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Droits humains

Des milliers de manifestants soudanais réclament justice pour les morts de 2019

Les membres des forces de soutien rapide, l'unité controversée de contre-insurrection du Soudan à Khartoum, le 5 novembre 2017.

Des milliers de manifestants se sont rassemblés jeudi à Khartoum afin de réclamer une nouvelle fois justice pour les manifestants tués dans la répression de rassemblements antigouvernementaux ayant conduit en 2019 à la chute de l'ancien président soudanais Omar el-Béchir.

Les manifestants se sont réunis à l'occasion du deuxième anniversaire de la dispersion violente, en juin 2019, d'un sit-in organisé dans la capitale soudanaise, devant le quartier général de l'armée. La répression de ce rassemblement avait fait au moins 128 morts, selon des médecins liés au mouvement de protestation.

"Nous sommes venus ici pour commémorer le massacre du sit-in et le fait que, même après la destitution de Béchir, les gens souffrent", a affirmé Eman Babiker, 24 ans, déplorant le taux de chômage galopant dans le pays.

Les manifestants ont défilé devant l'immeuble du gouvernement et le bureau du procureur général en arborant le drapeau soudanais et des banderoles demandant justice, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Nous voulons envoyer le message au gouvernement que nous pouvons toujours prendre la rue s'ils ne peuvent rendre justice à ceux qui ont été tués", a dit à l'AFP Walid Shazli, un autre manifestant.

Les autorités soudanaises avaient barré les principales rues menant au quartier général de l'armée, appelant les manifestants à rester à distance du site.

Le mois dernier, deux personnes avaient été tuées dans la dispersion par les forces de sécurité d'un rassemblement similaire.

Après trois décennies au pouvoir, l'autocrate Omar el-Béchir a été évincé en avril 2019 après un soulèvement populaire inédit. Les manifestants étaient toutefois restés pendant des semaines devant le quartier général de l'armée pour obtenir un transfert du pouvoir aux civils, avant la répression qui avait duré plusieurs jours.

Depuis, les familles des victimes ne cessent de réclamer justice. Les généraux au pouvoir à l'époque continuent de nier avoir ordonné cette dispersion sanglante.

Le Soudan est dirigé depuis août 2019 par des autorités de transition à majorité civile, qui ont promis de rendre justice aux victimes du mouvement de contestation et à leurs familles.

Fin 2019, une commission a lancé une enquête indépendante sur les meurtres de protestataires, mais ses conclusions n'ont pas encore été rendues.

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Plainte à l'ONU de militants sahraouis contre le Maroc pour "détention arbitraire"

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis.

Dix-huit indépendantistes sahraouis, incarcérés au Maroc pour l'assassinat de membres des forces de l'ordre en 2010 dans l'affaire dite de Gdeim Izik, ont déposé une plainte contre le royaume auprès de l'ONU pour "détention arbitraire", a indiqué vendredi un groupe de soutien.

Cette affaire tient son nom du camp où avaient été tués en novembre 2010 onze policiers et gendarmes marocains près de Laâyoune, la capitale du Sahara occidental administré par Rabat depuis la fin de la colonisation espagnole.

"Les prisonniers de Gdeim Izik déposent une plainte contre le Maroc auprès du Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies alléguant des actes de torture et de répression politique", précise un communiqué du groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits humains au Sahara occidental.

Le groupe ajoute que "les Sahraouis qui militent en faveur de l'autodétermination sont soumis à des pratiques discriminatoires et ont été condamnés à de longues peines d'emprisonnement sur la base d'aveux entachés de torture".

Ces activistes indépendantistes font partie d'un groupe de 23 Sahraouis condamnés à des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité dans le cadre de l'affaire de Gdeim Izik.

Début juin, quatre plaintes ont été déposées contre le Maroc devant le Comité des Nations unies contre la torture, concernant quatre activistes sahraouis, dont trois condamnés dans l'affaire de Gdeim Izik "gravement torturés", avaient annoncé des ONG.

La coordination des familles des victimes du camp de Gdeim Izik a, elle, dénoncé dans un communiqué "une dangereuse tentative de galvauder les faits, transformant les criminels en victimes".

Le conflit du Sahara occidental -vaste territoire désertique riche en phosphates et aux eaux très poissonneuses- oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes sahraouis du Front Polisario, soutenus par l'Algérie.

Tandis que Rabat prône un statut d'autonomie sous souveraineté marocaine, le Polisario réclame un référendum d'autodétermination, prévu par l'ONU lors de la signature en 1991 d'un cessez-le-feu, mais qui ne s'est jamais concrétisé.

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