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Economie mondiale, terrorisme, migrations: le G7 s'ouvre sur un agenda chargé

Barack Obama et Shinzo Abe, le 25 mai 2016. (REUTERS/Carlos Barria)

Les dirigeants du G7 ont entamé jeudi au Japon un sommet à l'ordre du jour chargé, entre les défis posés par une croissance mondiale atone, la lutte contre le terrorisme, les revendications maritimes disputées de la Chine ou les migrations.

Les chefs d'Etat ou de gouvernement des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, d'Italie, de l'Allemagne, du Canada et du Japon se retrouvent à Ise-Shima, région côtière nichée au milieu de collines boisées, dans le centre du pays.

Avant d'entrer dans le dur des discussions qui seront suivies vendredi par une visite historique de Barack Obama à Hiroshima, ville bombardée à l'arme atomique par les Etats-Unis en 1945, les leaders du G7 ont visité le sanctuaire shintoïste Ise-Jingu, lieu sacré censé incarner "l'âme de l'archipel".

Quelques jours seulement après la réunion des ministres des Finances et gouverneurs de banques centrales des sept à Sendai (nord-est), la faiblesse de la croissance mondiale pèsera lourd dans les discussions de ce club de pays industrialisés.

"L'économie mondiale sera le thème le plus important du sommet du G7 d'Ise-Shima", a souligné M. Abe mercredi soir au cours d'un point de presse avec M. Obama. "Le président Obama et moi-même reconnaissons que le G7 doit rechercher une croissance globale, durable et robuste".

Tous invoquent l'équilibre qu'il faudrait trouver, entre politique monétaire, politique budgétaire et réformes structurelles, mais les divisions sur la façon dont il faudrait doser chacun de ces leviers ne devraient pas s'effacer pendant ce sommet.

Le Japon, comme l'Italie, voudrait voir davantage de dépenses budgétaires mais l'Allemagne, qui exige plus de réformes structurelles, n'est pas d'accord, tout comme la Grande-Bretagne, qui suscite en parallèle les inquiétudes de ses pairs à l'approche du référendum du 23 juin sur une possible sortie de l'Union européenne.

Les mesures de sécurité ont été multipliées à travers l'archipel, avec des milliers de policiers supplémentaires déployés pour surveiller les gares et les terminaux maritimes. Tokyo ne veut prendre aucun risque après les attentats terroristes qui ont frappé Paris et Bruxelles ces derniers mois.

Le G7 va discuter de la lutte contre le terrorisme et son financement, l'une des priorités du président français François Hollande après les attaques revendiquées par l'organisation Etat islamique (EI).

- 'Crise mondiale' des migrations -

Ainsi le G7 planchera-t-il à l'initiative de Paris sur "la préservation du patrimoine culturel face aux agressions terroristes" après les destructions des trésors de Tombouctou, du musée de Mossoul, des vestiges de la cité de Nimrud ou des temples de Palmyre, selon la délégation française.

Alors que l'Europe est confrontée à sa plus grave crise migratoire depuis la Seconde guerre mondiale, les migrations et les réfugiés figurent aussi au menu des pourparlers à "l'initiative" de l'Allemagne, qui a accueilli des centaines de milliers de migrants.

Le président du Conseil européen Donald Tusk, présent à Ise-Shima, a appelé le G7 à "reconnaître qu'il s'agit d'une crise mondiale" malgré les raisons géographiques qui font peser une lourde charge sur les épaules de l'Union européenne.

"Nous demandons le soutien du G7", en particulier "qu'il s'engage à accroître l'aide mondiale pour satisfaire les besoins immédiats et à long terme des réfugiés et des pays hôtes", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Ceux qui critiquent l'Europe devraient plutôt réfléchir à la façon d'accroître leur aide car ce que fournit l'Europe est déjà massif", a-t-il lancé.

La Chine est absente du G7 mais l'ombre de la deuxième économie mondiale plane sur les discussions, Barack Obama rappelant que doivent prévaloir la "liberté de navigation et la résolution pacifique des différends".

Pékin et Tokyo se disputent âprement la souveraineté de territoires inhabités en mer de Chine Orientale. Pékin revendique aussi la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, au grand dam d'autres pays comme le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.

Les Etats-Unis ne prennent pas partie sur le fond dans les querelles de souveraineté, mais estiment qu'elles doivent être réglées par la diplomatie, et non par la politique du fait accompli menée par la Chine.

Donald Tusk a appelé à cet égard le G7 à "défendre ses valeurs communes. Il ne suffit pas aujourd'hui de seulement y croire. Nous devons être prêts à les protéger", a-t-il dit, en référence aussi à l'annexion de la Crimée par la Russie.

Avec AFP

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Coronavirus : plus de 20.000 cas déclarés en Amérique latine

Un voyageur, portant un masque pour éviter le coronavirus, arrive à l'aéroport international de Guarulhos à Guarulhos, État de Sao Paulo, Brésil, le 27 février 2020. (Photo: REUTERS / Amanda Perobelli)

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.


A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès.

L'Amérique latine et les Caraïbes ont franchi mercredi la barre des 20.000 cas déclarés de Covid-19, selon un décompte établi par l'AFP à partir des informations fournies par les gouvernements et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

A 16H30 GMT mercredi, le nombre de cas déclarés était de 20.081 et le nombre de morts s'élevait à 537.

Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

L'Amérique latine et les Caraïbes avaient franchi la barre des 10.000 cas confirmés de Covid-19 le 27 mars. Ce chiffre a donc doublé en cinq jours.

A titre de comparaison, en Espagne et en Italie, deux des pays les plus touchés par la pandémie de coronavirus, les cas doublaient la semaine dernière tous les deux ou trois jours et doublent désormais tous les trois ou quatre jours.

Le premier cas en Amérique latine avait été enregistré le 26 février au Brésil, un pays de 210 millions d'habitants. Le géant sud-américain est désormais le pays le plus touché, avec 5.717 cas dont 201 décès

ll est suivi par l'Equateur (2.748, 93) et la République dominicaine (1.284, 57). Viennent ensuite le Mexique (1.215, 29), le Panama (1.181, 30), tandis que l'Argentine enregistre 1.054 contamination et 27 décès.

Des mesures de confinement obligatoire ont ainsi été mises en place dans de très nombreux pays latino-américains, notamment au Pérou, au Venezuela, en Argentine, en Colombie, en Bolivie, au Salvador et au Panama. Des couvre-feux aux horaires étendus ont également été décrétés dans plusieurs pays.

Les frontières sont fermées dans la quasi-totalité de la région.

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 45.719 morts depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 19H00 GMT.

L'OMS a alerté sur la progression "quasi-exponentielle" de la pandémie, alors que le nombre de décès a plus que doublé en une semaine.

Le coronavirus a fait au moins 43.000 morts et plus de 870.000 dans le monde

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Coronavirus: le G20 viendra en aide aux pays pauvres

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