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Crimes/enquêtes

"Des pirates" tuent trois agents d'une compagnie pétrolière au Nigeria

Une fille marche sur un gazoduc traversant la communauté d'Okrika, près de la ville de Port Harcourt, centre pétrolier du Nigeria, le 4 décembre 2012.

Deux employés d'une branche locale du groupe italien ENI et un agent de sécurité ont été tués dans une attaque dans le delta du Niger (sud-est), le coeur de l'exploitation pétrolière du Nigeria, ont annoncé lundi un responsable sécuritaire et ENI.

Selon Ogbere Solomon, porte-parole local du Corps nigérian de défense et de sécurité civile (NSCDC), des hommes armés ont tué dimanche deux employés de la Nigerian Agip Oil Company, la branche locale du groupe italien ENI, et un fonctionnaire du NSCDC.

"Nos officiers sont tombés dans une embuscade et ont été attaqués par des pirates alors qu'ils protégeaient des travailleurs pétroliers d'Agip à Okoroma", a-t-il déclaré.

Dans un communiqué, ENI a déclaré que ses contractants travaillaient sur un projet de restauration de la mangrove quand ils ont été attaqués par un groupe armé. Trois personnes ont été tuées et deux blessées, ajoute le groupe.

Le delta du Niger est depuis des années le théâtre de graves troubles, avec des groupes armés qui percent les oléoducs pour piller du brut, provoquant des désastres écologiques, et multiplient les enlèvements contre rançons.

Ces attaques avaient considérablement diminué après une amnistie en 2009, qui a permis de rétablir un semblant de calme, mais les tensions ont refait surface en 2016 avec de nouvelles attaques alors que les communautés locales intentaient des procès aux compagnies pétrolières étrangères pour être dédommagées.

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Afrique du Sud: poursuites dans 940 affaires de corruption liées au Covid

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (C-L) et le milliardaire américain d'origine sud-africaine Patrick Soon-Shiong ont coupé le ruban lors du lancement de NantSA, une future usine de fabrication de vaccins, au Cap, en Afrique du Sud, le 19 janvier 2022.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promis mardi des poursuites judiciaires et des sanctions après de multiples détournements, via fraudes et corruption, dans le cadre de contrats publics pour la lutte contre le Covid de l'ordre de 830 millions d'euros.

Plus de la moitié des 5.467 contrats examinés par l'Unité des enquêtes spéciales (SIU) sous la tutelle du ministère de la Justice, conclus pour l'achat de matériel ou des services dans le cadre de la lutte contre la pandémie, montrent des irrégularités.

"Il est inacceptable qu'un si grand nombre de contrats destinés à sauver des vies et assurer des moyens de subsistance soient irréguliers, illégaux ou frauduleux", a déclaré M. Ramaphosa dans un communiqué.

Avec plus de 3,5 millions de cas et 94.000 décès, l'Afrique du Sud est officiellement le pays le plus touché du continent.

"Cette enquête a visé des individus et des institutions qui ont cru pouvoir exploiter un moment de vulnérabilité nationale pour s'enrichir, ainsi que ceux avec qui ils ont organisé un abus des ressources publiques", a déclaré M. Ramaphosa.

A ce jour, les enquêteurs ont transmis aux autorités concernées 940 affaires: 386 au parquet national (NPA) pour des poursuites judiciaires, 224 pour sanctions disciplinaires contre des fonctionnaires, et 330 pour des "sanctions administratives" incluant l'inscription sur une liste noire pour l'obtention de contrats publics.

Cette annonce fait suite à la publication du rapport final de la SIU sur la corruption au ministère de la Santé. Une enquête de l'Unité spéciale a notamment impliqué l'année dernière l'ancien ministre de la Santé et proche du président sud-africain, Zweli Mkhize, démissionnaire.

Selon M. Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses chevaux de bataille, ce rapport marque une "étape importante dans la lutte contre la corruption".

Lutte anti-corruption au Malawi: le président limoge tout son gouvernement

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Génocide au Rwanda: des rescapés s'impatientent de l'inaction du juge d'instruction à Paris

Un panneau de bienvenue à Bisesero, dans l'ouest du Rwanda, le 2 décembre 2020, où l'un des plus grands massacres du génocide rwandais de 1994 a eu lieu.

Des parties civiles dans l'enquête sur le rôle de l'armée française lors des massacres de Bisesero fin juin 1994, pendant le génocide au Rwanda, s'impatientent de l'inaction du juge d'instruction, selon un courrier envoyé lundi dont l'AFP a eu connaissance.

Dans cette lettre adressée aux trois magistrats instructeurs du pôle "crimes contre l'humanité" du tribunal judiciaire de Paris, les avocats des associations Survie, FIDH et LDH et de plusieurs parties civiles rappellent que dans cette information judiciaire ouverte en décembre 2005, un réquisitoire définitif de non-lieu avait été rendu le 28 avril 2021.

Les parties civiles ont le 31 mai suivant formulé des observations, comme le permet le code de procédure pénale, pour demander que l'enquête soit relancée afin d'interroger plusieurs personnes, dont des membres de l'entourage de l'ancien président François Mitterrand(à la tête de l'Etat de 1981 à 1995).

"Depuis, aucune ordonnance n'a été rendue, aucun acte d'investigation n'a été réalisé", soulignent les avocats.

"Considérant, dans l'hypothèse où vous décideriez de clôturer cette instruction en dépit de votre devoir d'investigation qui vous a été rappelé, les parties civiles disposent de voies de recours qu'elles ne peuvent actuellement exercer à cause du statu quo de votre procédure après nos observations", poursuivent-elles.

Ce dossier sensible est emblématique de la controverse historique sur les objectifs de la mission militaro-humanitaire française Turquoise, déployée au Rwanda sous mandat de l'ONU pour faire cesser le génocide des Tutsi.

Selon l'ONU, les massacres ont fait plus de 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement au sein de la minorité tutsi.

Dans cette affaire, Survie, Ibuka, FIDH et six rescapés de Bisesero, parties civiles, accusent l'armée et la France de "complicité de génocide" pour avoir, selon eux, sciemment abandonné pendant trois jours les civils tutsi réfugiés dans les collines de Bisesero, dans l'ouest du pays, laissant se perpétrer le massacre de centaines d'entre eux par les génocidaires, du 27 au 30 juin 1994.

Pendant l'instruction, conclue en juillet 2018, cinq hauts gradés français - dont le chef de Turquoise, le général Jean-Claude Lafourcade - ont été entendus par les juges et sont restés placés sous le statut de témoin assisté, moins incriminant que celui de mis en examen (inculpé) qui ouvre, lui, la voie à un éventuel procès.

Fin avril 2021, peu de temps après la publication par la commission présidée par l'historien Vincent Duclert d'un rapport qui avait notamment pointé "l'échec profond" de la France lors des massacres de Bisesero, le parquet de Paris a requis un non-lieu.

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