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Washington sanctionne deux sociétés russe et chinoise sur la Corée du Nord

Réunion militaire de haut niveau à Panmunjom , le 14 août 20118

Le Trésor américain a annoncé des sanctions financières contre deux entreprises russe et chinoise accusées d'avoir continué à entretenir des relations commerciales avec la Corée du Nord, malgré l'embargo contre Pyongyang.

Il est reproché au groupe chinois Dalian Sun Moon Star International Logistics Trading Co et à sa filiale de Singapour SINSMS, d'avoir exporté de l'alcool et des cargaisons de cigarettes vers la Corée du Nord en falsifiant les documents de livraison.

Ce commerce "illégal" de cigarettes en Corée du Nord pèse plus d'un milliard de dollars par an, précise l'administration américaine dans un communiqué.

Une société russe, Profinet, et son directeur général Vasili Kolchanov, sont également sanctionnés pour avoir fourni des services portuaires à des bâtiments nord-coréens.

Ces vaisseaux, parmi lesquels deux pétroliers qui font déjà eux-mêmes l'objet de sanctions, ont profité de ces prestations dans les ports russes de Nakhodka, Vostochny, Vladisvostok et Slavyanka.

Ces sanctions gèlent les éventuels avoirs de ces sociétés et individus aux Etats-Unis et leur interdit tout commerce avec une entité ou un ressortissant américains.

L'inscription de ces entités sur la liste noire du Trésor "renforce l'engagement des Etats-Unis à éviter tout flux financier vers les activités et le programme d'armements de destruction massive, en accord avec les décisions du Conseil de sécurité de l'ONU", dit le communiqué.

"Le Trésor va continuer à appliquer les sanctions existantes contre la Corée du Nord et fera ce qu'il faut pour bloquer et mettre à l'index les entreprises, les ports et les vaisseaux qui facilitent des livraisons illicites et fournissent des revenus à la Corée du Nord", poursuit l'administration.

Elle dénonce aussi "les tactiques des entreprises basées en Chine, à Singapour et en Russie pour détourner les sanctions" et ajoute que celles-ci "demeureront en place jusqu'à ce nous parvenions à une vérification complète de la dénucléarisation de la Corée du Nord".

Après une escalade des tensions sans précédent en 2017, ponctuée par des tirs de missiles et un essai nucléaire majeur de la part du régime reclus de Pyongyang, ainsi que par des sanctions internationales de plus en plus strictes en retour, l'année 2018 a été marquée par un dégel spectaculaire avec Washington.

Il a abouti au sommet historique le 12 juin à Singapour entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Mais depuis ce sommet, Washington a déploré que certains pays, Chine et Russie en tête, aient commencé à relâcher la pression sur Pyongyang.

Avec AFP

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Le vaccin anti-coronavirus russe suscite des doutes

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La Russie dit avoir développé le premier vaccin contre le coronavirus

Le président russe Vladimir Poutine sur la Place Rouge à Moscou, en Russie, le 24 juin 2020. REUTERS/Maxim Shemetov

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa avait développé le "premier" vaccin contre le nouveau coronavirus dans le monde.

Le ministère russe de la Santé a précisé qu'une double inoculation "permettait de former une immunité longue", estimant qu'elle pouvait durer "deux ans".

Le vaccin contre le coronavirus développé en Russie a été baptisé "Spoutnik V", en référence au satellite soviétique, premier engin spatial mis en orbite, a déclaré le fonds souverain impliqué dans son développement.

"Plus d'un milliard de doses" ont été pré-commandées par 20 pays étrangers, a affirmé le patron de ce fonds Kirill Dmitriev, précisant que la phase 3 des essais commençait mercredi.

Le fonds souverain a précisé que la production industrielle débutera en septembre.

Cependant des experts émettent des doutes sur l'efficacité d'un vaccin produit, semble-t-il, à la hâte, rapporte le quotidien britannique Financial Times.

Des critiques balayées d'un revers de main par M. Dmitriev, qui dénonce une "politisation" de la recherche scientifique.

"Au lieu d'attaquer constamment la Russie, qui sera le premier pays au monde à enregistrer un vaccin contre le coronavirus, il serait préférable de s'engager dans un dialogue constructif avec nous", a-t-il déclaré.

D'après le magazine Time, le président Vladimir Poutine a déclaré qu'une de ses filles a déjà été inoculée du vaccin, gage de sa fiabilité.

Selon les autorités russes, les enseignants et le personnel médical devraient commencer à être vaccinés dès le mois d'août avant que le vaccin ne soit mis en circulation le 1er janvier 2021 dans la population.

Le nom du vaccin, Spoutnik V, renvoie à la victoire politico-scientifique qu'était la mise en orbite du satellite Spoutnik 1 par l'URSS en pleine Guerre Froide.

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HRW se félicite d'un soutien croissant au contrôle des robots tueurs

Un faux robot tueur exposé à Londres en avril 2013 lors du lancement de la campagne contre les robots tueurs.

Une majorité de pays sont désormais favorables à une réglementation internationale sur les armes autonomes, également appelées "robots tueurs", a affirmé lundi Human Rights Watch, en publiant un rapport sur les positions en la matière de 97 pays.

"Chaque pays a le devoir de protéger l'humanité de ces évolutions dangereuses", a estimé Mary Wareham, directrice du plaidoyer auprès de la division Armes de HRW et coordinatrice de la Campagne contre les robots tueurs, ces systèmes d'armement automatisés capables d'identifier et d'éliminer des cibles sans qu'une action humaine soit nécessaire.

"Placer l’usage de la force hors de tout contrôle humain est désormais largement considéré comme une grave menace pour l’humanité qui mérite une action préventive multilatérale urgente", a plaidé la responsable.

Elle s'est félicité d'un soutien croissant à l'interdiction de ces armes, comme le montre un rapport de l'organisation qui a examiné les positions de 97 pays: "La grande majorité d’entre eux considère que le maintien d’un contrôle et d’une prise de décision par des humains est une condition essentielle à l’acceptabilité et à la légalité internationale des systèmes d’armement".

"La plupart de ces pays ont exprimé le désir qu’un nouveau traité soit adopté imposant le maintien du contrôle humain sur l’usage de la force, dont 30 qui ont pris explicitement position en faveur d’une interdiction pure et simple des armes totalement autonomes", selon HRW.

Le rapport avait été préparé en vue d'une réunion de la Convention sur les armes classiques (CCAC) sur les robots tueurs qui devait s'ouvrir à l'ONU à Genève (Suisse) ce lundi mais a été reportée à l'automne prochain.

Mais "la technologie progresse clairement alors que certains des efforts diplomatiques ralentissent", a regretté Steve Goose, directeur de la division Armes de HRW.

HWR déplore notamment qu'"un petit nombre de puissances militaires – notamment la Russie et les États-Unis – (aient) bloqué les progrès vers une réglementation, tout en investissant massivement dans les applications militaires de l’intelligence artificielle et en développant des systèmes d’armes autonomes aériennes, terrestres et maritimes". Les décisions de la CCAC sont prises par consensus.

Depuis 2017, un groupe d'experts a défini, dans le cadre de la CCAC, 11 principes endossés par 121 pays, où revient constamment l'idée du maintien, en toutes circonstances, d'une forme de contrôle humain.

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