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RDC

Etienne Tshisekedi enfin inhumé en présence de son fils président en RDC

Le cercueil d'Etienne Tshisekedi est porté lors de la cérémonie de deuil devant le stade des Martyrs du Pentecôte à Kinshasa, le 31 mai 2019.

Etienne Tshisekedi, figure de l'histoire du Congo et père de l'actuel président Félix Tshisekedi, a enfin été inhumé samedi près de Kinshasa deux ans et quatre mois après sa mort en Belgique, en présence de son fils visiblement ému.

L'opposant historique et ex-Premier ministre, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles, a été inhumé dans une concession privée à la Nsele à la sortie de la mégapole congolaise, entre le fleuve Congo et les plateaux Bateke, a constaté une équipe de l'AFP.

L'enterrement a eu lieu en présence de son fils Félix, 55 ans, investi président le 24 janvier, et de son homologue et voisin du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, 35 ans de pouvoir au total depuis 1979.

Cet enterrement a mis fin à trois jours de funérailles et surtout 28 mois d'exil de fait d'une dépouille mortuaire dans un funérarium à Bruxelles.

Etienne Tshisekedi est décédé à l'âge de 84 ans d'une embolie pulmonaire dans la capitale belge où il se faisait soigner. Son corps n'avait jamais pu être rapatrié faute d'accord sur l'organisation des obsèques famille et son parti l'UDPS, et l'ancien régime de Joseph Kabila.

Les trois jours de funérailles ont permis à son fils de resserrer les liens avec les pays voisins. Outre Sassou Nguesso, quatre présidents ont "réhaussé de leur présence" -comme disent les commentateurs à Kinshasa- les cérémonies des funérailles: Paul Kagame (Rwanda), Joao Lourenço (Angola), Faustin-Archange Touadéra (Centrafrique) et Edgar Lungu (Zambie).

L'Ouganda s'est fait représenté par son vice-président Edward Ssekandi.

La présence à Kinshasa du président rwandais, pour la première fois depuis 2010, a marqué un nouveau degré dans le réchauffement des relations entre les deux pays qui se regardent avec une grande méfiance depuis le génocide de 1994 au Rwanda.

Sur le plan intérieur, les trois jours de funérailles n'ont pas apaisé toutes les tensions post-élections du 30 décembre 2018.

L'opposant Martin Fayulu, qui conteste la victoire de Félix Tshisekedi et revendique la "vérité des urnes", n'a fait aucune apparition, pas plus que son allié Moïse Katumbi, revenu de trois ans d'exil le 20 mai.

L'ex-président Joseph Kabila, avec qui Tshisekedi fils a passé un accord de coalition pour diriger la RDC, s'est fait représenter par son ancien directeur de cabinet.

Avant l'inhumation, l'ex-opposant a été honoré par des dizaines de milliers de personnes au stade des Martyrs samedi à Kinshasa. Etienne Tshisekedi a été admis à titre posthume dans l'ordre national "Héros nationaux" Kabila-Lumumba, au grade de grand Cordon, selon une ordonnance présidentielle.

Tshisekedi avait fondé dans l'ex-Zaïre en 1982 l'UDPS, le premier parti d'opposition à la dictature de Mobutu Sese Seko.

Il a été brièvement Premier ministre dans les années 90 pendant la transition vers le multipartisme, avant d'incarner de nouveau l'opposition aux Kabila père et fils.

L'hommage le plus vibrant de la journée est venu de l'actuel président par intérim de l'UDPS Jean-Marc Kabund, chahuté ces temps-ci par la base du parti.

"A l'instar d'un Gandhi, d'un Nelson Mandela, d'un Martin Luther King, le combat d'Etienne Tshisekedi était pour la dignité, la liberté et l'épanouissement de l'homme congolais", a déclaré M. Kabund.

Le coût des obsèques a été estimé à au moins 2,5 millions de dollars par la présidence congolaise.

Un imbroglio de dernière minute a retardé jeudi l'arrivée de l'avion, qui s'est posé finalement à 18h22, avec dix heures de retard.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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