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Cuba dénonce l'effet de l'embargo sur sa campagne de vaccination

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Cuba, qui a développé cinq candidats-vaccins contre le coronavirus, a accusé vendredi le renforcement de l'embargo américain d'avoir retardé sa campagne de vaccination.

"Il faut dire que nous n'avons pas vacciné plus de Cubains car nous n'avons pas eu les ressources nécessaires pour fabriquer plus de vaccins, il faut que le monde le sache", a déclaré Yuri Valdés, directeur adjoint de l'Institut Finlay de vaccins, lors d'une session de l'assemblée nationale cubaine où les députés avaient invité des parlementaires du monde entier à se joindre virtuellement à leur demande de levée de l'embargo, en vigueur depuis 1962.

L'insuffisance de doses "n'est pas par manque de connaissances techniques mais parce que nous n'avons pas eu les ressources, car elles ont été bloquées", a expliqué le scientifique.

Si l'administration de Joe Biden "n'a peut-être pas le temps de revoir toute la politique envers Cuba, celle qui concerne tous les Cubains hospitalisés et tous les Cubains que nous sommes en train de vacciner" doit être revue, a-t-il ajouté.

"Il faut enjoindre le gouvernement des Etats-Unis" de faire quelque chose, car ainsi il peut marquer "la différence entre des gens qui meurent ou non".

Cuba a développé cinq candidats-vaccins contre le coronavirus, dont deux sont en phase finale d'essais et attendent leur autorisation officielle, sans doute en juin.

Mais face au rebond de cas, l'île a commencé à vacciner les zones les plus touchées le 12 mai. Les autorités prévoient d'avoir vacciné 70% de la population d'ici fin août.

Le président de la Commission de relations internationales, Alberto Nuñez, a déclaré que "les Etats-Unis ont renforcé leur agression à Cuba dans le cadre du Covid-19", en appliquant sous le mandat de Donald Trump 240 sanctions, que son successeur n'a pour l'instant pas touchées.

Les scientifiques cubains ont assuré à plusieurs reprises ces derniers mois que l'embargo avait compliqué l'achat de réactifs, de matériel ou de seringues. Ces dernières semaines, plusieurs organisations civiles, au Chili, en Espagne, aux Etats-Unis et en Italie notamment, ont lancé des collectes de fond pour réunir 20 millions de seringues et les envoyer vers l'île.

En avril, une organisation du gouvernement suisse et l'ONG Medicuba Europe avaient octroyé un financement de 600.000 dollars à Cuba pour l'acquisition de seringues.

Cuba reste relativement peu touché par la pandémie, avec 138.899 cas dont 933 décès pour 11,2 millions d'habitants.

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En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique

En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique
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En recevant Kenyatta, Biden annonce de nouveaux dons de vaccins pour l'Afrique

Le président Joe Biden, à droite, rencontre le président kenyan Uhuru Kenyatta, à gauche, dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 14 octobre 2021.

Joe Biden a reçu jeudi à Washington son homologue kenyan, Uhuru Kenyatta, premier chef d'Etat africain à être invité à la Maison Blanche par le président démocrate, qui en a profité pour annoncer de nouveaux dons de vaccins.

Les Etats-Unis vont ainsi envoyer 17 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson à l'Union africaine, en plus des 50 millions de doses déjà envoyées à l'organisation, a fait savoir le président démocrate, dans le Bureau ovale, avant son entretien avec son hôte.

Washington a promis de faire don au total de plus de 1,1 milliard de doses de vaccin contre le Covid-19 aux pays les plus pauvres.

"Je suis décidé à renforcer nos liens avec le Kenya et les pays d'Afrique de manière générale", a dit Joe Biden.

"Nous allons aussi parler du renforcement de la transparence financière", a dit le président américain.

Et ce peu après les révélations des "Pandora Papers".

Cette vaste enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) affirme notamment que M. Kenyatta - qui dit vouloir combattre la corruption - possède secrètement avec six membres de sa famille un réseau de onze compagnies offshore, dont l'une possède des actifs évalués à 30 millions de dollars.

Devant les journalistes, Joe Biden a aussi indiqué vouloir parler avec le président kenyan de la manière de "renforcer la sécurité et la paix" dans la corne de l'Afrique, zone particulièrement instable du continent.

Le Kenya a pour voisins la Somalie, plongée dans le chaos depuis vingt ans et où sévissent les shebab, des jihadistes affiliés à Al-Qaïda; et l'Ethiopie, théâtre d'un sanglant conflit dans la région du Tigré.

Le président américain a aussi mentionné la volonté de discuter du changement climatique.

Joe Biden et Uhuru Kenyatta à la Maison Blanche, le 14 octobre 2021.
Joe Biden et Uhuru Kenyatta à la Maison Blanche, le 14 octobre 2021.

Commerce

Uhuru Kenyatta - qui avant Joe Biden a déjà eu pour interlocuteurs deux autres présidents américains, Barack Obama et Donald Trump - a pour sa part souligné, à cet égard, que le continent africain était "celui qui émettait le moins, mais qui payait le plus lourd prix" au changement climatique.

Le président du Kenya a également évoqué le commerce parmi les points devant être discutés avec Joe Biden.

L'administration Trump avait entamé avec le Kenya des discussions sur un accord de libre-échange mais l'équipe de Joe Biden n'a, selon Nairobi, pas repris pour l'heure les négociations.

Le Kenya s'inquiète de voir approcher la date d'expiration, en 2025, d'un accord qui dispense très largement ses exportations vers les Etats-Unis de droits de douane.

Washington voit de son côté d'un mauvais oeil l'influence économique croissante de la Chine, grande rivale, en Afrique.

Mais là où son prédécesseur Donald Trump ne jurait que par les négociations commerciales bilatérales, Joe Biden affiche jusqu'ici plutôt une grande retenue en la matière.

Un haut responsable de l'administration Biden a fait savoir, lors d'une conférence téléphonique, que Washington "continuait à travailler" avec Nairobi sur "la meilleure voie à suivre" concernant les questions de commerce.

Il a toutefois souligné qu'un accord de libre échange n'était qu'un "exemple" parmi d'autres options, et évoqué le grand plan d'investissements international présenté au dernier G7 par Joe Biden.

Ce dernier ambitionne de fédérer la communauté internationale autour d'un programme de développement économique pouvant s'opposer aux "routes de la soie", la vaste offensive mondiale de la Chine dans les infrastructures, qui voit Pékin multiplier les investissements dans les pays en développement.

Afrique du Sud: début de la vaccination anti-Covid à partir de 12 ans

Un agent de santé administre un vaccin contenant le vaccin Pfizer sur un soignant de la maison de retraite SAVF Evanna Tehuis près de Klerksdorp, le 19 mai 2021.

L'Afrique du Sud va commencer la vaccination contre le Covid pour les adolescents à partir de 12 ans la semaine prochaine et offrir une possibilité de troisième dose aux personnes présentant des problèmes d'immunité, a annoncé vendredi le ministère de la Santé.

"Nous sommes prêts à ouvrir la campagne de vaccination aux 12-17 ans, qui se trouvent pour la plupart en éducation secondaire", a affirmé le ministre de la Santé Joe Phaahla lors d'une conférence de presse.

Selon la loi sud-africaine, les enfants à partir de douze ans n'ont que leur consentement à donner pour être vaccinés, sans nécessité d'une autorisation parentale.

A partir de mercredi, les enfants pourront recevoir une première dose du vaccin de Pfizer, une deuxième étant prévue après étude approfondie des éventuels effets secondaires, a précisé le ministre.

Plus d'un tiers des adultes en Afrique du Sud, pays du continent le plus touché par le Covid-19, ont reçu au moins une dose de vaccin, a-t-il ajouté.

L'Afrique du Sud a également mis en place un système de certification digitale de la vaccination, nécessaire pour participer à des réunions de masse, et notamment les évènements sportifs.

Concernant les personnes présentant des troubles de l'immunité, le ministre a indiqué qu'elles pourraient bénéficier de "boosters" vaccinaux, mais seulement sur recommandation médicale.

