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En Afrique, le braconnage inquiète les professionnels du tourisme

Un éléphant retrouvé mort avec ses défenses d'ivoire méthodiquement arrachées au Botswana, sur une photo publiée le 4 septembre 2018. (Twitter/IFAW)

Les difficultés de la protection des espèces animales emblématiques de l'Afrique comme le rhinocéros ou l'éléphant inquiètent les professionnels du tourisme, qui redoutent qu'elles ne freinent le flot des visiteurs étrangers sur le continent.

"A l'évidence, elles ont un impact négatif", a résumé cette semaine le patron de l'Association du tourisme africain (ATA), Naledi Khabo, à l'occasion d'un sommet du secteur réuni au Cap (sud-ouest) à l'initiative d'Airbnb.

"Qu'il s'agisse d'hommes ou d'animaux, voir des morts pareilles a forcément des conséquences" sur notre activité, a-t-elle ajouté.

Ces dernières semaines, plusieurs événements ont terni l'image de sanctuaire de la faune sauvage de l'Afrique, l'un de ses principaux "produits d'appel".

Il y a d'abord eu le fiasco du transfert mal préparé de onze rhinocéros d'un parc kényan vers un autre, qui s'est soldé par leur mort par déshydratation.

"C'est malheureux (...), il est clair que l'affaire n'a pas été bien gérée par mes officiers, et nous avons pris des mesures pour y remédier", a reconnu, penaud, au Cap, le ministre kényan du Tourisme Najib Balala.

Et puis il y a eu l'affaire des éléphants du Botswana, qui abrite leur plus grande population en Afrique.

Son arsenal très répressif a fait de ce pays un modèle dans la lutte antibraconnage. Mais au début du mois, une ONG y a dénoncé la mort d'une centaine de pachydermes lors d'un massacre sans précédent qu'elle a attribué à la décision des autorités de désarmer ses "rangers".

Le gouvernement de Gaborone et des scientifiques ont remis en cause la réalité de ces massacres mais trop tard, la réputation du pays a déjà souffert de l'incident.

"Ce qui est triste avec cet incident au Botswana, c'est que la presse n'a titré que sur ce qui s'est passé, sans s'interroger sur le pourquoi ni sur l'après", a regretté l'auteure de récits de voyages Anita Mendiratta.

"Mesures fortes"

Les crimes environnementaux coûtent chaque année plus de 70 milliards de dollars aux pays en développement.

L'Afrique est la cible des braconniers qui s'arrachent les défenses de ses éléphants et les cornes de ses rhinocéros pour satisfaire, à prix d'or, la demande de la médecine traditionnelle asiatique.

Ces dernières années, les pays qui accueillent les amateurs de safaris ont considérablement renforcé leurs moyens pour lutter contre le trafic d'ivoire.

Des efforts loués par les tour-opérateurs. "Il est essentiel que le gouvernement et les professionnels du tourisme prennent des mesures fortes et punissent sévèrement les trafiquants", se réjouit Naledi Khabo.

"Le nombre de rhinocéros protégés au Kenya est passé de 300 il y a trente ans à plus de 1.200 aujourd'hui. Et nous avons 35.000 éléphants contre seulement 16.000 il y a trente ans", s'enorgueillit son ministre du Tourisme.

Selon Anita Mendiratta, la lutte contre les trafiquants et braconniers est même devenue une demande des visiteurs. "Les touristes nous disent +ce n'est pas bien+", affirme-t-elle, "la lutte antibraconnage est au cœur de leurs préoccupations. Le militantisme des touristes est devenu un élément important de notre industrie".

Ancien "ranger" tanzanien reconverti dans le secteur des safaris, Loserian Laizer pense lui aussi que "la contrebande nuit au tourisme". Il raconte que, dans le célèbre parc sud-africain Kruger, des visiteurs se plaignent du bruit des patrouilles aériennes de surveillance.

"Mais nous gagnons la bataille. Je félicite ceux qui protègent la faune sauvage, de plus en plus de gens comprennent que c'est indispensable", ajoute-t-il, "il faut essayer de la protéger de façon intelligente".

Mais le braconnage n'est pas le seul à menacer la faune sauvage, juge M. Laizer. "Le problème, c'est la construction de plus en plus d'infrastructures pour accueillir plus de visiteurs", met-il en garde, "ça détruit l'environnement, alors il faut contrôler cette évolution".

Avec AFP

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Soupçonné de corruption, le frère de Macky Sall démissionne

Aliou Sall, frère du président sénégalais Macky Sall, lors d'une conférence de presse à Dakar, au Sénégal, le 3 juin 2019.

Le frère du président sénégalais Macky Sall a annoncé lundi avoir démissionné de son poste à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) après avoir été mis en cause dans une affaire de corruption par une enquête de la BBC diffusée au début du mois.

Selon la chaîne britannique, une société dirigée par Aliou Sall a touché en 2014 un pot-de-vin de 250.000 dollars de Frank Timis, un homme d’affaires australo-roumain dont la société, Timis Corporation, a remporté deux contrats gaziers.

L’affaire a fait les gros titres de la presse sénégalaise ces dernières semaines et provoqué des manifestations à Dakar, jetant une ombre sur le début du deuxième mandat de Macky Sall. La justice sénégalaise a ouvert une enquête.

