Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tchad

Décès d’Idriss Deby: Paul Biya déplore "une immense perte pour l’Afrique centrale"

Les présidents tchadien Idriss Deby Itno (à g.), camerounais Paul Biya (c) et gabonais Ali Bongo Ondimba au 4e sommet UE-Afrique, le 3 avril 2014 au siège de l'UE à Bruxelles.

Tristesse et consternation au Cameroun suite au décès du président tchadien Idriss Deby. La communauté tchadienne et les Camerounais saluent la mémoire du disparu.

Quelques heures après l’annonce du décès du président Idriss Deby Itno, les autorités camerounaises ont déployé un dispositif sécuritaire léger autour de l’ambassade du Tchad à Yaoundé.

Sur place, l'ambiance est au recueillement, quelques ressortissants Tchadiens arrivent à l’ambassade pour s’imprégner des dernières nouvelles et partager leur tristesse entre compatriotes.

"J’ai reçu de nombreux de coups de fils des membres de la communauté, les gens me demandent ce qui s’est-il passé, car c’est notre père qui est parti, on garde beaucoup de bons souvenirs de lui", confie à VOA Afrique encore sous l’émotion Benjamin Madji, chef de la colonie tchadienne à Yaoundé.

Un livre de condoléances sera ouvert dans les locaux de l’ambassade, selon un officiel s’exprimant sous anonymat.

D'ores et déjà, le drapeau est en berne. Non loin de là, au lieu-dit rond-point Nnlongkak, deux jeunes Tchadiens parlent de la mort subite de leur président.

L'un d'eux, Simplice Hervé, vit au Cameroun depuis 8 ans: "On a suivi la nouvelle ce matin à la radio, ça nous as surpris, on se disait même que c’était faux. Maintenant que c’est vrai, tout ce que je peux dire c’est paix à son âme, il a bien travaillé pour le pays".

David est un autre jeune Tchadien vivant au Cameroun. "Je suis triste, je ne suis pas content de sa mort, c’était un bon président qui protégeait le pays. En soirée je fais appeler la famille pour savoir comment ça se passe dans le pays. Ce qu’on souhaite c’est qu’après lui qu’il y’ait la paix", renchérit-il.

Le Cameroun et le Tchad ont, sous Idriss Deby, entretenu des relations de coopération fructueuses sur le plan économique et militaire.

Mais à son arrivée au pouvoir, "Paul Biya se méfiait un peu de Deby parce qu’il avait pris le pouvoir par les armes", selon André Marie Dibamou, spécialiste des relations internationales.

Plus tard, au cours de ces 20 dernières années affirme André Dibamou, "il y a eu une sorte de complicité et de contact facile entre le Président Paul Biya et Idriss Deby".

Leurs rapports se sont davantage consolidés face à l'émergence d'un ennemi commun: Boko Haram. Dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, le Cameroun et le Tchad ont fourni des troupes au sein de la force multinationale mixte.

"Avec la guerre contre Boko Haram, il a fallu que les deux hommes se fassent confiance, mais déjà en 2006, nous avons le pipeline Tchad-Cameroun qui est vraiment la matérialisation de toute la confiance entre les deux présidents", ajoute le spécialiste.

Dans un message de condoléance adressé à Mahamat Idriss Deby Itno, Paul Biya, souligne que la disparition du Maréchal Deby est "une immense perte pour l'Afrique centrale et le continent qu'il aura servi sans relâche et durant de longues années".

Toutes les actualités

Lancement des manœuvres militaires "African Lion 2022" à Agadir

Lancement des manœuvres militaires "African Lion 2022" à Agadir
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

N'Djamena accueille une rencontre autour de l’accès à l’eau potable en Afrique

N'Djamena accueille une rencontre autour de l’accès à l’eau potable en Afrique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:54 0:00

Les retraités tchadiens réclament leurs pensions

Blagué Jean, porte-parole du comité́ de crise contesté par le DG de la CNRT, en veste de couleur grise au milieu (VOA/André Kodmadjingar).

Au Tchad, une partie des retraités militaires, civils, veuves et orphelins ont constitué un comité de crise. Ils exigent le départ du directeur général de la CNRT, la Caisse nationale des retraites du Tchad.

"Nous ne voulons pas de l'actuel directeur de la Caisse nationale des retraites du Tchad": c’est le slogan scandé par une foule de personnes à N'Djamena, visiblement affaiblies par l’âge et rongées par la faim.

