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Etat d'urgence en France : des « restrictions excessives », selon des experts de l'ONU

Le Président français Francois Hollande lors de la declaration de l'etat d'urgence le soir du 13 novembre 2015

La France ne devrait pas prolonger l’état d’urgence après le 26 février. C’est la recommandation qui a été faite de la part d’experts de l’ONU en droits de l’Homme.

Ces experts ont estimé que l’état d’urgence, et plus particulièrement la loi sur la surveillance des communications électroniques, imposait des «restrictions excessives et disproportionnées sur les libertés fondamentales».

Parmi les cinq rapporteurs du dossier figure le chargé de la promotion et de la protection du droit à la liberté d’opinion, David Kay ; et le rapporteur sur la protection des droits de l'Homme et des libertés fondamentales dans le cadre de la lutte antiterroriste, Ben Emmerson.

"Alors que la France débat sur le renforcement des mesures dans la lutte contre le terrorisme, et à cet effet s'engage dans une réforme de la procédure pénale, nous appelons à réviser ces dispositions et possibles réformes, afin d'assurer leur conformité au regard du droit international des droits de l'homme", écrivent-ils dans un communiqué.

Afin de garantir l’état de droit et prévenir des procédures arbitraires, les experts recommandent l’exercice d’un contrôle judiciaire préalable sur les mesures antiterroristes. Or la loi sur l'état d'urgence, qui élargit temporairement les pouvoirs de l'exécutif notamment dans la lutte contre le terrorisme, "ne permet un contrôle judiciaire qu'a posteriori", déplorent-ils.

C’est donc pour cette raison qu’ils conseillent à la France de ne pas prolonger l’Etat d’urgence au-delà du 26 février.

Par ailleurs, les rapporteurs trouvent "particulièrement alarmant que des militants écologistes aient pu être assignés à résidence dans le cadre de l'état d'urgence invoqué suite aux attentats de novembre".

Selon eux, "ces mesures ne semblent pas s'ajuster aux principes fondamentaux de nécessité et de proportionnalité", ont-ils noté.

Avec AFP

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Coronavirus : le bilan atteint 2.000 morts en Chine

Des agents de la santé s'occupent d'un patient en isolation à l'hôpital de la Croix-Rouge de Wuhan, l'épicentre de la nouvelle épidémie de coronavirus, dans la province de Hubei, en Chine, le 16 février 2020. (China Daily via REUTERS)

Le bilan de l'épidémie provoquée par le nouveau coronavirus a atteint 2.000 morts en Chine, après l'annonce mercredi par les autorités de la province de Hubei (centre), épicentre de la crise, de 132 nouveaux décès.

Dans son bulletin quotidien, la commission sanitaire de la province a également fait état de 1.693 nouveaux cas de contamination, le chiffre le plus faible en une semaine.

Avec ce nouveau bilan dans le Hubei, le nombre de contaminations en Chine continentale atteint au moins 74.000.

L'OMS confirme un premier cas de coronavirus en Afrique
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Ailleurs dans le monde, environ 900 cas de contamination, et seulement cinq décès, ont été recensés dans une trentaine de pays.

Citant une étude du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies portant sur plus de 72.000 personnes, le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné lundi que plus de 80% des patients souffraient d'une forme bénigne de la maladie.

Toujours selon cette enquête, jusqu'à 39 ans, le taux de mortalité du Covid-19 reste très bas, à 0,2%, puis s'élève progressivement avec l'âge.

L’astronaute Christina Koch raconte ses onze mois dans l'espace

L'astronaute américaine Christina Koch

Christina Koch, l'astronaute ayant battu le record féminin du temps passé dans l'espace, s'est confiée sur ses 328 jours en apesanteur depuis le Centre spatial Johnson de Houston, au Texas.

A la Nasa, "On a l'habitude de dire, c'est un marathon, pas un sprint, mais dans mon cas on disait: c'est un ultra-marathon, pas un marathon", a-t-elle déclaré à propos de ses onze mois passés à bord de la Station Spatiale Internationale.

L'astronaute de 41 ans a atterri le 6 février dans les steppes du Kazakhstan, en Asie centrale, avec ses collègues, Luca Parmitano de l'Agence Spatiale Européenne et le cosmonaute russe Alexandre Skvortsov.

L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.
L'astronaute américaine Christina Koch après l'atterrissage de la capsule spatiale russe Soyouz MS-13 à 150 km au sud-est de Zhezkazgan, au Kazakhstan, le 6 février 2020.

"J'ai dû me réhabituer à marcher", s'est amusée Christina Koch, remarquant aussi: "Pendant mes deux premières minutes de retour sur Terre, j'ai vu plus de visages qu'en un an!"

