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Esclavage en Libye : Niamey convoque l'ambassadeur de Libye


Un homme brandit une affiche mentionnant "Non non à l'esclavage" au cours d'une marche contre "l'esclavage en Libye", Paris, 18 novembre 2017.

Le Niger a convoqué dimanche l'ambassadeur de Libye à Niamey pour faire part de "l'indignation du président Issoufou sur la vente de migrants africains" comme esclaves en Libye, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Ibrahim Yacoubou.

M. Yacoubou a ajouté, sur son compte Twitter, avoir notifié au diplomate libyen que "tout doit être mis en oeuvre pour faire cesser cette ignominie" dont les "auteurs" doivent être "sanctionnés".

Le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui s'était déjà "indigné" jeudi de la vente aux enchères de migrants-esclaves en Libye, a demandé que le sujet soit inscrit à l'ordre du jour du sommet entre l'Union Africaine et l'Union Européenne prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan.

"La vente aux enchères de migrants comme esclaves en Libye m'indigne profondément. J'en appelle aux autorités libyennes et aux organisations internationales, afin que tout soit mis en oeuvre pour que cesse cette pratique d'un autre âge, que nous croyions à jamais révolue", s'est insurgé le président nigérien.

Plusieurs ONG nigériennes ont également condamné la vente de migrants en Libye, Etat voisin du Niger.

Porte du Sahara, Agadez, plus grande ville du nord du Niger, est une plaque tournante du trafic d'êtres humains voulant gagner l'Europe via la Libye voisine.

Le durcissement des mesures législatives et des contrôles sécuritaires aux frontières, avec l'aide de l'UE, ne semblent pas décourager migrants et passeurs.

En début de semaine, un groupe de 25 migrants originaires d'Erythrée, d'Ethiopie et du Soudan et coincés en Libye dans une situation très vulnérable, sont arrivés à Niamey après avoir été évacués par l'ONU.

Avec AFP

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