ses victimes, une vidéo de 12 minutes, dans laquelle il menace la France d'autres actions pendant l'Euro-2016, qui a débuté vendredi et se terminera le 10 juillet.

- 'D'autres surprises' -

"On vous réserve d'autres surprises, pour l'Euro, je ne vous en dis pas plus. L'Euro sera un cimetière", déclare-t-il, en appelant aussi à des meurtres ciblés contre des policiers, des surveillants de prison, des journalistes et des élus.

Près de 90.000 policiers, gendarmes et agents de sécurité ont été déployés pour assurer la sécurité de la compétition, à laquelle huit millions de spectateurs, dont deux millions d'étrangers, doivent assister.

Après leur intervention, les policiers ont retrouvé dans le pavillon "une liste de cibles mentionnant des personnalités ou des professions (rappeurs, journalistes, policiers) ou des personnalités publiques", selon François Molins.

Quelques heures plus tard, l'EI a revendiqué le double assassinat via son agence de presse.

Larossi Abballa, originaire de la ville populaire de Mantes-la-Jolie à l'ouest de Paris, gravitait depuis des années dans la mouvance islamiste radicale.

En 2011, il avait été arrêté pour participation à une filière qui souhaitait envoyer de jeunes volontaires pour le djihad armé au Pakistan. "J'ai soif de sang. Allah m'en est témoin", avait-il déclaré peu avant sur un téléphone placé sur écoutes.

Après plus de deux ans derrière les barreaux, où il s'était distingué par son prosélytisme, il avait été remis en liberté en 2013.

Depuis le début 2016, il était visé dans une nouvelle enquête sur une filière djihadiste syrienne.

Dans ce cadre, des "interceptions et géolocalisations" avaient été mises en place "sur plusieurs lignes téléphoniques", a précisé le procureur Molins. Mais elles n'avaient pas permis de déceler "la préparation et un passage à l'acte violent".

L'opposition de droite et d'extrême droite s'est immédiatement saisie du passé du tueur pour demander des comptes au gouvernement socialiste. L'ancien président Nicolas Sarkozy a réclamé à l'exécutif d'adapter "sans délai le niveau de vigilance". Un de ses proches a réclamé la mise en place de "centres de rétention" pour les personnes radicalisées.

Il faut "refuser toute tentation de recourir aux aventures extrajudiciaires", a rétorqué Manuel Valls, assurant que des mesures avaient été prises pour la protection des policiers.

Le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a rencontré mardi les collègues "traumatisés" des victimes, Jean-Baptiste Salvaing, un commandant de police de 42 ans et sa compagne, Jessica Schneider, une secrétaire administrative dans un commissariat, âgée de 36 ans.

Il leur a promis de "mettre hors d'état de nuire d'éventuels complices". Trois connaissances présumées d'Abballa ont été arrêtées mardi, selon une source policière.

Selon les syndicats policiers, le ministre va prolonger au-delà de l'état d'urgence (en vigueur jusqu'au 26 juillet) l'autorisation pour les policiers d'être armés en permanence, y compris hors service et sur la base du volontariat.

Mardi après-midi, une jeune femme de 19 ans été blessée grièvement de trois coups de couteau mardi après-midi à Rennes (ouest) par un homme aux lourds antécédents psychiatriques, disant obéir à des voix lui ayant ordonné de faire un "sacrifice" pour le ramadan.

Avec AFP

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Roland-Garros: un possible 8e de finale entre Azarenka et S. Williams

La Biélorusse Victoria Azarenka (D) et l'Américaine Serena Williams (G) après leur match de demi-finales en simple féminin du tournoi de tennis américain 2020 à l'USTA Billie Jean King National Tennis Center, le sept 2020; New York/Danielle Parhizkaran-USA TODAY Sports

L'Américaine Serena Williams, en quête d'un 24e titre du Grand Chelem à Roland-Garros, et la Biélorusse Victoria Azarenka, de retour au premier plan, pourraient se retrouver en huitièmes de finale à Paris, où le tirage au sort a été effectué jeudi.

Placées dans le même quart de tableau, les deux trentenaires (38 ans pour Williams, 31 pour Azarenka) auront trois tours à franchir pour s'offrir une revanche de la dernière demi-finale de l'US Open, remportée par Azarenka (1-6, 6-3, 6-3). Sa première victoire en Grand Chelem, après 10 échecs, face à l'ancienne reine incontestée du circuit, moins dominatrice depuis 2018.

