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Société et culture

Décès de la reine Shiyiwe Mantfombi Dlamini Zulu, Régente de la Nation Zouloue

La reine zouloue Mantfombi Dlamini Zulu assiste au festival de ' Zulu 200' célébrant l'existence de la nation zouloue à l'aéroport international King Shaka à Durban, le 22 septembre 2013.

La veuve du roi des Zoulous, devenue Régente après la mort de Goodwill Zwelithini le 12 mars, s'est à son tour éteinte, à 65 ans, jeudi en Afrique du Sud, a annoncé le palais royal.

"C'est avec le choc et la détresse les plus profonds que la famille royale annonce la mort inattendue de Sa Majesté la reine Shiyiwe Mantfombi Dlamini Zulu, Régente de la Nation Zouloue", a déclaré Mangosuthu Buthelezi, le Premier ministre de la couronne zouloue, dans un communiqué.

"Cela nous a pris par surprise et nous a laissés désemparés", a-t-il ajouté.

La Reine avait été hospitalisée quelques semaines à peine après la mort du roi à 72 ans.

Né dans la petite ville de Nongoma, Goodwill Zwelithini a accédé au trône à 23 ans, après la mort de son père, dont la simple évocation du nom lui tirait les larmes.

En 1971, sous l'apartheid, il devient le 8e roi zoulou.

Ces dernières années, Goodwill Zwelithini a multiplié les remarques xénophobes. Tenant les migrants africains pour responsables de "la montée de l'anarchie", il a ordonné en 2015 qu'ils quittent le pays.

Le nom de son successeur n'est pas encore connu. Dans la tradition zouloue, le trône n'est pas forcément réservé au premier fils de la première épouse.

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Les enfants délaissent l’école dans les villages miniers du Cameroun

Un enfant orpailleur sur le site minier du village Kambelé III, le 9 juin 2021.

Dans les villages miniers du Cameroun, notamment dans la région de l’Est où l’activité aurifère est florissante, parents, autorités traditionnelles et responsables d’écoles sont aux abois.

Dans un silence studieux, seuls 10 élèves de l’école publique du village Mali, dans la commune de Betaré Oya à l’Est du Cameroun, affrontent les épreuves de l’examen blanc du certificat d’études primaires.

Ce jour-là, 7 candidats manquent à l’appel. Le village Mali est le fief de l’exploitation de l’or dans cette région.

Orpailleur dès l’âge de 7ans

"Malgré la sensibilisation des autorités traditionnelles et même du corps enseignant, sans oublier les parents, nous nous retrouvons toujours avec ce problème récurrent de déperdition scolaire", explique à VOA Afrique Antoine Adamou, directeur de l’école publique du village Mali.

Ce dernier parle d’un phénomène qui concerne autant les jeunes garçons que les jeunes filles en âge de scolarisation. "Mêmes les forces de l’ordre ont été interpellées pour qu’on interdise aux enfants d’entrer dans les trous d’or les jours ouvrables, mais c’est en vain", soutient Antoine Adamou.

Dieudonné Kabo, directeur de l’école publique de Borongo, le 9 juin 2021. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Dieudonné Kabo, directeur de l’école publique de Borongo, le 9 juin 2021. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Sur l’effectif de 100 élèves des cours élémentaires 1 et 2 de l’école publique du village Mali, seuls 8 ont répondu présents en début du mois de juin. La plupart des 346 élèves inscrits en début d’année scolaire ont déserté l’établissement qui a été envahi par les folles herbes.

La déperdition scolaire inquiète également Dieudonné Kabo, le directeur de l’école publique de Borongo, un village de l’Est du Cameroun situé à 20km de la Centrafrique.

"Depuis deux ans, avec la présence des entreprises chinoises aux environs de ce village, les enfants cherchent de l’or dans les trous abandonnés par ces Chinois, nous avons alerté la chefferie traditionnelle par écrit ainsi que la hiérarchie parce que la situation se dégrade progressivement", explique-t-il.

Parents aux abois

"En tant que parents, nous sommes fatigués, même lorsqu’on utilise la méthode forte pour pousser les enfants à abandonner le travail de l’or, ils ne comprennent pas, si on les prive de nourriture, ils sont capables d’acheter eux-mêmes à manger puisqu’ils ont de l’argent", explique Hermine Zarmo, une maman au village Mali.

Selon Adrienne Angué, une résidente du quartier Trypano à Batouri, une autre localité aurifère dans l’Est du Cameroun, "quand on permet aux gens d’aller chercher l’or même un enfant de 10 ans va travailler car il se dit qu’il peut déjà gagner sa vie au chantier minier".

Sur les chantiers miniers de Kambelé III ou au village Mali, aucun de ces enfants orpailleurs ne souhaite s’exprimer sur le phénomène de déperdition scolaire.

Accidents, éboulements, noyades

Les autorités municipales mettent désormais les médias à contribution pour sensibiliser contre l’abandon scolaire dans les villages miniers. A la radio communautaire de Batouri, le chef de chaîne Mourouane Oumarou précise que, "la radio diffuse des programmes en trois langues locales sur les problématiques du secteur minier, on fait des débats et on sensibilise les jeunes élèves qui quittent les salles de classe pour les trous d’or".