Ce scandale a des implications internationales, le géant pétrolier britannique BP ayant accepté en 2017 de verser 250 millions de dollars à Timis Corporation pour obtenir une participation dans les gisements de gaz naturel. BP a assuré avoir pris toutes ses précautions avant de signer le contrat. Timis nie toute malversation.

Aliou Sall, qui nie avoir accepté un pot-de-vin, a dénoncé dans un communiqué une campagne de dénigrement visant à faire de lui “l’ennemi public numéro un”.

Avec Reuters

La Minusma renforce sa présence suite aux violences dans le centre

Véhicule de la Minusma à Kidal le 23 juillet 2015.

La Minusma a renforcé lundi sa présence dans le centre du Mali, région qui connaît depuis plusieurs mois une escalade des attaques jihadistes et des violences intercommunautaires, en inaugurant un nouveau "secteur centre", notamment afin de "mieux protéger les civils".

Depuis l'apparition en 2015 dans cette région du groupe jihadiste du prédicateur Amadou Koufa, qui recrute prioritairement parmi les Peuls, traditionnellement éleveurs, les affrontements se multiplient entre cette communauté et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l'agriculture et qui ont créé leurs "groupes d'autodéfense".

"Aujourd'hui, j'ai remis le drapeau de l'ONU au nouveau Secteur Centre. Cela symbolise le transfert de pouvoirs au quatrième secteur de la Force de la Minusma, qui couvrira la région de Mopti. C'est une partie importante de l'augmentation de nos efforts dans le centre", a déclaré sur Twitter le commandant de la force de la Minusma, le lieutenant-général Dennis Gyllensporre.

La création de ce secteur de la Minusma, initialement implantée dans le nord du pays, "permettra une meilleure coordination" avec les forces armées maliennes pour "mieux protéger les civils et favoriser le retour de l'autorité de l'Etat et de l'Etat de droit dans la région", a commenté la Minusma, également sur Twitter.

Les violences qui déchirent cette région depuis quatre ans ont culminé avec le massacre le 23 mars, attribué à des chasseurs dogons, de quelque 160 Peuls dans le village d'Ogossagou, près de la frontière avec le Burkina Faso. Depuis lors, les tueries ont continué, avec la mort de 35 Dogons à Sobane Da le 9 juin ou encore de 41 Dogons à Gangafani et Yoro le 17 juin.

Pour cette région, la Minusma a développé un "plan d'urgence" baptisé Oryx, dont la "première priorité" est de "multiplier les patrouilles dans les zones sensibles pour que la présence soit visible, qu'elle rassure, qu'elle dissuade et qu'elle anticipe", a expliqué le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, sur le site internet de l'ONU.

Ce plan vise également à aider les autorités maliennes à "combattre l'impunité", à "aider les populations meurtries dont les villages et les greniers ont été brûlés", en permettant aux agences humanitaires "d'intervenir pour subvenir aux besoins immédiats mais aussi pour donner des semences". Autre objectif: faciliter la médiation pour "rapprocher" et "réconcilier" les populations.

Le chef de la Minusma estime ne pas avoir besoin de davantage de Casques bleus à ce stade. "Pour le moment, nous avons fait un réajustement de nos capacités existantes, tout en maintenant notre dispositif au niveau du nord", a-t-il dit. "Mais si demain on nous donne d'autres tâches, on sera obligé de demander l'augmentation de l'effectif" et "des ressources supplémentaires".

CAN-2019: le Mali prend une belle avance en tête du groupe E

Les Aigles du Mali célèbrent avec leur entraîneur Alain Giresse après la victoire contre les Black Stars du Ghana en match disputé pour la troisième place de la CAN 2012 à Malabo, Guinée équatoriale, 11 février 2012.

Sans pitié. Le Mali a pris la tête du groupe E après sa victoire facile face à la Mauritanie (4-1), lundi lors de son entrée en lice dans la Coupe d'Afrique des nations.

Seule équipe victorieuse de la poule, les Maliens prennent ainsi une confortable avance sur leurs concurrents, avec leur trois points mais aussi à la différence de buts.

A l'inverse, la Tunisie, autre équipe attendue de ce groupe E, a fait une petite entrée dans le tournoi, en étant tenue en échec par l'Angola. Les hommes d'Alain Giresse devront donc rapidement se reprendre s'ils veulent assurer leur avenir dans la compétition. Prochain test vendredi face aux Aigles maliens.

Point du Groupe E de la Coupe d'Afrique des nations de football à l'issue des matches disputés lundi:

Lundi:

Mali - Mauritanie 4 - 1

Tunisie - Angola 1 - 1

Classement: Pts J G N P bp bc dif

1. Mali 3 1 1 0 0 4 1 3

2. Tunisie 1 1 0 1 0 1 1 0

. Angola 1 1 0 1 0 1 1 0

4. Mauritanie 0 1 0 0 1 1 4 -3

Reste à jouer (en heure GMT):

28/06 (14h30): Tunisie - Mali

29/06 (14h30): Mauritanie - Angola

02/07 (19h00): Angola - Mali

02/07 (19h00): Mauritanie - Tunisie

NDLR: Les 2 premières équipes qualifiées pour les quarts de finale

Les équipes à égalité sont départagées aux matches particuliers entre elles (points, puis différence de buts, puis meilleure attaque), puis à la différence de buts générale, puis à la meilleure attaque générale

Le Journal de la CAN 2019 du 24 juin avec Yacouba Ouédraogo

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Retour de Jean-Pierre Bemba à Kinshasa

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