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Coronavirus

Début des vaccinations covid à grande échelle en Afrique du Sud

Cyril Ramaphosa, président ya Afrique du Sud (Afrika ya Ngele) azipi zolo na masque na Johannesburg, 24 avril 2020.

Avec du retard et une troisième vague imminente de Covid-19, L'Afrique du Sud a lancé lundi sa campagne de vaccination à grande échelle, visant en priorité les plus de 60 ans et les personnes à risques.

Pays africain officiellement le plus touché par la pandémie avec plus d'1,6 million de contaminations dont 55.210 décès, l'Afrique du Sud n'a vacciné qu'1% de sa population jusqu'ici, lors d'une première phase d'essais cliniques auprès des personnels de santé, plusieurs fois suspendue.


En février, le vaccin britannique AstraZeneca a été écarté après des doutes sur son efficacité contre le variant local. Ensuite, le vaccin américain Johnson & Johnson a été suspendu mi-avril, après des cas de caillots sanguins.


Au cours de cette deuxième phase de son plan pour immuniser sa population, le gouvernement prévoit de vacciner 16,6 millions de personnes en six mois, dont environ cinq millions de plus de 60 ans d'ici fin juin.


Ces objectifs seront atteints si les commandes de vaccins sont livrées à temps, assurent les autorités qui attendent dans les prochaines semaines la livraison de 4,5 millions de doses du vaccin américain Pfizer et deux millions de doses de celui de Johnson & Johnson.


A la traîne dans la course mondiale à l'acquisition des précieux vaccins, le gouvernement sud-africain affirme avoir désormais acheté assez de doses pour au moins 45 millions des quelque 59 millions d'habitants. Soit suffisamment pour atteindre l'immunité collective, un objectif initialement prévu pour la fin de l'année.

"Si les vaccins ..."

Le gouvernement a seulement récemment repris la vaccination des 1,25 million de soignants du pays et les files d'attente se sont allongées ces derniers jours devant les hôpitaux. "J'espère qu'il y en aura assez pour tous ceux qui veulent vraiment se faire vacciner", a confié à l'AFP Karabo Monaheng, ophtalmologiste, devant l'hôpital Milpark de Johannesburg.


Le retard accumulé par la puissance africaine, quand l'Union européenne ou les Etats-Unis promettent de vacciner une vaste majorité de leur population d'ici l’été, est en partie responsable de la récente remontée des contaminations dans le pays, selon certains spécialistes.


"Si les vaccins avaient été distribués beaucoup plus tôt, ça aurait aidé", même si d'autres facteurs comme l'abandon des gestes barrières sont aussi en cause, estime Nombulelo Magula, spécialiste en médecine interne et membre du Conseil scientifique auprès du ministère de la Santé.


Mais selon le virologue Barry Schoub, également membre du Conseil scientifique, l'avancée de la vaccination ailleurs dans le monde n'a pas pour autant évité une reprise de la pandémie. "Il suffit d'examiner ce qu'il se passe en Europe et au Royaume-Uni", dit-il à l'AFP.


Entre la dernière semaine d'avril et la première de mai, les contaminations en Afrique du Sud, déjà durement touchée par une deuxième vague fin 2020, ont augmenté de 46%. La mortalité a elle enflé de plus de 18%, selon le ministère de la Santé. Les admissions dans les hôpitaux sont toutefois stables.


"Le pays n'a pas encore atteint le seuil de résurgence, bien que certaines provinces du pays s'en approchent rapidement", ont mis en garde les autorités la semaine dernière.


Le Covid-19 a fait officiellement au moins 3,3 millions de morts dans le monde depuis décembre 2019. Inquiète de la progression inégale des campagnes de vaccination, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) craint que la deuxième année de la pandémie ne soit "beaucoup plus mortelle" que la première.

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Fermeture des frontières: le Malawi dénonce de "l'afrophobie"

Un agent de santé effectue un test COVID-19 sur un voyageur à l'aéroport international OR Tambo de Johannesburg, le 27 novembre 2021, après que plusieurs pays ont interdit les vols en provenance d'Afrique du Sud à la suite de l'émergence de la nouvelle variante COVID-19 Omicron.

Les restrictions de voyage imposées à l'Afrique australe par de nombreux pays occidentaux après l'annonce de la détection d'un nouveau variant du Covid, baptisé Omicron, relève de "l'afrophobie", a dénoncé dimanche le président du Malawi, Lazarus Chakwera.

M. Chakwera, qui assure actuellement la présidence tournante de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC, seize pays) affirme sur sa page Facebook que les "restrictions unilatérales de voyage imposées aux pays de la SADC par la Grande-Bretagne, l'Union européenne, les Etats-Unis, l'Australie et d'autres n'ont pas lieu d'être".

