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En Chine, des ouvriers de Coca-Cola se mettent en grève dans trois villes

Coca-Cola

Des ouvriers travaillant pour Coca-Cola se sont mis en grève dans trois villes chinoises, s'inquiétant pour leur travail et leur niveau de salaire après la décision du fabricant américain de boissons gazeuses de céder ses activités d'embouteillage en Chine.

Coca-Cola a annoncé la semaine dernière qu'il s'apprêtait à vendre la totalité de ses activités d'embouteillage en Chine continentale au conglomérat hongkongais Swire Pacific et au groupe étatique Cofco, géant chinois de l'agroalimentaire.

Cette opération, qui s'inscrit dans les efforts de restructuration de l'entreprise, a provoqué une vive inquiétude chez les employés concernés, qui redoutent que les repreneurs --même s'ils comprennent une société d'Etat-- ne sabrent dans les effectifs et abaissent les salaires.

Des ouvriers de trois usines ont appelé lundi à des grèves coordonnées, selon plusieurs sources.

Des clichés partagés en ligne montrent une grande banderole rouge devant un bâtiment industriel de Chongqing (sud-ouest): "Nous avons travaillé dur pendant une décennie, mais nous sommes vendus en moins d'une seconde. Indemnisation!".

Des grèves simultanées ont également eu lieu sur des sites de Chengdu (sud-ouest) et dans la province du Jilin (nord-est), selon des messages et clichés partagés sur les réseaux sociaux.

Un ouvrier de l'usine de Chengdu a indiqué jeudi à l'AFP, sous couvert d'anonymat, que plus de 600 employés s'étaient mis en grève.

Les salariés redoutent que le changement de statut leur fasse perdre les avantages associés à leur travail, voire conduise à une suppression d'emploi ou des baisses drastiques de salaire.

"Nous exigeons que l'entreprise dévoile les détails du processus de franchisation et ses projets pendant la période de transition" et qu'elle "verse des primes d'indemnisation" avant que l'opération ne soit finalisée, a expliqué l'employé.

Des affrontements entre forces de l'ordre et grévistes ont eu lieu à Chongqing, selon des photos disponibles en ligne, montrant des policiers poussant un groupe d'ouvriers en uniforme rouge emblématique de la marque américaine. Contactée par l'AFP, la police municipale a indiqué ne pas avoir d'informations à ce sujet.

AVEC AFP

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Le Sénat valide Antony Blinken comme secrétaire d'État

Antony Blinken lors de son audition devant la commission des relations étrangères du Sénat américain à Washington, le 19 janvier 2021.

Le Sénat américain a confirmé mardi Antony Blinken comme diplomate en chef.

M. Blinken, 58 ans, a été confirmé par un vote de 72 sénateurs pour et 22 contre.

Il devient ainsi le 71e secrétaire d'État des États-Unis, occupant le poste le plus élevé du cabinet et le quatrième dans la ligne de la succession présidentielle.

Lors d'une audience de confirmation la semaine dernière, M. Blinken s'était dit préoccupé par "la violence dirigée contre la population anglophone" au Cameroun.

Il a aussi déclaré qu'il était prêt à relever les défis posés par la Chine, l'Iran, la Russie et la Corée du Nord. Il a ajouté que la Chine "représente le défi le plus important" pour les intérêts nationaux des États-Unis, tout en notant qu'il y a place pour la coopération.

"Il y a de plus en plus d'aspects contradictoires dans la relation ; certainement des aspects compétitifs, et encore quelques aspects coopératifs, quand c'est dans notre intérêt mutuel", a-t-il expliqué.

Des sénateurs républicains ont exprimé des inquiétudes concernant l'éventualité qu'il n'aide la nouvelle administration à réintégrer l'accord nucléaire de 2015 avec l'Iran et qu'il ne mette fin à la stratégie de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump contre cette puissance en devenir au Moyen-Orient.

M. Blinken s'est engagé à remonter le moral du Département d'Etat et du corps diplomatique.

Il a déclaré qu'il considérait que le leadership des États-Unis à l'étranger était basé sur "l'humilité et la confiance".

Le nouveau secrétaire d'Etat avait déjà fait partie de l'équipe diplomatique sous l'administration Obama. Il entretient des liens étroits avec le président Joe Biden. Il a été directeur du personnel de la commission sénatoriale des relations étrangères lorsque M. Biden était président de cette commission. Par la suite, il a été le conseiller de Biden lorsque ce dernier était vice-président.

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Démission du Premier ministre italien Giuseppe Conte

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte lors d'une session au Sénat, la chambre haute du Parlement, sur la propagation du coronavirus, à Rome, Italie, le 26 mars 2020.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a remis mardi sa démission au chef de l'Etat Sergio Mattarella, espérant avoir la possibilité de former une nouvelle coalition et de reconstituer sa majorité parlementaire.

L'aggravation de la crise politique se déroule sur fond de pandémie qui a tué plus de 85 000 Italiens, soit le deuxième plus grand nombre de décès en Europe après le Royaume-Uni et le sixième plus grand nombre dans le monde.

Au pouvoir depuis 2018, M. Conte, 56 ans, a perdu sa majorité absolue au Sénat la semaine dernière lorsqu'un parti allié, Italia Viva dirigé par l'ancien Premier ministre Matteo Renzi, a claqué la porte à cause d’un conflit sur la gestion de la riposte au coronavirus et sur le ralentissement économique.

Le président Mattarella entamera dès mercredi des consultations avec les chefs de partis, a indiqué son bureau dans une déclaration.

Si M. Mattarella pense que M. Conte peut obtenir le soutien nécessaire pour mettre en place une nouvelle administration, le président lui donnera probablement quelques jours pour essayer de finaliser un accord et d’établir une nouvelle équipe ministérielle.

Jusqu'à présent, les principaux partis de la coalition, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocratique (PD) de centre-gauche, ont soutenu les efforts de M. Conte pour rester au pouvoir.

Des élections anticipées ?

Cependant, si M. Conte ne peut pas trouver de nouveaux alliés, le président Mattarella devra trouver un autre candidat capable de former une coalition viable.

Si cette option échoue, le président devra convoquer des élections deux ans avant la date prévue. Les analystes politiques pensent que c'est le scénario le moins probable.

La crise du coronavirus en Italie a déclenché la pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale et le gouvernement s'efforce de mettre au point un plan sur la meilleure façon de dépenser quelque 200 milliards d'euros (240 milliards de dollars) de fonds de l'Union européenne pour aider l'économie à se redresser.

M. Renzi a accusé M. Conte de manquer de vision stratégique, affirmant qu'il risquait de gaspiller la manne sans précédent de l'UE.

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