Cette ingénieure américaine était déjà entrée dans l'histoire en participant à la première sortie spatiale 100% féminine, qu'elle avait effectuée en octobre 2019 avec Jessica Meir, une biologiste marine.

SpaceX cherche quatre clients privés pour un vol dans l'espace

"Je pense que ces jalons motivent les gens et qu'il est important de les reconnaître", a-t-elle noté, tout en assurant "ne plus trop y avoir pensé" une fois dans l'espace. "Ce n'était qu'une question de temps avant que cela arrive", a-t-elle ajouté, rappelant que sa promotion d'astronaute était paritaire.

Pour profiter au maximum des 223 millions de kilomètres parcourus, l'équivalent de 291 allers-retours sur la Lune, Christina Koch a expliqué s'être "focalisée sur les choses qu'on a" dans l'espace et "qu'on n'aura plus jamais" une fois de retour sur Terre.

Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.
Les astronautes américaines Jessica Meir (G) et Christina Koch dans la Station Spatiale Internationale. Photo publiée par la NASA le 17 octobre 2019.

Pendant sa mission, elle a participé à plus de 210 études scientifiques et a elle-même été l'objet d'expériences visant à observer "les effets d'un voyage spatial longue-durée sur une femme", précise la Nasa, qui prépare le retour des astronautes américains sur la Lune à partir de 2024, et peut-être sur Mars dans la décennie à venir.

La mission de Christina Koch, qui a effectué six sorties spatiales, dont les trois premières entièrement féminines, était le deuxième plus long voyage spatial solo parmi les astronautes de la Nasa, le record étant détenu par Scott Kelly, qui a passé 340 jours d'affilée sur l'ISS avant de revenir sur Terre en 2016.

Coronavirus : près de 1.900 morts, mais l'OMS se veut rassurante

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SpaceX cherche quatre clients privés pour un vol dans l'espace

Lancement d'une fusée Falcon 9 de SpaceX à la base aérienne de Cape Canaveral, en Floride, le mercredi 29 janvier 2020. (AP Photo/John Raoux)

La compagnie spatiale américaine SpaceX a annoncé lundi un partenariat pour envoyer jusqu'à quatre clients privés dans l'espace, mais on ignore le prix du billet.

SpaceX a passé un accord avec la société Space Adventures, basée près de Washington et qui a servi d'intermédiaire pour envoyer huit touristes spatiaux dans la Station spatiale internationale (ISS) via l'agence spatiale russe et les fusées Soyouz. Le premier de ces touristes fut Dennis Tito en 2001, qui avait payé 20 millions de dollars pour un séjour de huit jours dans l'ISS. Le dernier en date fut le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, en 2009.

SpaceX les fera voyager à bord de sa capsule Crew Dragon, qu'elle a développée pour transporter des astronautes de la Nasa et qui devrait effectuer son premier vol habité dans quelques mois, à une date non encore fixée.

Les vols privés ne comporteront pas de séjour dans l'ISS, selon le communiqué de SpaceX.

"Cette mission historique ouvrira la voie aux vols spatiaux pour tous ceux qui en rêvent", a déclaré Gwynne Shotwell, présidente de SpaceX, société fondée par le milliardaire Elon Musk.

La date, la durée et le programme de la mission n'ont pas été précisés, mais Eric Anderson, président de Space Adventures, a indiqué que le vol permettrait "d'atteindre deux fois l'altitude des missions précédentes d'astronaute civil ou de visiteur de la station spatiale". L'ISS vole à environ 400 km d'altitude.

Dans le domaine du tourisme spatial, les sociétés Virgin Galactic et Blue Origin sont en train de développer des vaisseaux capables d'envoyer juste au-dessus de la frontière de l'espace, soit beaucoup plus bas (80 ou 100 km selon les définitions choisies respectivement par chaque société), pendant quelques minutes, des passagers privés, moyennant 250.000 dollars ou plus dans le cas de Virgin.

Ce qu'offre SpaceX avec Crew Dragon est une mission beaucoup plus coûteuse, des dizaines de millions de dollars sans doute, à des centaines de km d'altitude, lancée par une fusée Falcon 9, la même qui envoie des sateltites et enverra des astronautes vers l'ISS.

Parallèlement, Boeing est également en train de développer pour la Nasa une capsule orbitale, Starliner, pour rallier l'ISS. Starliner pourra également faire voler des passagers privés à l'avenir, mais son développement est freiné par d'importants problèmes de logiciels qui ont failli provoquer sa perte lors d'une mission d'essai non habitée en décembre.

Banque: des dizaines de milliers de suppressions de postes annoncées dans le monde

Des passants devant un panneau vandalisé près d'une succursale de la banque HSBC endommagée par des manifestants pro-démocratie à Hong Kong, le 4 janvier 2020. (AP)

Les grands groupes bancaires de la planète vont supprimer des dizaines de milliers de postes ces prochaines années, conséquence d'une pluie de défis tels que la révolution numérique, les taux bas ou encore l'émergence de nouveaux acteurs.

