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Crimes/enquêtes

Des Béninois demandent justice pour Eloi Dogo, un étudiant tué par une foule

Les étudiants demandant justice pour leur camarade assassiné, à Cotonou, le 31 octobre 2021.

Il n'avait que 22 ans lorsque son chemin a croisé celui d'une foule surexcitée à la recherche d'un dangereux braqueur.

Au Bénin, le décès d'Eloi Dogo, un étudiant en troisième année de droit, brûlé vif pour avoir été confondu à un voleur, continue de susciter l’émoi, la colère et la consternation. Les étudiants de l'université d'Abomey-Calavi ont organisé une marche pour réclamer justice.

Il n'avait que 22 ans lorsque son chemin a croisé celui d'une foule surexcitée à la recherche d'un dangereux braqueur. La scène se passe à Parakou, une ville située à plus de 200km de Cotonou.

Aujourd’hui, ses camarades demandent au gouvernement de prendre ses responsabilités afin que ce crime ne reste pas impuni.

"Ce qui nous a choqué dans cette histoire, c'est que la population n'a laissé aucune chance à notre camarade de s'expliquer et ils l'ont lâchement brûlé", a lancé l'un d'entre eux. "Nous ne nous sentons plus en sécurité. Nous demandons au président Patrice Talon de prendre des décisions fermes concernant la sécurité des étudiants".

Ses proches sont montés au créneau et crient à l’injustice.

Selon eux, Eloi Dogo n’est pas un braqueur, il a été donc innocemment tué par une foule.

La tragédie remet sur le tapis la question de la vindicte populaire qui refait surface en raison de la recrudescence des vols, braquages et cambriolages.

La population a un avis mitigé sur la question. Pour certains, le laxisme des autorités est en cause, pour d'autres, "c'est de la barbarie que de chercher à faire justice soi-même".

"Notre justice ne répond plus aux attentes de la population. On prend un voleur mais quelques temps, après on le revoit circuler", estime un Béninois.

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L'ex-président angolais dos Santos dans le coma, plainte pour "tentative de meurtre"

L'ancien président angolais José Eduardo dos Santos (à dr.) et sa fille Isabel dos Santos - photo publiée sur le compte Instagram de cette dernière le 31 décembre 2019.

La plainte viserait l'ancienne première dame Ana Paula dos Santos et le médecin angolais qui assiste l'ex-chef de l'État depuis 16 ans, João Afonso.

Crise dans la famille de l'ancien président angolais, José Eduardo dos Santos: une plainte a été déposée auprès de la police espagnole pour "complot" contre la vie de l'ex-chef de l'État, 78 ans, hospitalisé et dans un état comateux à la clinique Teknon de Barcelone depuis le 23 juin, après une chute à son domicile.

"Tchizé dos Santos, fille de l'ancien président angolais Eduardo dos Santos (...) a déposé une plainte (...) aux fins d'enquête sur la commission présumée des délits de tentative de meurtre, non assistance à personne nécessiteuse, négligence grave et de divulgation de secrets par des personnes de son entourage", a tweeté lundi le cabinet juridique Carmen Varela, depuis la ville espagnole.

Requête d'annulation de mariage

Selon la presse espagnole, la plainte vise l'ancienne première dame, Ana Paula dos Santos, ainsi que le médecin angolais qui assiste l'ex-chef de l'État depuis 16 ans, João Afonso.

Pour l'instant c'est Tchize dos Santos, ex-députée, qui est la seule membre de la famille à s'être exprimée en public sur l'affaire.

Selon deux juristes angolais contactés par le service en langue portugaise de la VOA, la crise dans la famille dos Santos découle d'une "animosité" due au manque de coopération entre les enfants et l'ancienne première dame d'Angola, épousée en secondes noces, avec laquelle José Eduardo dos Santos, au pouvoir de 1979 à 2017, a eu deux enfants.

Le 29 juin Tchizé dos Santos avait révélé que la progéniture de l'ancien chef de l'État avait engagé un avocat espagnol pour annuler le mariage entre M. et Mme dos Santos.

Selon le juriste Lindo Bernardo Tito, la justice espagnole n'est pas compétente pour se prononcer sur la dissolution d'un mariage reconnu par l'État angolais. Il estime toutefois qu'il est possible d'établir un constat d'abandon de foyer conjugal s'il s'avère que, comme l'affirme Tchizé dos Santos, Paula dos Santos ne vivait plus avec son mari depuis un certain temps. Le fait que dans leurs passeports l'adresse du domicile des deux est différente, peut constituer "la preuve qu'il n'y avait plus de communion de ménage entre eux", précise l'avocat.

Mais pour le juriste Albano Pedro, toute séparation du couple ne peut se faire qu'à la demande personnelle de José Eduardo dos Santos ou sous procuration signée par lui.

