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Au moins 179 morts au Japon suite aux inondations

Les secouristes recherchent des personnes disparues dans une maison endommagée par de fortes pluies dans la ville de Kumano, préfecture d'Hiroshima, Japon, le 9 juillet 2018.

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, doit se rendre mercredi dans la région sinistrée de l'ouest du Japon où ont péri au moins 179 personnes piégées par les inondations et glissements de terrain provoqués par des pluies diluviennes.

Shinzo Abe, qui a annulé une tournée dans quatre pays, dont la Belgique et la France, a quitté Tokyo en début de matinée pour survoler la province d'Okayama, une des plus touchées avec celle de Hiroshima, et visiter divers lieux sinistrés ensuite.

Outre les 179 morts recensés, les autorités disent être sans nouvelles d'au moins neuf autres habitants, les médias parlant de plus de 50 ou 60 disparus.

Il s'agit de la plus grave catastrophe liée à un phénomène météorologique dans l'archipel depuis 1982.

Les inondations ont fait au moins 100 morts au Japon (vidéo)
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>> Lire aussi : Au moins 156 morts suite aux inondations et éboulements au Japon

Des milliers de sinistrés sont hébergés dans des refuges des autorités, d'autres ayant été accueillis par des proches et beaucoup s'interrogent sur leur avenir.

En début de matinée, dans l'un de ces lieux d'hébergement improvisés, le gymnase de l'école primaire Okada du quartier Mabi à Kurashiki, 20 à 30 personnes, pour la plupart des femmes et des personnes âgées, étaient assises ou allongées sur le sol recouvert de nattes.

Des centaines d'autres étaient à l'extérieur, parties nettoyer leurs maisons. Des climatisations y ont été installées durant la nuit, la température extérieure excédant 35 degrés.

Hiroko Fukuda, 40 ans, a fui sa demeure vendredi soir avec seulement quelques vêtements. Elle n'est repassée chez elle que lundi. Le rez-de-chaussée a été dévasté du sol au plafond, placard détruit, tatamis sens dessus dessous.

"Nous conservions des photos dans la pièce de style japonais du rez-de-chaussée, des poupées traditionnelles "Hina" pour la fête des filles en mars, ainsi que mes kimonos et mon" furisode "(un type de kimono aux manches longues et fluides). Je voulais que ma fille le porte", dit-elle à l'AFP, les larmes aux yeux.

"Nous pouvons laisser les appareils ménagers partir, mais des souvenirs comme cela, non. Il est impossible de reprendre des photos d'elle quand elle avait trois ans, impossible, ça fait trop de peine", confie-t-elle.

Quelque 75.000 policiers, pompiers, soldats des Forces d'autodéfense (appellation de l'armée japonaise, ndlr) et garde-côtes avaient été dépêchés au secours des victimes.

Les recherches et travaux de nettoyage se poursuivent désormais sous une chaleur étouffante, avec une température de 35°C prévue à l'ombre "et ce temps ensoleillé devrait durer une semaine au moins", a précisé le porte-parole du gouvernement.

"Une grande vigilance" s'impose face au risque d'insolation et de coup de chaleur, ainsi qu'en raison des possibles nouveaux glissements de terrain, a-t-il insisté.

Les précipitations inédites enregistrées en l'espace de trois jours ont entraîné de terribles inondations, des coulées de boue et d'autres dégâts majeurs qui ont piégé de nombreux habitants.

"J'ai vu ma maison sombrer sous l'eau et je ne pouvais rien faire du tout, absolument rien, je me sentais impuissante", raconte Fumiko Inokuchi, 61 ans, habitante de Mabi.

Les pompiers envoyés dans le quartier ont contrôlé une à une 2.000 maisons envahies pas les eaux. Elles ont toutes déjà été une fois inspectées par les militaires mais ils veulent être "absolument sûrs" que ne s'y trouvent pas des survivants ou des corps.

Camions de pompiers et autres véhicules de secours ont rejoint cette partie de Kurashiki, la plus touchée. Les traces de boue laissées sur les pans de murs montrent que l'eau est montée jusqu'au premier étage des maisons.

Les vivres ne sont plus distribués correctement et des dizaines de supérettes d'habitude ouvertes 24H/24 ont été totalement saccagées par les eaux.

