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Les déplacés du Tigré en quête de plus de sécurité


Des Éthiopiens qui ont fui les combats dans la région du Tigré se rassemblent près de la frontière entre le Soudan et l'Éthiopie, le 22 novembre 2020.

Cette année, les combats en Ethiopie se sont déplacés dans la région d'Afar poussant davantage d'Éthiopiens et des réfugiés des pays voisins comme l'Érythrée à aller en quête de sécurité ailleurs. Les combats entre le gouvernement et le TPLF ont déjà déplacé plus de deux millions de personnes..

Juma Ali Mohammed, réfugiée érythréenne, vivait paisiblement en Éthiopie depuis 15 ans. Mais début février, les combats entre les forces fédérales éthiopiennes, leurs alliés et les forces tigréennes se sont étendus à Afar, obligeant Juma et sa famille à fuir pour se mettre en sécurité.

Dans la confusion, elle a été séparée de son mari et de deux de leurs enfants. Elle et trois autres enfants vivent maintenant dans cet ancien gisement de sel.

“Pendant l'évasion, mon mari et nos autres enfants avions pris des chemins différents. Maintenant, nous luttons ici, et nous avons des besoins”, raconte-t-elle.

L'Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) affirme que des milliers de réfugiés comme Juma ont été déplacés par les combats à Afar.

“La sécurité dans la région [est] très instable, en particulier à la frontière entre le Tigré et la région d'Afar. Et effectivement, en février cela a provoqué le déplacement de 20 600 réfugiés mais aussi de 300 000 personnes de la région Afar. Donc, nous restons très inquiets”, assure Astrid Castelene, Coordonnatrice principale des urgences au HCR.

Saleh Ali Mohammad, 50 ans, et quelques proches ont fui la ville d'Abala avec seulement les vêtements qu'ils portaient.

"Nous avons tout laissé là-bas. Je suis ici avec ma fille et ses enfants, mais ma femme et le reste des membres de ma famille ont disparu”, explique-t-il.

D'autres déplacés d'Abala ont trouvé refuge dans un ancien lycée, avec des salles de classe transformées en chambres. Le mari d'Aicha Seid Mohammad a été tué en combattant les rebelles.

“[Mon mari] était agriculteur et a rejoint la milice pour défendre la ville. Après deux jours, il a été abattu et est mort. Nous n'avons même pas eu le temps de l’enterrer”, regrette Aicha Seid Mohammad, devenue veuve à cause de la guerre.

Une trêve humanitaire annoncée il y a plusieurs jours, suscitant l'espoir que l'aide puisse parvenir à ceux qui en ont besoin. Malgré la trêve, de nouveaux combats ont été signalés dans la région Afar cette semaine. Pendant ce temps, les déplacés d'Afar tirent profitent de leur abri et espèrent que ce n'est que temporaire.

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