Ce groupe de retraités revendique plusieurs arriérés de paiements qui, selon eux, remontent à 10 ans pour certains et 5 ans pour d’autres. En colère, ils estiment que leur argent est utilisé à d’autres fins alors qu’eux, les ayants-droit, meurent à petit feu.

"Nous avons combattu pour le Tchad et les gens ne veulent pas nous payer. C’est depuis le matin que je suis là et je n’ai même pas pris un verre de thé", raconte un retraité avec beaucoup de peine.

Une revendication balayée du revers de la main par Laring Bao, le directeur général de la Caisse nationale des retraites du Tchad (CNRT), pour qui ce remue-ménage n'est que l'apanage d'un groupuscule manipulé.

Selon M. Bao, son agence s'est entendue avec un syndicat représentant 32.000 retraités et il ne comprend donc pas qu'un petit groupe d'environ 60 personnes veut jouer les chevaliers solitaires.

Le comité́ de crise des retraités en sit-in demandant le départ du DG de la CNRT (VOA/André Kodmadjingar)
Le comité́ de crise des retraités en sit-in demandant le départ du DG de la CNRT (VOA/André Kodmadjingar)

Un argumentaire qui peine à convaincre: ces retraités constitués en "comité de crise" disent n’appartenir à aucun syndicat et affirment qu'ils ont désigné leur propre porte-parole, Jean Blagué. "Nous demandons le départ du DG et de son équipe. Il y a beaucoup des Tchadiens qui peuvent nous aider à entrer dans nos droits", vocifère un des manifestants.

Pour M. Bao, Jean Blagué n'est qu'un agitateur.

"On l’a averti une fois, une deuxième fois nous avons porté plainte contre lui mais il y a eu des négociations et on l'a laissé tomber", dit-il. "Il menace de fermer la porte, on est obligés de faire recours aux forces de l’ordre", ajoute-t-il.

Entre temps, dit-il, tout est prêt pour déclencher le paiement des pensions de retraite d’ici la fin de la semaine en cours.

Lac Tchad: plus de 800 jihadistes tués en deux mois selon la Force multinationale

Près de 3.000 soldats ont été engagés dans ces actions aériennes, terrestres et navales.

Plus de 800 jihadistes ont été tués en deux mois sur des îles du Lac Tchad, aux confins du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Tchad, dans des opérations de la Force conjointe (FMM) de ces pays, a assuré mardi cette force.

Du 28 mars au 4 juin, la FMM a conduit une opération conjointe dénommée "Lac Sanity" (Intégrité du Lac) dans les îles du Lac Tchad et des localités voisines en vue de "neutraliser" des "terroristes de Boko Haram et de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap)", explique un rapport de la FMM reçu mardi par l'AFP.

Selon la FMM, l'opération a été "un succès retentissant (avec) sur l'ensemble de l'opération (avec) 805 terroristes neutralisés (tués), la destruction ou la capture de 44 véhicules, 22 motos et une multitude d'armes lourdes et légères".

Près de 3.000 soldats ont été engagés dans ces actions aériennes, terrestres et navales, lancées dans un premier temps par le Cameroun, le Niger et le Nigeria qui ont été rejoints par le Tchad "45 jours" après son déclenchement, précise le document.

Une trentaine de jihadistes tués dans la région du Lac Tchad, selon les autorités
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:51 0:00

Une "importante" quantité de munitions a été également saisie et "des lieux de fabrication" d'engins explosifs improvisés (EEI) ont été "détruits". La FMM déplore une vingtaine de blessés par des EEI dans les rangs de l'armée nigérienne, dont un dans un état grave.

Le bassin du lac Tchad, qui étire ses rives entre le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages où les groupes jihadistes Boko Haram et son rival Iswap ont installé des repaires dans les innombrables îlots dont il est parsemé. Pour les combattre, en 2015, les armées de ces quatre pays ainsi que celle du Bénin, ont réactivé une Force multinationale mixte (FMM), créée en 1994.

L'insurrection de Boko Haram est apparue en 2009 au Nigeria avant de se propager dans les pays voisins. Depuis, plus de 36.000 personnes – principalement au Nigeria – ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.

Six leaders de Wakit Tamma condamnés par un tribunal tchadien

Six leaders de Wakit Tamma condamnés par un tribunal tchadien
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:59 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG