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France : la situation se complique encore pour le gouvernement

Des milliers de personnes manifestent avec une affiche mentionnant : jeunesse précarisée - jeunesse mobilisée - retrait de la législation du travail, contre un projet de loi du travail controversé du gouvernement près de la Place de la République, à Paris

A neuf jours de l'Euro-2016 de football, la situation se complique encore pour le gouvernement français, confronté à une grève illimitée dans les chemins de fer après trois mois de fronde contre une réforme du droit du travail.

Pour la huitième fois depuis début mars, les employés de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), transporteur officiel de l'Euro, ont entamé une grève mardi soir, cette fois-ci pour une durée illimitée.

Le trafic semblait peu perturbé sur les grandes lignes, davantage sur les trajets courts. De nombreux trains étaient supprimés au départ de Paris pour la banlieue.

Selon la SNCF, les perturbations devaient se faire surtout sentir mercredi, sans pour autant paralyser le réseau. 60% des trains à grande vitesse (TGV) et 30 à 40% des trains régionaux devaient circuler.

A l'international, la SNCF prévoyait un trafic normal sur Eurostar (Royaume-Uni) et Alleo (Allemagne), 75% des Lyria (Suisse) et Thalys et seulement 40% des Ellipsos (Espagne) et un tiers des trains SVI (Italie).

Centré sur le temps de travail des cheminots, ce conflit n'est pas directement lié à la fronde animée par les syndicats contestataires contre la réforme du code du travail défendue par le gouvernement socialiste.

Soucieux d'apaiser ce foyer secondaire, l'exécutif a fait pression pour faire aboutir les négociations entre les cheminots et la direction de la SNCF.

Selon le syndicat réformateur CFDT, il a véritablement "forcé la main de l'entreprise" notamment pour obtenir le maintien des règles actuelles sur le repos hebdomadaire des conducteurs.

Toujours pour éviter l'embrasement social, le gouvernement a annoncé une revalorisation du salaire des enseignants. La veille, il avait sauvegardé des crédits pour la recherche.

"Noël est en mai", a ironisé le président du Sénat Gérard Larcher (droite), tandis que le quotidien Le Monde titrait "Le gouvernement cherche la paix sociale".

Le gouvernement essaie-t-il de prévenir tout autre front en donnant satisfaction à des revendications catégorielles ? "Je ne nie pas qu'il y ait un contexte mais l'idée d'un troc, non !", a déclaré le Premier ministre Manuel Valls dans un échange avec la presse.

- Refus de céder -

L'exécutif a réaffirmé en revanche son refus de céder sur la réforme du droit du travail. "Reculer serait une faute politique", selon Manuel Valls. "Si on abandonne, si on cède", c'est acter "au fond que le blocage paie", fait valoir son entourage.

Le projet "ne sera pas retiré", a aussi réaffirmé le président François Hollande.

Pour l'exécutif, qui connaît une impopularité record, la loi, en cours de discussion au Parlement, doit permettre d'adapter les règles du travail à la réalité de l'entreprise et favoriser ainsi la lutte contre un chômage endémique (10%).

Estimant qu'elle va accroître la précarité des salariés, ses détracteurs continuent de réclamer le retrait pur et simple du texte et ont programmé une nouvelle journée de manifestations pour le 14 juin.

En attendant, les syndicats contestataires CGT et FO, majoritaires à eux deux, mobilisent leurs militants dans tous les secteurs.

La grève, entamée il y a près de deux semaines, s'est poursuivie mardi dans les raffineries, mais l'industrie pétrolière a constaté "une très nette amélioration" de l'approvisionnement des stations services.

La CGT a également appelé à la grève dans le métro et les transports publics parisiens à partir de jeudi. Selon des estimations de la direction, les perturbations devraient toutefois être très légères. D'autres actions ont lieu dans le secteur du ramassage des déchets et dans les aéroports.

Dans le transport aérien, les négociations entre la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) et l'ensemble des syndicats n'ont pas abouti à une levée des préavis de grève déposés pour les 3, 4 et 5 juin. Les discussions doivent continuer.

Parallèlement, le SNPL, syndicat de pilotes majoritaire à la compagnie Air France, a voté pour le principe d'une grève dure en juin contre des mesures de productivité.

Le Medef, principale organisation patronale, dont le président s'est attiré les foudres de la CGT en comparant ses militants à des "terroristes", a surenchéri mardi, appelant les entreprises touchées par les blocages à porter plainte pour "délit d'entrave à la liberté du travail".

Disant connaître "trop bien la France pour être surpris par la réaction" suscitée par le projet de réforme, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a jugé mardi qu'il ne s'agissait pourtant pas "d'un attentat contre le droit du travail".

Avec AFPCFDT

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Coronavirus : plus de 20.000 cas déclarés en Amérique latine

Un voyageur, portant un masque pour éviter le coronavirus, arrive à l'aéroport international de Guarulhos à Guarulhos, État de Sao Paulo, Brésil, le 27 février 2020. (Photo: REUTERS / Amanda Perobelli)

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.


A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès.

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

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A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès

ll est suivi par l'Equateur (2.748, 93) et la République dominicaine (1.284, 57). Viennent ensuite le Mexique (1.215, 29), le Panama (1.181, 30), tandis que l'Argentine enregistre 1.054 contamination et 27 décès.

Des mesures de confinement obligatoire ont ainsi été mises en place dans de très nombreux pays latino-américains, notamment au Pérou, au Venezuela, en Argentine, en Colombie, en Bolivie, au Salvador et au Panama. Des couvre-feux aux horaires étendus ont également été décrétés dans plusieurs pays.

Les frontières sont fermées dans la quasi-totalité de la région.

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 45.719 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 19H00 GMT.

L'OMS a alerté sur la progression "quasi-exponentielle" de la pandémie, alors que le nombre de décès a plus que doublé en une semaine.

Le coronavirus a fait au moins 43.000 morts et plus de 870.000 dans le monde

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Coronavirus: le G20 viendra en aide aux pays pauvres

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