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Dernier round du dialogue de sortie de crise au Burundi à Arusha


L'ancien président de la Tanzanie,  Benjamin Mkapa, lors d'une conférence de presse à Khartoum, le 22 novembre 2010.

Le facilitateur dans la crise burundaise, l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, a convoqué une dernière session du dialogue de sortie de crise au Burundi en vue d'y organiser des élections inclusives en 2020.

M. Mkapa "s'attend à ce que les Burundais discutent librement et de façon concluante de toutes les questions qui permettraient la tenue des élections de 2020 avec succès" lors de cette rencontre prévue du 24 au 29 octobre, a annoncé dans un tweet Macocha Tembele, le secrétaire particulier du facilitateur.

Toutes les sessions du dialogue interburundais organisées depuis décembre 2015, au plus fort de la crise qui a débuté avec la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3e mandat qu'il a obtenu en juillet de la même année, ont buté sur le refus du gouvernement de discuter avec son opposition en exil, qualifiée de putschiste.

Bujumbura a annoncé officiellement son intention de participer "au 5e et dernier round des discussions", mais le gouvernement, le parti au pouvoir et leurs alliés "attendent" l'issue de discussions en coulisses avec l'équipe de M. Mkapa pour décider de leur participation, selon des sources concordantes.

De son côté, l'opposition, qu'elle soit au Burundi ou en exil, a envoyé "une proposition commune de sortie de crise" selon ses leaders et se dit prête à discuter de l'ordre du jour présenté par la facilitation.

Les violences qui ont accompagné la crise auraient fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, d'après les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.

Le président Nkurunziza a annoncé son intention de ne pas se représenter en 2020.

Avec AFP

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