"S'agissant d'un mariage célébré sans vices et qui est en vigueur, même s'il y a une situation de séparation de corps, ce ne sont pas les enfants qui doivent intenter l'action, sauf si c'est le père qui a clairement manifesté ce désir", affirme l'avocat au micro de la VOA. En clair: les enfants - comme Tchizé dos Santos - n'ont pas l'autorité de formuler une demande de dissolution du mariage.

Impuissance de Luanda

Malgré leurs divergences de vues, les deux juristes s'accordent sur un point: un conflit juridique à ce stade "ne contribue pas positivement" à la stabilité émotionnelle dont José Eduardo dos Santos a besoin pour sortir de l'état de santé dans lequel il se trouve.

Pour sa part, le gouvernement angolais - qui ne peut pas intervenir auprès des hôpitaux car M. dos Santos n'est plus un agent de l'État - a rejeté les allégations selon lesquelles les autorités angolaises auraient demandé de déconnecter les machines qui maintiennent l'ex-président en vie.

"Nous sommes des Africains et nous avons une culture qui ne conduit pas à ce type d'hypothèse", a déclaré Tete António, ministre des Affaires étrangères d'Angola.

Adapté du portugais par VOA Afrique. Suivre le dossier en portugais >>

Fusillade de Highland Park: un suspect aux arrêts

Fusillade de Highland Park: un suspect aux arrêts
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Fusillade de Copenhague: le suspect placé en détention en psychiatrie

Un véhicule de police à l'extérieur du centre commercial de Fields, après que plusieurs personnes ont été tuées lors d'une fusillade, à Copenhague, au Danemark, le 4 juillet 2022. REUTERS/Annegret Hilse

Dans un Danemark meurtri, l'auteur présumé de la tuerie dans un centre commercial de Copenhague a été placé en détention en psychiatrie lundi, et la santé mentale du tireur de 22 ans est désormais au coeur de l'enquête.

Vêtu d'un T-shirt bleu, le suspect arrêté peu après la fusillade a été présenté à un juge du tribunal de la capitale danoise, qui lui a signifié les poursuites pour trois meurtres, dont celui de deux adolescents, et sept tentatives de meurtre.

Après deux heures d'audience, son placement en détention provisoire a été ordonné pour 24 jours renouvelables, mais dans une "unité psychiatrique fermée". A la demande du procureur et avec l'accord de la défense, la décision est accompagnée d'un examen de son état mental.

La police avait annoncé lundi matin, que le suspect, décrit comme un Danois "de souche", était "connu pour des antécédents psychiatriques".

Selon la radiotélévision nationale DR, citant plusieurs sources anonymes, le tireur présumé a essayé de joindre une ligne d'aide psychologique peu avant les faits, ce que les autorités n'ont pas voulu confirmer.

L'attaque, commise principalement avec un fusil, a fait trois morts et 30 blessés dont quatre graves dans un grand centre commercial, Fields, situé entre le centre de Copenhague et l'aéroport de la capitale.

Le drame a brisé un week-end de fête dans le pays scandinave, entre la liesse du passage du Tour de France et le retour du festival de musique géant de Roskilde après deux ans d'annulations dues au Covid.

"Discussions très justifiées"

"Je crois que nous avons rarement vécu un contraste aussi violent qu'hier", a reconnu la Première ministre danoise Mette Frederiksen, venue rendre hommage aux victimes sur les lieux lundi à midi.

"Naturellement des discussions très justifiées vont émerger (...) en lien avec les armes utilisées, en lien avec la psychiatrie (...) Mais aujourd’hui je trouve que nous devons rendre hommage aux victimes, montrer notre sympathie, notre aide et notre soutien, et soutenir tous ceux qui ont été touchés", a-t-elle dit devant les caméras.

Une cérémonie en mémoire des victimes sera organisée mardi soir à 20H00 (18H00 GMT) à proximité du centre commercial, a annoncé sur Twitter la maire de Copenhague, Sophie H. Andersen.

L'identité des trois personnes tuées - un homme de 47 ans, un adolescent et une adolescente de 17 ans - ainsi que des blessés d'âges et de sexe différents suggère "qu'il s'agit de victimes choisies au hasard", a expliqué l'inspecteur en chef de la police de Copenhague Søren Thomassen.

"Rien n'indique dans ce que nous avons trouvé qu'il s'agisse d'un acte terroriste", a estimé le directeur de l'enquête, selon lequel le tireur a agi seul.

La police a confirmé lundi matin l'authenticité de plusieurs vidéos du suspect circulant depuis dimanche soir sur les réseaux sociaux.

Le jeune homme âgé de 22 ans - dont l'identité est connue mais pas rendue publique - y apparaît posant avec des armes, mimant des gestes de suicide avec un fusil et un pistolet.

Dans cette série de vidéos titrée "I don't care" (je m'en fiche, ndr), il évoque également un traitement avec un médicament puissant prescrit en psychiatrie "qui ne marche pas".

Les comptes YouTube et Instagram du suspect ont été désactivés dans la nuit, mais les vidéos, mises en ligne vendredi selon des médias danois, circulent encore sur d'autres comptes.