Dans la moitié de tableau la plus relevée, la rescapée pourrait être opposée à l'Ukrainienne Elina Svitolina, tête de série N.3, en quarts de finale. Si la logique est respectée, l'élue de ce quart de tableau affrontera pour une place en finale la Roumaine Simona Halep, tête de série N.1 en l'absence de l'Australienne Ashleigh Barty, lauréate de l'édition 2019 qui a préféré ne pas faire le déplacement dans le contexte sanitaire actuel.

Sans Naomi Osaka, N.3 mondiale et vainqueur début septembre à l'US Open, l'autre moitié de tableau semble très ouverte. Surtout si Karolina Pliskova, tête de série N.2, ne se remet pas correctement de sa blessure à la cuisse gauche qui l'a obligée à déclarer forfait en finale à Rome.

L'Afrique demande davantage de solidarité financière internationale face au coronavirus

Négociations à la Bourse du Zimbabwe à Harare, le 24 avril 2008 sur les prix des produits de base, la croissance économique, les initiatives d'allégement de la dette, les politiques économiques favorables au marché et les marchés boursiers d'Afrique. (AP/Tsvangirayi Mukwazhi)

Plusieurs chefs d'Etat africains ont réclamé jeudi à l'ONU une plus grande solidarité internationale face à la pandémie de Covid-19, dont l'annulation de leur dette publique et un soutien du Fonds monétaire international.

"Face à l’urgence actuelle, nos États ont besoin d'un soutien financier à la hauteur de la crise économique qu’ils connaissent", a déclaré le président nigérien Mahamadou Issoufou, intervenant à distance à la 75e Assemblée générale de l'ONU pour cause de Covid.

"Un simple moratoire sur la dette ne suffira pas au regard des défis qui doivent être relevés. Il faut annuler purement et simplement la dette", a-t-il souligné, reprenant une demande formulée dès mardi par son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi.

Mi-avril, les pays du G20 ont suspendu jusqu'à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres, confrontés à une fuite de capitaux et des chutes de recettes fiscales en raison de la pandémie.

L'Union africaine appelle à étendre ce moratoire sur l'année 2021 afin d'aider à relancer l'économie du continent.

L'Afrique est l'un des continents les moins touchés par le virus, avec quelque 1,8 million de cas recensés et 34.500 décès, mais elle subit comme les autres les effets de la récession mondiale provoquée par la pandémie.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a déploré "le soutien insuffisant" des grandes économies et "sans commune mesure avec les montants dégagés individuellement" par ces pays. "La pandémie pourrait effacer plus d’une décennie de croissance économique et de progrès sociaux réalisés par le continent africain", a-t-il averti.

Alasssane Ouattara a plaidé pour le recours aux droits de tirage spéciaux (DTS), sorte de monnaie créée par le FMI, qui permettent de rembourser des obligations auprès du Fonds ou d'ajuster des réserves monétaires.

- "Choc inédit" -

"Il faut aller plus loin et agir sans plus tarder", a-t-il insisté en virtuel à la tribune de l'ONU en rappelant que le mécanisme des DTS a "fait preuve d'efficacité lors de la crise financière mondiale de 2008-2009".

"Les pays africains ont besoin de solutions pérennes, notamment de liquidités et d'investissements, afin de résister au choc inédit subi par nos populations", a-t-il martelé.

Les besoins financiers de l'Afrique sont évaluées à 100 milliards de dollars par an sur trois ans, soit 300 milliards de dollars, a noté le président ivoirien.

La procédure des DTS a été utilisée trois fois depuis leur création en 1969. Au total, ces "distributions" de DTS ont représenté 204 milliards de dollars.

Nombre d'économistes, dont l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Khan, plaident aussi pour le recours aux DTS. Le ministre français des Finances Bruno Le Maire a aussi soutenu en avril "l'idée de DTS à hauteur de 500 milliards de dollars".

"Le monde doit enfin entendre l'appel des Africains à l'annulation de la dette publique de leur pays", a également souligné Alassane Ouattara.

Le président du Burkina Faso Marc Christian Kaboré, dont le pays est l'un des plus touchés par la menace jihadiste au Sahel, a aussi lancé un appel pour "une annulation pure et simple" de la dette.

"La pandémie de Covid-19 est une crise mulidimensionnelle qui risque d'anéantir tous les efforts de développement dans de nombreux pays, surtout ceux touchés par les conflits", a-t-il souligné.

Même tonalité chez le président de la République du Congo:"il importe d'intensifier la solidarité internationale (..) afin d'éradiquer cette pandémie", a lancé Denis Sassou Nguesso.

VOA Correspondant: 75e assemblée générale de l’ONU

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La 75ème édition de l’Assemblée générale de l’ONU se poursuit

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