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Burkina-Faso

Des ONG burkinabè lancent une campagne en faveur des déplacés

Des sacs contenant des dons pour les déplacés, Ouagadougou, le 1er juillet 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Des organisations de la société civile burkinabè ont lancé la semaine dernière une campagne dénommée "Faisons un geste" pour venir en aide aux déplacés.

Le Burkina Faso vit une crise humanitaire, l’une des plus graves de son histoire. A cause de l’insécurité, le terrorisme, principalement dans le Nord, le Sahel et l’Est, des populations sont obligées de fuir leurs localités.

Campagne d'aide aux déplacés à Ouagadougou
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Depuis la tuerie de Yirgou dans le Centre-Nord, le jour de l’an, 62 morts, selon le gouvernement et au moins 210 d’après la société civile, le nombre de déplacés internes ne fait que grimper. De 82.000 en janvier, ce nombre est passé à 192.000 en juin, selon le Conseil National de Secours d'Urgence et de Réhabilitation (CONASUR).

A ce jour, ce nombre est en forte croissance. On compte 237.769 déplacés internes enregistrés à la date du 31 juillet, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA). Des acteurs de la société civile veulent venir en aide à ces personnes.

Des membres de la campagne "Faisons un geste" à Ouagadougou, le 1er juillet 2019. (VOA/Lamine Traoré)
Des membres de la campagne "Faisons un geste" à Ouagadougou, le 1er juillet 2019. (VOA/Lamine Traoré)

"Il y a urgence sur les questions de santé, d’abris pour se protéger des intempéries, d’accès à l’eau potable. Il faut un suivi moral et psychologique parce que ce sont des personnes qui ont vu des morts", a dit Luc Damiba, président de l’association Semfilms, l’une des associations porteuses du projet.

Tout le monde peut adhérer à la campagne. "Que tu sois opérateur économique, simple citoyen lambda, ou une entreprise, tu peux aider. La sécurité de ces populations, la logistique, on se dit qu’on peut aussi lancer cet élan de solidarité avec toute la population", a indiqué Abdoulaye Diallo, coordonnateur du Centre national de presse Norbert Zongo.

Le Burkina Faso face aux déplacements internes massifs
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Ce collectif d’associations et d’organisations de la société civile veut aussi impliquer le gouvernement dans cette action humanitaire.

"Nous avons interpellé un certain nombre de ministères sur la coordination de l’action humanitaire qui se fait sur le terrain afin de mieux coordonner l’action du gouvernement", fait savoir Lidia Zanga, secrétaire exécutive de la Convention des Organisations de la société civile pour l'Observation Domestique des Elections (CODEL).

La campagne "Faisons un geste" va durer trois mois et l’aide, que ce soit des Burkinabè de l’intérieur ou de la diaspora, est attendue.

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L’opposition burkinabè demande la démission du gouvernement

L’opposition burkinabè demande la démission du gouvernement
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Kaboré doit tirer les conséquences de son échec à défendre le territoire, selon un opposant

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L'opposition burkinabé demande la démission du gouvernement après l'attaque mortelle de lundi

Des soldats burkinabés effectuent un exercice de rechargement tactique près de Po, au Burkina Faso, le 17 février 2019.

24 morts, 7 blessés et 5 disparus: l'attaque qui a frappé une base militaire dans le nord du Burkina Faso lundi est la plus meurtrière jamais subie par l'armée burkinabè dans sa confrontation avec les groupes jihadistes depuis 2015, conduisant l'opposition à réclamer la démission du gouvernement.

L'état-major général des armées burkinabè a actualisé mardi, dans un communiqué, le bilan de l'attaque, attribuée à des jihadistes, qui a frappé lundi à l'aube le détachement militaire de Koutougou, dans la province du Soum. Son précédent bilan lundi faisait état d'une dizaine de militaires tués et de plusieurs blessés.

Un "conseil de défense extraordinaire" était en cours mardi au palais présidentiel à Ouagadougou, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP.

Selon cette source, ce sont "plusieurs dizaines de terroristes à bord de motos et de pick-up" qui ont attaqué le camp. "C'est visiblement une attaque bien préparée et coordonnée par plusieurs groupes terroristes. Ils ont tiré à l'arme lourde sur le camp de base, notamment des roquettes qui ont incendié plusieurs installations, des moyens roulants et de l'armement", a précisé cette source.

Jusque-là, la plus grave attaque jihadiste perpétrée contre l'armée burkinabé avait fait 12 morts à Nassoumbou, dans la même province du Soum, en décembre 2016. Une quarantaine d'assaillants, là aussi à bord de pick-up et de motos, avaient attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres du Mali.

L'armée burkinabè avait aussi subi un revers sans précédent en mars 2018, quand une attaque jihadiste avait dévasté son état-major général, en plein centre de la capitale Ouagadougou, faisant huit morts.

Pays sahélien pauvre d'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso s'enfonce depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à une douzaine de groupes jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe Etat islamique.

Les attaques islamistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l'est du pays, ont fait plus de 500 morts.

"Gouvernement dépassé"

Le principal parti d'opposition du Burkina Faso, l'Union pour le progrès et le changement (UPC), a demandé mardi la démission du gouvernement, le jugeant incapable de faire face à la situation.

"Le gouvernement Dabire a complètement échoué". "L'UPC demande la démission pure et simple du gouvernement", "et la nomination par le président Roch Kabore d'une nouvelle équipe qui aura pour mission première la défense de l'intégrité territoriale et la sécurité des Burkinabè", a déclaré le mouvement dans un communiqué.

Selon ce parti dirigé par Zéphyrin Diabré, l'équipe gouvernementale est "dépassée par la tournure des événements" et "croise à présent les bras, attendant ce que le hasard fera d'eux et des Burkinabè".

Les forces de défense et de sécurité burkinabè, manquant de moyens, semblent incapables d'enrayer les attaques, et les jihadistes étendent leur influence sur des zones de plus en plus grandes. Ils disposeraient de plusieurs centaines de militants armés dans le pays, avait confié en mai une source militaire française à l'AFP.

Une nouvelle attaque fait au moins 15 morts
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Cinq Etats du Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad - le G5 Sahel) ont constitué une force militaire multinationale pour lutter contre les multiples groupes jihadistes qui sévissent dans la région, mais cette force peine à monter en puissance.

Mi-juillet, les autorités burkinabè ont prorogé de six mois l'état d'urgence, en vigueur depuis décembre 2018 dans plusieurs provinces du pays.

Le nord du Burkina a été le théâtre de plusieurs attaques meurtrières ces derniers mois, mais qui ont plutôt visé des civils. Quinze personnes ont ainsi péri fin juillet dans l'attaque du village de Diblou, et en juin, au moins 51 personnes ont été tuées dans quatre attaques.

Cependant les 14 et 15 août, quatre militaires ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur un engin artisanal sur une route du Nord, puis trois policiers ont été tués dans une embuscade.

Quelques 238.000 personnes ont dû fuir leurs foyers au Burkina en raison de ces violences, selon un bilan publié le 15 août par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Au moins une vingtaine de militaires tués dans le Nord

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Des attaques djihadistes font une vingtaine de morts dans les rangs de l'armée

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