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Dissolution d'une unité de police après un viol dans un commissariat en Ukraine

Policiers ukrainiens avant une opération de sécurisation près de l'aéroport de Kharkiv après l'évacuation de plus de 70 personnes de Chine en raison de l'épidémie de COVID-19, le 20 février 2020, (Photo AP/Igor Chekachkov)

Une unité de police ukrainienne a été entièrement dissoute et deux policiers interpellés après le viol d'une jeune femme dans un commissariat du centre du pays.

Selon le Bureau d'enquête national ukrainien (DBR), un policier a "torturé" dans la nuit de samedi à dimanche une femme de 26 ans, convoquée comme témoin dans un poste de police de la ville de Kagarlyk, à environ 80 kilomètres au sud de Kiev.

Un agent de police a mis un masque à gaz sur le visage de la victime, l'a menottée et a tiré avec un pistolet au dessus de sa tête, avant de la violer plusieurs fois, a précisé le DBU dans son communiqué.

Lors de la même nuit, un homme se trouvant dans le commissariat a été tabassé et menacé de viol par des policiers. Il souffre de fractures des côtes et du nez, selon la même source.

Deux membres des forces de l'ordre soupçonnés d'être impliqués dans ces crimes ont été limogés et arrêtés. L'unité dans laquelle ils travaillaient a par ailleurs été dissoute, a annoncé la police nationale dans un communiqué.

Une enquête pour "viol", "torture" et "abus de pouvoir" a été ouverte, selon la DBR. Les suspects risquent jusqu'à dix ans de prison.

"Cette histoire est pire que l'enfer", a réagi sur Facebook le député Andriï Osadtchouk, appelant le ministre de l'Intérieur, Arseni Avakov, à réagir et à punir les coupables.

Cet incident intervient alors qu'un réforme de la police ukrainienne, entamée avec l'aide des Occidentaux, piétine depuis plus de cinq ans.

En 2013, une jeune ukrainienne était morte après avoir été sauvagement battue et violée par des policiers dans le village de Vradiïvka (sud), une crime qui avait soulevé une vague d'indignation à travers le pays.

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Corée du Sud: 40 ans de prison pour le chef d'un gang de vidéos porno

Photo d'illustration (Reuters)

Le cerveau d'un réseau criminel sud-coréen qui contraignait des femmes, dont des mineures, à réaliser des vidéos pornographiques mises en ligne a été condamné jeudi à 40 ans de prison.

Cho Ju-bin, 25 ans, fut à la tête de ce gang de mai 2019 à février cette année, un intervalle au cours duquel 74 personnes, dont 16 mineures, furent contraintes, notamment par le chantage, à envoyer des contenus à caractère sexuel. Les vidéos étaient ensuite postées sur des forums payants ou envoyées par la messagerie Telegram.

"L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement offensants qui avaient été créés en trompant ou en menaçant les victimes", a jugé le Tribunal du district central de Séoul, selon l'agence Yonhap, en affirmant qu'il avait ce faisant provoqué "un tort irréparable".

Le tribunal a ajouté qu'au vu de la gravité des crimes et du nombre de victimes, Cho Ju-bin devrait être "maintenu à l'écart de la société pendant une longue période de temps". Cinq de ses acolytes ont écopé de peines allant de sept à 15 années de prison.

La violence sexuelle en ligne et le partage illégal de contenus à caractère sexuel est un sérieux problème au sein de la société sud-coréenne, où les autorités sont accusées de laxisme face à ce type de délits. Le gouvernement a créé en 2019 une équipe dédiée à la traque des contenus illégalement partagés.

Dans une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années, la star de la K-pop Jung Joon-young a été condamnée pour avoir tourné, à l'insu de ses partenaires, des vidéos de leurs rapports sexuels et les avoir partagées. Egalement reconnu coupable de viol en groupe, il purge une peine de cinq ans de prison.

La Corée du Sud est confrontée à un grave phénomène connu sous le nom de "molka", des caméras cachées installées pour filmer secrètement les femmes dans les lieux publics, toilettes, transport ou bureaux. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en 2018 à Séoul pour demander aux autorités d'agir contre cette forme de harcèlement.

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