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Deux policiers mozambicains tués dans un échange de tirs avec l'armée sud-africaine

On voit des soldats inspecter les dégâts sur une route lors d'opérations de recherche et de sauvetage à la suite d'inondations dévastatrices et de glissements de terrain provoqués lorsque le cyclone Idai a frappé le Zimbabwe à Chimanimani, dans la provinc

Deux policiers mozambicains ont été tués lors d'un échange de tirs dimanche avec l'armée sud-africaine à la frontière entre les deux pays, a annoncé la police mozambicaine mardi sans avancer d'explications sur cet incident.

"Nous confirmons l'incident qui a tué nos deux collègues d'une unité de la police des frontières", a déclaré le porte-parole de la police Orlando Mudumane.

"Les forces de défense et de sécurité, en particulier la police de la République du Mozambique, travaillent pour comprendre ce qui a provoqué l'incident", a ajouté le ministre mozambicain des Affaires étrangères, José Pacheco.

"Seulement ensuite, le gouvernement pourra prendre des mesures", afin que "l'incident ne crée pas une situation difficile dans les relations bilatérales entre le Mozambique et l'Afrique du Sud", a-t-il encore dit à la presse à Maputo.

Le ministre a estimé qu'il s'agissait de "préserver les relations d'amitié entre les deux pays".

De leurs côtés, les autorités sud-africaines ont confirmé un "incident armé entre des soldats sud-africains et la police des frontières mozambicaine dans la région de Ndumo (...) dimanche 16 juin 2019 vers 16H00", sans avancer de bilan.

"Nos soldats effectuaient une patrouille de routine dans le cadre de la protection de la frontière quand l'incident s'est produit", a précisé le ministère sud-africain de la Défense dans un communiqué. "Les raisons de cet échange de tirs restent encore inconnues", a-t-il ajouté.

Jusqu'à cet incident, l'Afrique du Sud et le Mozambique entretenaient de bonnes relations diplomatiques.

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Combats entre des rebelles du Soudan du sud et des forces gouvernementales

Les combats au Soudan du Sud sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Des combats ont éclaté mardi non loin de la capitale du Soudan du Sud entre les forces gouvernementales et des rebelles qui ont refusé l'accord de paix signé il y a quelques mois, a annoncé le groupe rebelle.

Les mesures de sécurité ont été renforcées à Juba, la capitale, selon le correspondant de l'AFP, au moment où les combats ont commencé à 100 kilomètres de là, à Lobonok. Ces combats sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Le Front national du salut (NAS), lancé par l'ancien général Thomas Cirillo Swaka en 2017 qui voulait renverser le régime du président Salva Kiir, a annoncé qu'il avait subi une attaque mardi matin.

Le NAS a précisé dans un communiqué avoir tué huit "soldats ennemis", information qui n'a pu être confirmée de source indépendante.

"Le commandement du NAS à Lobonok s'attend à plus d'attaques," selon le communiqué.

Lobonok se trouve près de la ville natale de l'ex-général Cirillo et a longtemps été un bastion des rebelles. Les derniers combats dans cette zone remontent à juin 2018.

"Depuis ce matin, nous n'arrivons pas à contacter nos commandants sur le terrain [à Lobonok] et nous n'avons pas d'informations fraîches de là-bas," a déclaré à l'AFP Lul Ruai Koang, porte-parole militaire sud-soudanais.

Cependant, des soldats ont été déployés à Juba, effectuant plus de contrôles de sécurité que d'habitude, selon le correspondant de l'AFP.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ancien vice-président et membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'État.

Le conflit, marqué par des atrocités et le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380.000 morts selon une étude récente, et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais, soit près d'un tiers de la population, à quitter leurs foyers.

L'accord de paix a entraîné une forte décrue des combats, même s'ils n'ont pas complètement cessé. Cet accord prévoyait la formation d'un gouvernement transitoire d'union nationale au plus tard le 12 mai.

Avec AFP

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