Les décès dus à la tuberculose repartent à la hausse en raison du Covid

Un parent ajuste le masque à oxygène d'un patient tuberculeux dans un hôpital des tuberculeux à l'occasion de la Journée mondiale de la tuberculose à Hyderabad, en Inde, le samedi 24 mars 2018.

La perturbation des services de santé due au Covid a anéanti des années de lutte contre la tuberculose dont les décès sont repartis à la hausse pour la première fois en plus de dix ans, a alerté l'OMS jeudi.

Et la situation semble loin de s'améliorer car un nombre croissant de personnes ne savent pas qu'elles souffrent de la maladie, que l'on peut traiter et guérir, s'inquiète l'Organisation mondiale de la santé, dans son rapport annuel sur la tuberculose qui porte sur 2020.

L'OMS estime qu'environ 4,1 millions de personnes souffrent de tuberculose mais n'ont pas été diagnostiquées ou n'ont pas été officiellement déclarées, un chiffre en forte hausse par rapport aux 2,9 millions de 2019.

La pandémie de Covid-19 a annulé des années de progrès mondiaux dans la lutte contre la tuberculose, une maladie provoquée par le bacille tuberculeux qui touche le plus souvent les poumons.

"La tuberculose est la deuxième maladie infectieuse la plus meurtrière dans le monde après le Covid-19, faisant près de 4.100" morts par jour, a déclaré Tereza Kasaeva, la directrice du Programme mondial de lutte contre la tuberculose de l'OMS, en conférence de presse.

Selon le rapport, quelque 1,5 million de personnes en sont ainsi au total mortes l'an dernier, une situation qui renvoie le monde à 2017, s'inquiète l'OMS.

Parmi elles, 214.000 étaient séropositives (contre 209.000 en 2019). Les autres, 1,3 million, étaient 100.000 de plus qu'en 2019.

"Ce rapport confirme nos craintes que la perturbation des services de santé essentiels due à la pandémie pourrait commencer à réduire à néant des années de progrès contre la tuberculose", a souligné Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS, dans un communiqué.

"Il s'agit d'une nouvelle alarmante qui doit servir de signal d'alerte mondial quant au besoin urgent qu'il y a à investir et innover pour combler les lacunes en matière de diagnostic, de traitement et de soins pour les millions de personnes touchées par cette maladie ancienne mais évitable et traitable", a-t-il ajouté.

- Inde et Indonésie -

La hausse du nombre des morts met en péril la stratégie de l'OMS qui a pour objectif de réduire de 90% les décès dus à la maladie et de 80% le taux d'incidence de la tuberculose d'ici à 2030, par rapport à 2015.

Or, selon les projections de l'organisation, le nombre des personnes contractant la tuberculose et mourant de cette maladie pourrait être encore "beaucoup plus élevé en 2021 et 2022".

Outre les confinements qui ont compliqué l'accès des patients aux centres de soins, les impacts négatifs de la pandémie sur les services essentiels de lutte contre la tuberculose sont nombreux, le Covid-19 vampirisant le personnel soignant et les ressources financières et techniques.

Le nombre des personnes nouvellement diagnostiquées et déclarées tuberculeuses par les autorités a ainsi chuté à 5,8 millions en 2020, contre 7,1 millions en 2019, ce qui représente une baisse de 18% par rapport au niveau de 2012.

Les pays qui ont le plus contribué à la réduction mondiale des notifications des cas de tuberculose entre 2019 et 2020 sont l'Inde, l'Indonésie, les Philippines et la Chine. Ces pays et 12 autres ont constitué 93% de la baisse mondiale totale des notifications.

L'offre de traitements préventifs contre la tuberculose a également souffert : quelque 2,8 millions de personnes y ont eu accès en 2020, soit une réduction de 21% en un an.

En outre, le nombre des personnes soignées pour une tuberculose résistante aux médicaments a diminué de 15%, passant de 177.000 en 2019 à 150.000 en 2020, ce qui équivaut à seulement environ une personne sur trois parmi celles qui en ont besoin.

Les dépenses mondiales consacrées aux services de diagnostic, de traitement et de prévention de la tuberculose ont également reculé, passant de 5,8 milliards de dollars à 5,3 milliards.

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