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Deux Marocaines meurent dans une bousculade au poste-frontière de Ceuta

Des soldats espagnols sur l'île de Perejil, près de Ceuta, le 19 juillet 2002.

Deux Marocaines, porteuses de marchandises, sont mortes lundi dans une bousculade au poste-frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta.

Les deux femmes, âgées de 34 ans et 45 ans, ont été grièvement blessées après avoir été piétinées dans cette bousculade lundi matin au poste frontière Tarajal 2, a indiqué à l'AFP Mohamed Benaïssa, le président l'Observatoire du Nord des droits de l'Homme (ONDH), une ONG active dans le nord du Maroc.

Elles ont été transportées à l'hôpital Hassan II dans la ville voisine de Fnid'q où elles ont succombé à leurs blessures, a ajouté cette source.

"Cela porte à quatre le nombre de personnes décédées depuis l'ouverture de ce poste-frontière début 2017", a regretté M. Benaïssa.

L'ONDH a également fait état de quatre autres femmes blessées dans cet incident.

L'agence de presse officielle marocaine MAP, qui a confirmé ce bilan, a souligné que l'une des blessées était dans un état critique.

Les autorités marocaines ont elles annoncé l'ouverture d'une enquête pour "déterminer les circonstances de cet incident".

Toutes les victimes sont des "femmes-mulets", un terme employé pour désigner des Marocaines qui transportent sur leur dos des marchandises entre la ville marocaine de Fnid'q et l'enclave espagnole de Ceuta.

Ces femmes, qui portent parfois sur leur dos jusqu'à 70 kilos de marchandises diverses pour une rémunération de 10 euros par passage, font plusieurs allers-retours dans la journée et sont "traitées comme du bétail", a dénoncé à l'AFP Karima Omar El Ayachi, une responsable locale de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH).

Plusieurs associations s'émeuvent régulièrement de leur sort, pointant du doigt leur situation "humiliante et dégradante".

Les autorités de Ceuta avaient pourtant rénové fin février l'ancien poste-frontière, notamment pour améliorer les conditions de travail des porteurs de marchandises.

Elles avaient également annoncé un renforcement des mesures de contrôle, notamment le poids et les dimensions des colis portés par les travailleuses journalières, et l'établissement d'un quota maximum de 4.000 porteurs par jour.

Ces mesures n'ont cependant pas réglé le problème et l'ouverture du nouveau point de passage a été marquée par de nombreuses bousculades, nécessitant à plusieurs reprises l'intervention musclée des forces de l'ordre.

Le poste-frontière a par ailleurs été fermé une semaine en août quand les agents espagnols chargés du contrôle des marchandises ont été réaffectés au contrôle de la clôture entre le Maroc et l'enclave espagnole face à la pression accrue de migrants tentant de rejoindre l'Europe.

Les enclaves espagnoles de Melilla et Ceuta, dans le nord du Maroc, sont les seules frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe et des accès privilégiés pour l'immigration clandestine et le commerce de contrebande.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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