Les conséquences, ajoute Mourouane Oumarou, "nous les connaissons tous, il y a la sous-scolarisation, c’est pourquoi nous disons que c’est aux parents de bien jouer ce rôle de relais, afin d’amener les enfants à comprendre que dans l’immédiat l’important ce n’est pas de l’argent".

De nombreuses jeunes filles sont aussi concernées par les grossesses précoces dans les villages miniers de l’Est. Une région de l’Est qui figure parmi les 4 régions où le pourcentage d'enfants non scolarisés est important, soit 13,3%. La situation est plus prononcée en milieu rural qu'en milieu urbain.

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Les autochtones au Canada vont pouvoir utiliser leur nom traditionnel

Conférence en plein air à Vancouver sur la découverte des restes de 215 enfants, trouvés dans l'ancien pensionnat de Kamloops, Colombie-Britannique, Canada, 2 juin 2021.

Les autochtones canadiens vont désormais pouvoir utiliser leur nom traditionnel sur leurs documents de voyage officiels, a annoncé lundi le gouvernement canadien, quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d'un pensionnat autochtone.

Ces noms autochtones leur avaient été "volés" lorsqu'ils avaient été enrôlés de force dans ces pensionnats pour y être assimilés à la culture dominante, a rappelé le ministre de l'Immigration Marco Mendicino lors d'un point presse.

"Ces enfants autochtones qu'on a volés à leurs familles pour les forcer à intégrer le système de pensionnats, on est allés jusqu'à voler leur propre nom", a souligné M. Mendicino, citant l'exemple d'une petite Masek rebaptisée Alice.

Or "nos noms sont l'une des premières choses que l'on reçoit. Ils sont individualisés, uniques, ils parlent de notre passé, ils honorent ceux qui nous ont précédés, et reflètent l'histoire de nos familles", a-t-il ajouté.

Les autochtones vont pouvoir demander que leur nom traditionnel soit utilisé sur leurs documents officiels d'immigration comme les passeports ou les certificats de résidence permanente. Cette mesure pourrait concerner "plusieurs centaines de milliers" de personnes au Canada, a précisé Marc Miller, ministre des Services aux autochtones.

La mesure répond à l'une des 94 demandes formulées en 2015 par une commission nationale d'enquête sur la question des pensionnats, qui avait conclu à un véritable "génocide culturel" de la part du Canada dans un rapport accablant.

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon les conclusions de cette commission vérité et réconciliation.

La découverte fin mai, grâce à des fouilles par géo-radars, des ossements de 215 enfants près du pensionnat autochtone de Kamloops dans l'ouest du Canada, a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Elle a également relancé les appels au gouvernement à accélérer le processus de réconciliation prôné par la commission d'enquête.

Renforts policiers contre les orpailleurs chez les Yanomami au Brésil

Arrestation d'orpailleurs par des agents de l'agence environnementale du Brésil sur la rivière Uraricoera lors d'une opération contre l'extraction illégale d'or sur des terres indigènes dans l'État de Roraima, Brésil, 16 avril 2016.

Le gouvernement Bolsonaro a autorisé lundi l'envoi de forces de sécurité fédérales dans le territoire indigène Yanomami, le plus grand du Brésil, où les autochtones ont dénoncé des attaques d'orpailleurs ces dernières semaines.

Cette autorisation de déploiement de la Force Nationale, pour une durée 90 jours renouvelables, a été donnée à la suite à d'un ordre d'un juge de la Cour suprême. Ce dernier avait demandé fin mai à l'exécutif de "prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la vie" des indigènes.

Pour des raisons de sécurité, le ministre de la Justice n'a pas dévoilé le nombre de membres de la Force Nationale qui seront déployés "pour préserver l'ordre public".

Près de 27.000 autochtones vivent dans les terres Yanomami, qui s'étendent sur 96.000 km2, dans les Etats de Roraima et Amazonas (nord).

La situation y est extrêmement tendue depuis des mois, avec des incursions régulières d'orpailleurs dans ces terres censées être inviolables et où toute exploitation minière est interdite.

Le 10 mai, l'association Hutukara Yanomami (HAY) avait dénoncé une confrontation entre indigènes Yanomami et mineurs qui avaient envahi le village de Palimiu, dans l'Etat de Roraima, au cours de laquelle quatre mineurs et un indigène avaient été blessés par balle.

Les associations de défense des indigènes dénoncent la présence d'environ 20.000 orpailleurs sur ce territoire, ce qui aurait causé la propagation du Covid-19. Le gouvernement Bolsonaro affirme de son côté que le nombre d'orpailleurs ne dépasse pas les 3.500.

L'exploitation minière illégale est l'une des principales causes de destruction de la forêt amazonienne. Elle s'est étendue de 30% en 2020 sur les terres des Yanomami, détruisant l'équivalent de 500 terrains de football, d'après un rapport publié fin mars par la HAY.

Fin mai, le président Jair Bolsonaro s'est rendu chez les Yanomami et a promis à des chefs autochtones de mettre fin à l'exploitation minière sur leur territoire. "Si vous ne voulez pas de mines, il n'y aura pas de mines", avait-il assuré.

Le chef de l'Etat avait dit en revanche qu'il envisageait d'autoriser l'exploitation minière dans d'autres territoires indigènes si leurs occupants le souhaitaient.

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