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Ebola en RDC: infection d'un agent de santé vacciné

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Un agent de santé congolais, pourtant vacciné contre la maladie à virus Ebola, a été contaminé par le virus de la fièvre hémorragique dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi les autorités sanitaires.

L'agent de santé a été contaminé à Beni, l'un des épicentres de l'épidémie déclarée le 1er août 2018, selon le bulletin quotidien des autorités sanitaires.

Au total, 167 agents de santé ont contacté la maladie et 41 sont morts, ajoute cette source. Ebola a tué en tout 2.237 personnes depuis la déclaration de l'épidémie.

L'agent avait reçu une dose du premier vaccin utilisé depuis août 2018, le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme.

"Il faut attendre 8 à 10 jours pour qu'il produise des anticorps pour être efficace", ont expliqué les autorités sanitaires, ajoutant qu'une contamination est possible pendant ce délai.

Quelque 270.138 personnes ont été vaccinées avec cette molécule. D'autres, au nombre de 6.317, ont été vaccinées avec un deuxième vaccin, introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent. Ce vaccin, produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson, est administré en deux doses à 56 jours d'intervalle.

Outre l'agent de santé, un autre cas confirmé a été enregistré à Beni en date du 20 janvier.

"Ebola ne refait pas surface ici à Beni. Les cas que nous voyons ici à Beni sont importés de l'Ituri. Une fois le foyer en Ituri maîtrisé, il n'y aura plus de cas ici à Beni", a déclaré vendredi le responsable congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l'insécurité due à des violences armées en Ituri, où opèrent des groupes armés.

Trois personnes sont mortes fin novembre dans l'attaque d'équipes anti-Ebola dans cette région.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014.

Elle a été déclarée "urgence de santé publique de portée internationale" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) fin juillet.

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Vital Kamerhe placé en détention à la prison de Makala

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La justice congolaise écroue Vital Kamerhe, chef de cabinet de Tshisekedi

Vital Kamerhe, président du Front Citoyen, s'adresse aux médias à l'ouverture du dialogue national congolais le 1er septembre 2016 à Kinshasa, en RDC. (Photo: JUNIOR D. KANNAH / AFP)

Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du président congolais Félix Tshisekedi, a été écroué mercredi après des heures d’interrogatoire à la Cour d’appel de Kinshasa.

Selon des sources, M. Kamerhe a été entendu dans le cadre d'une controverse concernant les travaux de construction de grands ouvrages promis par le nouveau chef de l'État dans son agenda des 100 premiers jours.

A l'issue de l'interrogatoire, M. Kamerhe a été conduit sous bonne escorte au centre pénitentiaire situé dans la commune de Makala, au sud de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo.

"Il est à Makala, au pavillon 8," a expliqué à VOA Afrique Me Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (ACAJ).

L'arrestation de M. Kamerhe a aussi été confirmée via Twitter par Tryphon Kinkiey Wa Mulumba, membre du Cap pour le changement (CACH), mouvement de la coalition au pouvoir avec le président Félix Tshisekedi dont M. Kamerhe est fondateur.

Selon le droit congolais, il s’agit d’un mandat d’arrêt provisoire valable initialement pour cinq jours. Le procureur a l'autorité de prolonger la durée de la détention.

Agé de 61 ans, Vital Kamerhe est l'ancien secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation politique de l'ancien président Joseph Kabila, à la retraite. Entre 2006 et 2009, M. Kamerhe a occupé le poste de président de l'assemblée nationale de la RDC.

Nommé directeur de cabinet du nouveau chef de l’Etat Félix Tshisekedi, il avait géré le programme de 100 jours de Félix Tshisekedi, avant la mise en place d’un gouvernement du nouveau régime.

En début de semaine, M. Kamerhe avait refusé de répondre à une première convocation du procureur général sous prétexte d’irrégularités dans le document.

Le parquet lui a envoyé une nouvelle invitation en bonne et due forme à laquelle il a répondu.

Avant lui, d’autres personnalités dont des chefs d’entreprises de construction, des banquiers et des gestionnaires de projets ont été écroués sur fond d'allégations de malversations dans le cadre du programme des 100 jours.

Une enquête diligentée pour faire la lumière sur le massacre au Katanga

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Près de 1.200 prisonniers libérés du Centre pénitentiaire de Kinshasa

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