La police juge qu'il est trop tôt pour se prononcer sur le mobile de l'attaque, mais que celle-ci semble avoir été préparée à l'avance.

Quatre blessés graves

L'arrestation avait eu lieu sans difficulté vers 17h50 (15h50 GMT) aux abords du centre commercial environ un quart d'heure après les premiers signalements de coups de feu, selon la police.

Quatre blessés par balle se trouvent encore "dans un état grave". Il s'agit de deux Danoises de 19 ans et 40 ans et deux Suédois, un homme de 50 ans et une adolescente de 16 ans. Trois autres personnes ont également été légèrement blessées par balle, a précisé la police lundi.

Vingt personnes ont aussi été légèrement blessées lors du mouvement de panique provoqué par la fusillade dans le centre commercial.

Ce dernier était très fréquenté en raison d'un concert, avec 13.500 spectateurs, de la star britannique Harry Styles prévu dans une grande salle voisine, la Royal Arena. Le spectacle avait été annulé à la dernière minute.

"J'ai le coeur brisé avec les habitants de Copenhague. J'adore cette ville. Les gens y sont si chaleureux et pleins d'amour", a réagi le chanteur sur Twitter.

Drame de Melilla: ouverture du procès d'un 1er groupe de migrants au Maroc

Ces 36 migrants sont poursuivis pour "entrée illégale sur le sol marocain", "violence contre agents de la force publique", "attroupement armé" et "refus d'obtempérer".

Le procès de 36 migrants, accusés notamment d'être entrés illégalement au Maroc avant de participer à la tentative meurtrière pour gagner l'enclave espagnole de Melilla, s'est ouvert lundi avant d'être aussitôt reporté, selon leurs avocats.

"Nous avons demandé le report pour préparer au mieux le dossier car d'autres avocats se sont joints à la défense", a précisé à l'AFP un des avocats, Khalid Ameza.

Ces 36 migrants sont poursuivis pour "entrée illégale sur le sol marocain", "violence contre agents de la force publique", "attroupement armé" et "refus d'obtempérer".

La prochaine audience est prévue le 12 juillet à Nador, ville du nord du Maroc limitrophe de l'enclave espagnole. Le procès d'un deuxième groupe de 29 migrants – dont un mineur – est programmé, lui, le 13 juillet, également devant un tribunal de Nador, selon Me Ameza.

"C'est la pression atroce des policiers marocains" qui est à l'origine du drame de Melilla
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Ils sont en outre poursuivis pour "participation à une bande criminelle en vue d'organiser et faciliter l'immigration clandestine à l'étranger". Les 65 inculpés faisaient partie des près de 2.000 migrants en situation irrégulière qui ont tenté de pénétrer par la force le 24 juin dans la cité autonome espagnole de Melilla, située en territoire marocain.

En majorité originaires du Soudan, beaucoup d'entre eux passent par la Libye et l'Algérie – malgré une frontière officiellement fermée avec le Maroc – pour arriver dans le royaume chérifien. Cette tentative de passage en force a fait 23 morts parmi les migrants, selon les autorités marocaines, "au moins 37", selon des ONG.

C'est le bilan le plus meurtrier jamais enregistré lors des nombreuses tentatives de migrants subsahariens de pénétrer à Melilla et dans l'enclave espagnole voisine de Ceuta, qui constituent les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec le continent africain.

Une nouvelle tragédie migratoire aux portes de l'UE, qui a provoqué l'indignation internationale, avec notamment des propos d'une sévérité rare de la part de l'ONU, ainsi que l'ouverture de deux enquêtes en Espagne et une mission d'information au Maroc.

Si le Maroc a critiqué des "méthodes très violentes" des clandestins et le "laxisme délibéré" de l'Algérie dans le contrôle aux frontières avec le Maroc, des ONG de défense des droits humains ont dénoncé la "brutalité" des forces de l'ordre marocaines.

Fusillade lors d'un défilé dans la banlieue de Chicago: au moins 6 morts

ILLUSTRATION - Une femme brandit le drapeau américain lors du défilé annuel du 4 juillet à Barnstable Village, à Cape Cod, Massachusetts, États-Unis, le 4 juillet 2022.

Des coups de feu ont retenti lundi à Highland Park, dans la banlieue de Chicago, le long du parcours d'un défilé du 4 juillet, fête de l'indépendance des États-Unis, a-t-on appris de source officielle.

Au moins deux personnes ont été tuées, selon WGN TV, une chaîne de télévision locale. On déplore aussi plusieurs blessés, précise la chaîne.

Le suspect est toujours en fuite, ajoute le journal, citant une source policière.

Le défilé s'est arrêté brusquement lorsque des coups de feu ont retenti environ 10 minutes après son début, faisant fuir des centaines de personnes, selon le quotidien Chicago Sun-Times.

"Tout le monde courait, se cachait et criait", rapporte une autre chaîne locale.

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