Partout, les services de secours essaient de pallier les pénuries.

"Nous luttons pour acheminer des biens, de l'eau et des produits de première nécessité dans des zones isolées. Nous les envoyons par les routes maritimes et aériennes. Mais il faudra beaucoup de temps pour voir les zones touchées se rétablir. Nous sommes également préoccupés par l'état des survivants alors que la température augmente rapidement. Nous installons des climatiseurs portatifs dans les refuges", indique Yoshinobu Katsuura, un fonctionnaire de la préfecture d'Ehime.

"Nous proposons également des bains chauds et distribuons de l'eau. Nous savons que c'est un combat contre le temps et nous faisons tous les efforts possibles", a aussi expliqué à l'AFP un responsable du gouvernement préfectoral d'Okayama.

Dans les zones où les bâtisses sont à flanc de montagne, les éboulements ont entraîné avec eux des maisons totalement détruites au passage et la boue a recouvert des quartiers entiers.

Les risques de glissements de terrain restent importants, compte tenu de la fragilité des sols gorgés d'eau, préviennent les autorités.

Un nouvel ordre d'évacuation a été émis dans une bourgade de la région de Hiroshima en raison d'un risque de débordement d'un étang, ont expliqué les autorités locales. Vingt-cinq foyers sont concernés.

Avec AFP

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Kanye West, candidat de Dieu et contre Trump à la Maison Blanche

Kanye West assiste au WSJ. Magazine Innovator Awards 2019 au Museum of Modern Art de New York, le 6 novembre 2019.

Il sera le candidat de Dieu à la Maison Blanche: Kanye West a assuré mercredi au magazine Forbes qu'il ne soutenait plus Donald Trump à la présidentielle américaine de novembre et a remis en question la capacité du démocrate Joe Biden à mobiliser l'électorat noir.

Dans ce long entretien fait par téléphone, le rappeur milliardaire reconnaît qu'il se lance dans la course à la dernière minute et qu'il prendra une décision définitive d'ici un mois.

"On en parle depuis des années", explique-t-il en référence à ses ambitions présidentielles, révélées samedi dans un tweet, et à ses deux principaux soutiens: sa femme Kim Kardashian et le fantasque patron de Tesla Elon Musk.

"Voyons si la nomination est pour 2020 ou pour 2024, parce que c'est Dieu qui nomme le président", dit le rappeur qui s'est rapproché ces derniers mois de la religion. "Si c'est 2020, alors j'aurais été nommé par Dieu".

Sans structure en place, il ne donne aucun détail sur sa campagne, mais assure qu'il ne soutient plus le milliardaire républicain après avoir été un de ses plus fervents partisans, notamment en portant en 2018 une casquette rouge au slogan présidentiel "Make America Great Again" dans le Bureau ovale.

"J'enlève la casquette rouge avec cet entretien", explique-t-il à Forbes, ajoutant qu'il sera le candidat d'un nouveau parti appelé "Jour de naissance".

Mais il évite de critiquer le locataire actuel de la Maison Blanche, sauf sur sa gestion du mouvement de colère contre le racisme qui s'est répandu depuis deux mois dans le pays, alimentant les soupçons d'une candidature destinée à perturber celle de Joe Biden, actuellement en tête des sondages nationaux.

"Dire que le vote noir est démocrate est une forme de racisme et de suprématie blanche", affirme Kanye West, en reconnaissant qu'il n'hésiterait pas à priver l'ex-vice président des voix de la minorité noire qui vote majoritairement pour les démocrates.

Le rappeur, qui a annoncé avoir eu le coronavirus, affiche également sa méfiance face aux vaccins qui ont, selon lui, paralysé de nombreux enfants, une assertion fausse et fermement combattue par le monde scientifique.

"Quand ils disent que le moyen de régler le Covid-19 est un vaccin, je suis extrêmement prudent", explique-t-il. "C'est la marque de la bête", lance-t-il en référence au Diable.

Donald Trump a jugé que cette candidature surprise était "intéressante" tout en estimant que l'élection de 2024 devrait être son véritable objectif.

Joe Biden n'a pas commenté l'annonce de Kanye West.

Retrait des Etats-Unis de l'OMS: des critiques à travers le monde

Le président américain Donald Trump et le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom, lors du sommet du G20 à Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, le 7 juillet 2017. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Le gouvernement des Etats-Unis a officiellement lancé la procédure qui lui permet de se retirer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). En lançant la procédure de retrait, le président Donald Trump met à exécution ses menaces de quitter l'agence onusienne qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus.

Washington a envoyé la notification de son retrait au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui est le dépositaire pour l'OMS. Il a confirmé l’avoir reçue.

Pour que la décision soit effective, les Etats-Unis, membre fondateur de l'OMS en 1948, doivent être à jour dans leurs contributions et respecter un délai d'un an. Le retrait ne sera donc effectif que le 6 juillet 2021.

Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne, soit 400 millions de dollars par an.

Des responsables de santé et des adversaires de M. Trump ont critiqué sa décision. Son rival présumé pour le scrutin de novembre, le démocrate Joe Biden, a promis que les Etats-Unis reviendront immédiatement dans l'OMS s'il est élu, selon le quotidien Politico.

Pour la Fédération des scientifiques américains, ce retrait ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le coronavirus, qui s'accélère et dont le pic n'est pas encore atteint dans le pays.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise, a estimé qu’il sape les efforts internationaux et aura un impact grave sur les pays en développement. Pour le gouvernement allemand, le retrait constitue un revers de la coopération internationale.

Depuis le début de la pandémie, Donald Trump accuse de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en premier. Il reproche aussi au patron de l'OMS, l'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus et de s'être montré incapable de réformer l'organisation.

Washington rompt officiellement son alliance avec l'OMS

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Washington se retire officiellement de l'OMS, revers pour l'Éthiopien Tedros Ghebreyesus

Le president americain Donald Trump (à g.) et le directeur général de l'OMS Dr Tedros Ghebreyesus.

Le président Donald Trump a officiellement lancé la procédure de retrait des Etats-Unis de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qu'il accuse d'avoir tardé à réagir face à la pandémie de coronavirus, ont indiqué mardi des responsables américains.

"Le Congrès a reçu la notification que le président a officiellement retiré les Etats-Unis de l'OMS au beau milieu d'une pandémie", a écrit sur Twitter Robert Menendez, membre démocrate de la Commission sénatoriale des Affaires étrangères.

La notification sera effective au terme d'un délai d'un an, soit le 6 juillet 2021, ont précisé plusieurs responsables du gouvernement américain, plus gros contributeur de l'organisation onusienne.

Elle a été envoyée au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "qui est le dépositaire pour l'OMS", ont-ils dit.

Les Nations unies ont également confirmé avoir reçu lundi la lettre de retrait américain.

Le porte-parole de M. Guterres a précisé que les Etats-Unis, membres fondateurs de l'OMS en 1948, devaient remplir deux conditions pour se retirer de l'organisation: respecter un délai d'un an et être à jour dans leurs contributions.

L'annonce a été fustigée par la Fédération des scientifiques américains. Elle intervient "au moment où on a le plus besoin de coopération internationale" et ce retrait "ne fera que nuire à la lutte mondiale contre le Covid-19", a-t-elle réagi.

Le président américain avait annoncé fin mai "mettre fin à la relation" entre son pays et l'OMS, qu'il accuse depuis le début de la pandémie de se montrer trop indulgente avec la Chine, où le coronavirus est apparu en décembre avant de se répandre sur la planète.

Le retrait américain constitue un véritable revers pour l'Éthiopien Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. Les Etats-Unis apportent 15% du budget de l'agence onusienne et en sont de loin le premier bailleur de fonds. Désormais, ils vont "rediriger ces fonds vers d'autres besoins de santé publique urgents et mondiaux qui le méritent", avait-il déclaré à la presse.

La semaine dernière, un haut responsable américain de la santé avait toutefois assuré que les Etats-Unis continuaient de travailler au jour le jour avec l'OMS.

"Je n'ai pas été rappelé, je n'ai reçu aucune instruction pour que je me retire", avait déclaré Brett Giroir, secrétaire adjoint à la Santé, et membre du conseil exécutif de l'OMS.

Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

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