Dernières annonces en date, celle mardi du géant bancaire HSBC et celle la semaine précédente du groupe italien UniCredit. Dans certains établissements, de futures embauches compenseront ces coupes.

Voici un récapitulatif des principales annonces ces derniers mois:

HSBC

Le géant bancaire HSBC, qui emploie 235.000 collaborateurs, a dévoilé mardi des projets de réorganisation radicaux impliquant la suppression de 35.000 emplois en trois ans et une réduction de ses activités aux Etats-Unis et en Europe, après avoir essuyé en 2019 une chute de 53% de son bénéfice net.

Le groupe, déjà engagé dans un vaste plan de réduction de coûts, prévoit désormais de réduire ses effectifs de pratiquement 15%.

UniCredit

La banque italienne UniCredit avait annoncé en décembre, dans le cadre de son plan stratégique 2019-2023, un plan de 8.000 suppressions d'emplois, s'ajoutant aux 14.000 équivalents temps plein déjà supprimés depuis 2017.

UniCredit a confirmé la semaine passée aux syndicats qu'elle entendait supprimer 6.000 emplois et fermer 450 agences en Italie d'ici 2023, provoquant la colère de ces organisations.

Morgan Stanley

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley est engagée dans la suppression de plus de 1.500 emplois à travers le monde, soit 2% de ses effectifs, afin de faire des économies et de s'adapter à l'environnement économique, rapportaient fin décembre des médias américains.

Les fonctions les plus touchées sont dans le département technologies, les fonctions support et les analystes-maison. Les traders ne sont pas non plus épargnés, ont affirmé ces médias.

Morgan Stanley, dont le siège est à Times Square au centre de Manhattan, employait 60.532 personnes au 30 septembre.

Société Générale

Le groupe français était l'un des premiers en 2015 à annoncer la refonte de son réseau de détail en France, face à la baisse de fréquentation des agences et au virage du numérique.

Entre 2016 et 2020, Société Générale, qui emploie plus de 147.000 personnes, a programmé la suppression de plus de 5.000 postes.

Commerzbank

En crise depuis plusieurs années, la deuxième banque allemande a annoncé mi-septembre la suppression de 4.300 emplois dans le monde et de 200 agences. Parallèlement, elle compte créer 2.000 emplois. En 2016, elle annonçait un plan de réduction de 9.600 postes à l'horizon 2020 qui a déjà été bouclé.

Deutsche Bank

La première banque allemande a annoncé début juillet le plus grand plan de restructuration de son histoire avec la suppression de 18.000 emplois d'ici à 2022. L'an dernier, elle avait déjà supprimé 6.000 postes.

Barclays

Après plusieurs années de résultats en dents de scie, la banque britannique, minée par des litiges aux Etats-Unis et dans son pays, est revenue dans le vert en 2018 et en 2019. Début août, la banque a indiqué avoir supprimé 3.000 postes lors du deuxième trimestre 2019 et vouloir réduire davantage ses coûts.

BNP Paribas

Le groupe BNP Paribas négocie actuellement un plan de départs volontaires dans sa filiale de gestion d'actifs afin de réduire de 10% ses effectifs parisiens.

Fin août, la première banque française avait par ailleurs confirmé envisager la suppression d'environ 20% des effectifs de sa filiale de conservation de titres en France, soit une réduction de 446 à 546 postes d'ici à 2021.

En mars, BNP Paribas Fortis, sa filiale belge, avait confirmé réduire de 40% son nombre d'agences et supprimer quelque 2.200 emplois d'ici trois ans. En Italie, la banque a lancé cet été un plan de départs anticipés à la retraite, réduisant ses effectifs de 1.500 postes à horizon 2021.

Santander

La banque espagnole a annoncé en juin la suppression de 10% de ses effectifs en Espagne, soit 3.200 emplois. Cette restructuration est la conséquence de l'absorption en 2017 de sa rivale Banco Popular.

Début 2019, la première banque de la zone euro par la capitalisation boursière avait par ailleurs annoncé la réduction de son réseau au Royaume-Uni, entraînant la suppression de 1.270 emplois.

CaixaBank

La troisième banque espagnole CaixaBank a négocié avec les syndicats un plan de départs volontaires prévoyant la suppression de plus de 2.000 postes d'ici à la fin 2020.

Et aussi...

Le bancassureur belge KBC compte supprimer 1.400 emplois en Belgique d'ici à 2022 afin d'améliorer son "efficacité opérationnelle".

La banque régionale allemande HSH Nordbank compte supprimer 700 emplois sur un total de 1.700, une mesure intervenant peu de temps après son rachat par des investisseurs privés.

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