"Nous sommes tous inquiets au sujet du nouveau variant du Covid et nous devons remercier les chercheurs sud-africains qui l'ont identifié avant quiconque", déclare le président. "Mais les décisions concernant le Covid doivent s'appuyer sur des faits scientifiques, pas sur de l'afrophobie".

Le nouveau variant a été classé "préoccupant" par l'OMS, qui a pourtant déconseillé les restrictions sur les voyages, estimant qu'il faudra "plusieurs semaines" pour comprendre la virulence d'Omicron. L'organisation a appelé dimanche à ce que "les frontières restent ouvertes", se tenant "aux côtés des pays africains".

Après l'annonce jeudi par des chercheurs sud-africains sur la détection du nouveau variant, de nombreux pays ont très vite annoncé des restrictions drastiques de voyage pour isoler l'Afrique du sud et d'autres pays du continent.

En Afrique australe, seul l'Angola a annoncé dimanche la suspension des liaisons aériennes avec la plupart de ses voisins.

Dans une adresse télévisée, le président d'Afrique du Sud Cyril Ramaphosa a appelé dimanche soir les pays ayant imposé des restrictions de voyage à leur "levée immédiate et urgente", les jugeant dépourvues de "justification scientifique" alors que sont les scientifiques sud-africains qui ont découvert et alerté en toute transparence, au sujet d'Omicron.

Lors d'un point-presse au Botswana en fin de journée, le ministre des Affaires érangères Lemogang Kwape, sans citer l'Angola, a plaidé dimanche pour la "solidarité" régionale.

"Nous ne voulons pas géo-politiser ce virus", a-t-il affirmé.

Omicron: l'Afrique du Sud juge "tristes" les restrictions de voyage sur le continent

Une femme reçoit une dose d'un vaccin COVID-19 dans un centre de Soweto, en Afrique du Sud, le 29 novembre 2021.

L'Afrique du Sud, où a été détecté le nouveau variant du Covid-19 baptisé Omicron, a jugé lundi "triste" et "regrettable" que certains pays africains suivent le vent de panique et imposent des restrictions de voyage sur le continent.

L'annonce jeudi par les scientifiques du pays d'Afrique australe qui ont détecté le variant a provoqué la réaction de nombreux pays comme la France, les Etats-Unis ou encore les Philippines: en quelques heures, ils ont décidé d'interdire sur leur territoire des voyageurs en provenance de la région.

"Il est tout à fait regrettable, malheureux, et je dirais même triste que des pays africains aient imposé des restrictions de voyage", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Clayson Monyela, lors d'une conférence de presse en ligne organisée par le ministère de la Santé.

Après Maurice, les Seychelles et le Rwanda, le Gabon a annoncé lundi une interdiction d'entrée sur le territoire aux voyageurs en provenance de huit pays d'Afrique australe. L'Angola avait auparavant annulé les vols avec le Mozambique, la Namibie et l'Afrique du Sud jusqu'à nouvel ordre alors que le pays est lui-même visé par des restrictions.

La Banque africaine de développement (BAD) a annulé un forum sur les investissements en Afrique prévu cette semaine à Abidjan, en raison d'"inquiétudes accrues". Plusieurs chefs d'Etat africains, dont le président sud-africain Cyril Ramaphosa, étaient attendus.

"Ce que je ne comprends pas, c'est que certains des pays africains qui agissent ainsi connaissent les difficultés pour le continent lorsque les pays européens prennent une telle décision", a expliqué M. Monyela, ajoutant que le ministère est actuellement en discussion avec les gouvernements en question.

L'Afrique du Sud redoute des conséquences sur son économie; le secteur du tourisme est notamment durement frappé en pleine saison touristique dans cette partie du monde.

Les restrictions "doivent être annulées immédiatement", a martelé le porte-parole, rappelant que l'Afrique du Sud a récemment fait des "dons substantiels" de vaccins à certains des pays qui imposent actuellement des interdictions de vol.

Cyril Ramaphosa a exigé dimanche la "levée immédiate et urgente" des restrictions, les jugeant dépourvues de "justification scientifique".

Le président du Malawi, Lazarus Chakwera, a accusé les pays occidentaux d'"afrophobie". Le Botswana, où le variant a été "signalé" pour la première fois, selon les scientifiques, a également mis en garde contre une "géopolitisation" du virus.

Le président namibien Hage Geingob a de son côté salué les scientifiques en Afrique du Sud, qui ont "involontairement attiré les foudres" sur le pays.

De nombreuses incertitudes planent encore sur la dangerosité et la transmissibilité du variant aux multiples mutations. Mais les experts redoutent qu'il soit extrêmement contagieux et échappe à certaines parties du système immunitaire.

