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Décès de soeurs siamoises étudiantes à l'université en Tanzanie


Le président tanzanien John Magufuli en visite à Nairobi, Kenya, le 31 octobre 2016.

Des sœurs siamoises tanzaniennes, qui étaient devenues célèbres depuis leur entrée à l'université en septembre 2017, sont décédées samedi des suites d'une longue maladie, a annoncé dimanche la présidence.

Jointes au niveau de l'abdomen, Maria et Consolata étaient entrées à l'université catholique Ruaha d'Iringa, dans le centre, après avoir terminé avec succès leurs études secondaires, une première dans ce pays où les personnes handicapées sont souvent marginalisées ou abandonnées à la naissance.

Elles avaient commencé à suivre le cursus des "Arts de l'Éducation" en vue de devenir professeurs d'histoire, d'anglais et de swahili lorsqu'elles sont tombées malades en janvier, souffrant notamment de problèmes cardiaques.

"Je suis attristé par la mort de Maria et Consolata. Quand j'étais allé leur rendre visite (en janvier, à l'hôpital national de Muhimbili à Dar es Salaam), elles avaient prié pour la nation", a indiqué le président Magufuli dans un tweet repris dans le communiqué officiel.

"Reposez en paix, mes enfants", a ajouté le chef de l'Etat, qui souligne qu'elles "rêvaient de servir la nation".

Après une amélioration de leur état de santé, les deux sœurs avaient poursuivi leur traitement à l'hôpital d'Iringa (près de leur université) où elles sont décédées samedi.

Abandonnées par leur mère après la mort de leur père, elles avaient été recueillies par des religieuses catholiques.

S'exprimant en juillet 2017 sur la chaîne de télévision gouvernementale TBC, Maria avait lancé un appel empli d'émotion aux parents d'handicapés: "Les parents qui cachent ou enferment leurs enfants handicapés devraient avoir peur de Dieu", avait-elle soutenu.

>> Lire aussi : Des siamoises à l'université, une première en Tanzanie

"Qu'ils sachent que les êtres humains, handicapés ou non, sont égaux et ont les mêmes droits", avait-elle ajouté.

Les deux soeurs, ferventes catholiques et passionnées de tricotage, avaient remercié leurs enseignants et le gouvernement pour l'aide fournie dans la réussite de leurs études secondaires.

"Nous ne nous attendions pas à voir ce jour, c'est par la grâce de Dieu que nous y sommes aujourd'hui et grâce aux prières des gens", avait confié Consolata, la plus loquace des deux.

Avec AFP

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