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RDC

Epidémie de choléra à Lubumbashi et sa région

Des enfants marchent devant des panneaux écrits en français, à Kinshasa, en RDC, le 18 janvier 2018.

Une épidémie de choléra touche Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo, et sa région, a indiqué à la presse le ministre provincial de la Santé.

Le choléra a tué une soixantaine de personnes dans la province du Haut Katanga dont plusieurs dizaines à Lubumbashi, capitale économique et minière, a précisé vendredi le ministre provincial de la Santé, Modeste Balloy.

L'épidémie a commencé au mois d'août selon lui.

"La courbe épidémiologique montre depuis le 24 août 2018 (...) un total de 1.304 malades enregistrés et 64 décès dont 42 intra-hospitaliers et 22 communautaires", a-t-il dit, cité par la radio onusienne Okapi.

Le foyer de cette épidémie se trouve dans l'est de la ville de Lubumbashi, dans un quartier privé d'eau potable où les habitants consomment de l'eau d'une rivière contenant des matières fécales, a indiqué l'officiel à un correspondant de l'AFP.

Le choléra est endémique en RDC.

En novembre 2018, l'Organisation mondiale de la Santé indiquait qu'"un total de "25.170 cas de choléra dont 857 décès (3,4%)" ont été notifiés depuis le début de l’année en RDC.

Au moins un cas de choléra a été notifié dans 21 des 26 provinces du pays.

En 2017, le choléra a tué 1.190 personnes en RDC pour 55.000 cas.

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Renocotre entre Félix Tshisekedi et Mark Greene sur Ebola

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Le chef de l'ONU bientôt en RDCongo pour encourager à lutter contre Ebola

Antonio Guterres Secrétaire général des Nations Unies lors du débat général de la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2018.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se rendra en fin de semaine prochaine en République démocratique du Congo, notamment dans le Kivu (est) pour rencontrer des survivants et des personnels soignants, a annoncé mercredi son porte-parole.

Antonio Guterres est attendu samedi 31 août dans cette province congolaise au terme d'un voyage qui l'aura conduit au préalable en France pour un sommet du G7 et au Japon pour une conférence sur le développement en Afrique, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.

Cette visite en RDC, initialement envisagée à l'été 2018, avait été repoussée à plusieurs reprises pour diverses raisons.

Son déplacement dans ce pays durera trois jours avec une première visite dans la province du Nord Kivu "pour mobiliser davantage de moyens face à l'épidémie d'Ebola", a indiqué le porte-parole. Il rencontrera des survivants et des personnels soignants dans un centre de traitement contre la maladie.

Dans l'est congolais, il étudiera aussi l'application du mandat de la force de Casques bleus pour protéger les civils et aider les autorités à consolider la stabilité dans le pays, a-t-il ajouté.

Antonio Guterres verra ensuite à Kinshasa le président congolais Félix Tshisekedi et d'autres responsables gouvernementaux, des membres de l'opposition et des représentants de la société civile.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humain direct a déjà tué plus de 1.930 personnes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a élevée au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Soixante-deux personnes accusées de massacres de civils en Ituri

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L'eau du lac Kivu cruciale dans la lutte contre Ebola à Goma

Des hommes et des femmes puisent l’eau du lac Kivu, à Goma, pour aller la vendre dans des quartiers non ou mal desservis par la Régie de distribution et traitement d’eau du Nord-kivu.

La lutte contre Ebola à Goma, carrefour commercial en proie à de graves pénuries d'eau dans l'est de la République démocratique du Congo, dépend de la générosité du lac Kivu qui alimente en eau les équipes sanitaires.

Une règle d'or pour éviter la propagation d'Ebola: se laver les mains régulièrement. A Goma, l'équipe de la riposte à Ebola a besoin de 33 m3 d'eau par jour pour ravitailler une dizaine de points de contrôle de la maladie, indique Léon Salibaya, un responsable de l'équipe chargée de la prévention et contrôle des infections.

"L'eau du lac nous aide particulièrement dans la prévention, car elle est abondante", explique Jean Nepo, superviseur de la riposte contre Ebola au port public de Goma.

Trouver de l'eau est pourtant un casse-tête à Goma. Le réseau de distribution géré par l'opérateur public, la Regideso, est vétuste et ne couvre pas l'ensemble des quartiers de cette ville d'environ deux millions d'habitants.

"L'opérateur public ne couvre que la moitié des besoins en eau des habitants de la ville", selon Mutete Mwenyemali, un responsable administratif local.

Tous les jours de nombreuses personnes vont s'approvisionner au lac, au bord duquel s'alignent les camions citernes dans l'attente du pompage.

- Lavage obligatoire -

Les responsables de la riposte organisent plusieurs rotations de camions-citernes au quotidien. Une fois récupérée, l'eau du lac est traitée au chlore, puis distribuée dans les réservoirs situés aux différents points de contrôle.

Placés en hauteur, ces réservoirs - estampillés OIM (Organisation internationale pour les migrations) ou Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) - sont visibles dans la ville au niveau des points de contrôle. Des membres des équipes de la riposte y puisent de l'eau chlorée qui sert au lavage des mains des passants.

Mobiles, certains agents vont vers des passants munis des carafes à pression, les obligeant à se laver les mains pour les désinfecter avant de poursuivre leur chemin.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humains directs et étroit a déjà tué plus de 1.930 personnes. Cette épidémie a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine.

Mais quatre cas, dont deux mortels, sont récemment apparus à Goma, avec les risques de propagation propres à une grande ville densément peuplée, du surcroit plate-forme de transport régionale. Cette évolution a amené l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé l'épidémie au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Les points de contrôle publics où les lavages des mains sont obligatoires sont notamment situés au port, à la frontière avec le Rwanda et dans quelques artères très fréquentés de Goma.

Le lac Kivu est un élément essentiel de l'arrêt de la propagation de la maladie mais aussi une ressource précieuse pour la population locale. Ici tout le monde récupère cette eau: les particuliers, les hôtels, les écoles, les centres de santé, les débits de boisson.

Les foyers ne sont pas en reste. Des femmes, des jeunes, filles et garçons, portant des bidons jaunes convergent toute la journée en petits groupes vers le lac pour y puiser de l'eau. Ils en profitent aussi pour prendre un bain. Pendant ce temps, des femmes font la lessive ou la vaisselle.

"Si le lac n'était pas là, ça serait catastrophique. Peut être que les équipes de la riposte iraient prendre l'eau ailleurs, peut être au Rwanda, mais ça serait terrible. Le lac, c'est notre seule source de vie en eau potable", soupire Jacques Sinzahera, un activiste pro-démocratie.

Avec AFP

Foire internationale des arts et de la créativité à Bukavu

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