L'Afrique du Sud a constaté ces dernières semaines une hausse des contaminations et des hospitalisations, mais les chiffres restent bien en-deça de ceux de plusieurs pays européens. Près des trois quarts des cas signalés récemment sont dus au variant Omicron.

Pays africain officiellement le plus touché par la pandémie, l'Afrique du Sud compte plus de 2,9 millions de cas et près de 89.800 morts. Moins d'un quart des Sud-Africains sont complètement vaccinés, plus qu'ailleurs en Afrique mais loin derrière le reste du monde.

Variant Omicron: fermeture des frontières malgré les appels de l'OMS

Variant Omicron: fermeture des frontières malgré les appels de l'OMS
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Variant Omicron: l'Angola suspend ses vols sous-régionaux

Un avion de la compagnie nationale angolaise TAAG décolle à l'aéroport de Lisbonne, le 24 avril 2018.

L'Angola suspend ses vols régionaux, a annoncé la compagnie nationale aérienne, devenant le premier pays membre de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à prendre une telle mesure depuis l'annonce de la découverte du variant Omicron par l'Afrique du sud.

La compagnie publique TAAG a annoncé samedi qu'elle suspendait jusqu'à nouvel ordre tous ses vols vers le Mozambique, la Namibie et l'Afrique du Sud à partir de ce dimanche.

Par ailleurs, le gouvernement a pris la décision d'interdire temporairement les liaisons aériennes vers le Botswana, l'Eswatini, le Lesotho, le Mozambique, la Namibie et le Zimbabwe, selon un communiqué.

L'OMS pas en faveur

Le nouveau variant a été classé comme "préoccupant" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'organisation a toutefois déconseillé les restrictions sur les voyages et estimé qu'il faudra "plusieurs semaines" pour comprendre la virulence du nouveau variant.

Si de nombreux pays dans le monde - dont les États-Unis - ont malgré tout très vite annoncé des restrictions drastiques de voyages pour isoler l'Afrique du sud et sept autres pays, la plupart des pays africains ont jusqu'à présent maintenu leurs frontières ouvertes.

Avec l'Angola, seuls l'île Maurice, le Maroc et les Seychelles ont pris des mesures.

Washington dit merci à Pretoria

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est entretenu samedi avec le ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, Naledi Pandor, pour lui témoigner sa "reconnaissance" et "féliciter" les scientifiques sud-africains pour l'"identification rapide" de la variante Omicron.

Sur le terrain en Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a convoqué une réunion du Conseil national sur le coronavirus pour déterminer quelles actions entreprendre pour faire face à cette nouvelle urgence.

Variant Omicron: Biden impose des restrictions de voyage aux visiteurs provenant de 8 pays africains

La zone des arrivées de l'aéroport international de Washington Dulles à Dulles, en Virginie, le 19 novembre 2020.

Les États-Unis interdiront l'entrée à la plupart des voyageurs en provenance de huit pays d'Afrique australe à partir de lundi, selon un décret signé par le président Joe Biden vendredi donc copie est parvenue à VOA Afrique.

L'interdiction d'entrée intervient après des décisions similaires prises dans plusieurs pays d'Europe, d'Asie et du Moyen Orient. Elle fait suite à la découverte d'un nouveau variant du coronavirus en Afrique du Sud.

Baptisé Omicron par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nouveau variant suscite des inquiétudes, selon les experts.

L'interdiction d'entrée aux États-Unis s'applique à l'Afrique du Sud, au Botswana, au Zimbabwe, à la Namibie, au Lesotho, à l'Eswatini, au Mozambique et au Malawi.

La plupart des ressortissants étrangers qui ont séjourné dans ces pays au cours des 14 jours précédents ne seront pas autorisés à entrer sur le territoire américain.

Ces restrictions de voyage n'interdisent pas les vols et ne s'appliquent pas aux citoyens américains et aux résidents permanents légaux des États-Unis.

Les diplomates, les employés des organismes internationaux comme la Banque mondiale, l'ONU et le Fonds monétaire international, sont exemptés.

Quand Biden indexait Trump

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement américain impose une interdiction de voyager en raison de préoccupations liées au coronavirus.

En 2020, le président de l'époque, Donald Trump, avait imposé une interdiction d'entrer à la Chine, pays où le coronavirus avait été découvert pour la première fois.

À l'époque, Joe Biden, qui était candidat de l'opposition à la présidence, avait suggéré dans un tweet que la décision de M. Trump était motivée par "l'hystérie, la xénophobie et l'alarmisme".

Aucun cas du variant Omicron n'a été identifié aux États-Unis à ce jour, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les États-Unis pourraient ajouter d'autres pays à la liste des restrictions si le variant se propage en dehors de l'Afrique australe, a déclaré un haut responsable de l'administration Biden, cité par l'agence de presse Reuters.

Avec Reuters.

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