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Des hommes armés saccagent le matériel de la radio Capital FM à Bissau

Des journalistes rassemblés aux abords des locaux de la radio Capital FM, à Bissau, en Guinée-Bissau, août 2020.

La plupart des stations de radio de Guinée-Bissau sont restées silencieuses pendant 24 heures jeudi pour exprimer leur solidarité envers Capital FM, une station qui a récemment fait l’objet d’une attaque violente.

Le 26 juillet à l'aube, des hommes portant des uniformes de police et munis d’armes automatiques se sont introduits dans les locaux de Capital FM dans la capitale, Bissau, selon le directeur adjoint Sabino Santos. Ils ont détruit un lot important de matériel - y compris un émetteur, une console de mixage et des ordinateurs. Depuis, la station n’a plus que sa page Facebook pour diffuser les informations.

Le matériel endommagé avait une valeur d’environ environ 44 663 dollars (soit 38 000 euros), selon le propriétaire et directeur de la station, Lassana Cassamá, qui est également l’un des correspondants de la VOA dans le pays.

Radio privée, Capital FM diffuse les bulletins d'informations de la VOA et produit une émission quotidienne en direct sur les débats d’actualité.

Cette attaque ne visait pas la VOA ou son contenu, d’après le directeur des relations publiques de la VOA.

Du coup, des dizaines de journalistes ont lancé une campagne "Tolérance zéro" sous la houlette de l'Union des journalistes et techniciens des médias de Guinée-Bissau.

"Nous voulons montrer que le secteur des médias est vital pour le développement d’un pays", explique Diamantino Domingos Lopes, secrétaire général du syndicat. "Notre silence sur les ondes exprime notre mécontentement face à ce qui se passe dans le secteur", ajoute-t-il.

La station a reçu des menaces ces derniers mois en raison du contenu de ses programmes, explique Il a fait état de ces menaces à la police.

En juin, Serifo Camara, un des journalistes de Capital FM, a été attaqué par des hommes armés juste à l'extérieur de la radio après la diffusion d’un bulletin d'informations en fin de soirée.

La police a indiqué aux journalistes qu'une enquête est ouverte en vue d’identifier les auteurs de ces actes.

L'attaque contre Capital FM a été condamnée par les officiels du gouvernement de Guinée-Bissau, dont Mamadu Serifo Djaquite, ministre à la présidence.

La Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine, la Communauté des pays de langue portugaise, l'Union européenne et les Nations unies ont aussi condamné cet acte qui constitue une violation grave de la liberté de la presse.

Cet article a été rédigé par le service portugais de la VOA : Ansumane So depuis Bissau, et Alvaro Andrade, depuis Washington. Lire l’original: https://www.voaportugues.com/a/jornalistas-protestam-com-v%C3%ADgilia-e-dia-do-sil%C3%AAncio-na-guin%C3%A9-bissau-/5532846.html

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La justice ivoirienne libère le meurtrier du journaliste Jean Hélène en octobre, après 17 ans de prison

Le Palais de justice d'Abidjan, le 11 janvier 2018. (VOA/Georges Ibrahim Tounkara)

Le policier ivoirien Théodore Dago Séri, condamné à 17 ans de réclusion pour le meurtre du journaliste français Jean Hélène en 2003, sera remis en liberté en octobre après avoir purgé sa peine, a annoncé jeudi le tribunal militaire d'Abidjan.

"Le tribunal militaire, après avoir reconnu Théodore Dago Séri coupable, l'a également destitué depuis 2004 du corps de la police qu'il ne pourra plus réintégrer" a affirmé le commissaire du gouvernement (procureur militaire), le contre-amiral Ange Kessi.

Le meurtrier s'était évadé de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) durant la crise post électorale de 2011, avant d'être appréhendé et reconduit à la prison d'Abidjan.

"C'est dans la prison de la ville de Man (ouest) que Théodore Dago Séri purge depuis 2019 le reste de sa peine" dans l'attente de sa liberté prochaine, a précisé le procureur militaire.

Le 21 octobre 2003 au soir, Théodore Dago Séri avait abattu Jean Hélène, correspondant de Radio France Internationale (RFI), âgé de 50 ans, d'une balle de kalachnikov dans la tête, alors qu'il attendait à proximité du siège de la police nationale, à Abidjan, la libération de onze membres du parti de M. Ouattara, l'actuel président ivoirien, alors dans l'opposition.

Le sergent de police ivoirien avait été condamné le 22 janvier 2004 à Abidjan à 17 ans de prison pour "homicide volontaire".

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Le Parlement algérien adopte une réforme constitutionnelle qui élargit l'espace des libertés

Des Algériens défilent dans une manifestation antigouvernementale dans la capitale Alger le 14 février 2020. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP)

Le Parlement algérien a adopté jeudi le projet de révision de la Constitution, initiative phare du président Abdelmadjid Tebboune, censée répondre aux revendications du mouvement de protestation "Hirak" qui réclame un changement de "système" politique.

La dernière mouture amendant la loi fondamentale a été approuvée à l'unanimité des 256 membres présents de l'Assemblée populaire nationale, sur 462, lors d'un vote à main levée, a précisé le président de l'APN, Slimane Chenine.

La réforme sera soumise à un référendum populaire le 1er novembre, date anniversaire symbolique du début de la Guerre d'indépendance (1954-62).

Selon le président Tebboune, "le projet s'inscrit en droite ligne avec les exigences de l'édification de l'Etat moderne".

Il propose "un changement radical du mode de gouvernance", et promet de promouvoir "la prévention et la lutte contre la corruption", la "justice sociale" et "l'ancrage du pluralisme médiatique libre et indépendant".

Cette révision constitutionnelle a pour ambition de rompre avec les 20 ans de règne d'Abdelaziz Bouteflika, l'ex-président chassé du pouvoir sous pression de la rue et de l'armée en avril 2019, synonyme d'autoritarisme, de corruption et de népotisme.

Le projet d'amendement prévoit de renforcer le principe de séparation et d'équilibre des pouvoirs, afin d'épargner au pays "toute dérive de despotisme tyrannique", de moraliser la vie politique et rendre transparente la gestion des deniers publics.

Selon le quotidien El Watan, la nouvelle constitution limite le nombre de mandats présidentiels à deux et consacre le tamazight “en tant que langue nationale et officielle”.

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