Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Crise au sein de l'UDPS avant les funérailles de Tshisekedi père

Les partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social - UDPS (République démocratique du Congo) se rassemblent devant le siège du parti alors qu'ils réclamaient la déclaration de leur dirigeant à Kinshasa le 21 décembre 2018

Une nouvelle crise agite l'UDPS, le parti d'origine du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, à huit jours des funérailles à Kinshasa de son père, le fondateur de l'UDPS Etienne Tshisekedi.

Le dernier conflit porte sur la direction de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), laissée vacante depuis le départ de Félix Tshisekedi, investi président de la République le 24 janvier.

Le président par intérim Jean-Marc Kabund a nommé un secrétaire général, Augustin Kabuya. Cette décision braque les partisans d'une direction collégiale sous forme d'un directoire.

Dans une déclaration à la presse mercredi, des députés de l'UDPS affirment que "la mise en place du directoire devrait intervenir avant le rapatriement" de la dépouille d'Etienne Tshisekedi.

Ce rapatriement a été annoncé pour jeudi 30 mai, et des funérailles sont prévues jusqu'au 1er juin. Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles le 1er février 2017. Son corps n'avait pas pu être rapatrié faute d'accord avec l'ancien régime Kabila.

"Toute opposition à la mise en place du directoire (...) sera considérée comme un acte de sabotage et de haute trahison vis-à-vis d'Etienne Tshisekedi", insistent les députés de l'UDPS.

Ancien ministre du dictateur Mobutu dans les années 1960, Etienne Tshisekedi est passé dans l'opposition et a fondé l'UDPS en 1982. Il a ensuite été trois fois Premier ministre lors de la transition multipartite des années 90, avant de s'opposer au régime des Kabila père et fils.

Début mars, les militants de l'UDPS avaient manifesté leur colère après la défaite de leur parti aux élections sénatoriales à suffrage indirect. Des "combattants" de l'UDPS ont accusé leurs "grands électeurs", les députés provinciaux, d'avoir trahi et cédé à la corruption.

En novembre dernier, la même "base" avait obligé Félix Tshisekedi à dénoncer dans la journée un accord qu'il avait passé la veille avec d'autres ténors de l'opposition pour la désignation d'un candidat unique à l'élection présidentielle.

Toutes les actualités

Kabila de retour après un séjour de 12 jours à l'étranger

L'ancien président Joseph Kabila à Kolwezi, Lualaba, le 12 décembre 2020 (Twitter / Barbara Nzimbi)

L'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila, écarté depuis décembre de la cogestion du pays par son successeur Félix Tshisekedi, est rentré vendredi dans son fief de Lubumbashi (Sud-Est) après un séjour de douze jours à l'étranger a-t-on appris de son entourage.

"Lors de son séjour à l'étranger, il a fait des étapes à Abou-Dhabi, Dubai (Émirats arabes unis), Dar es salaam (Tanzanie), Harare (Zimbabwe) et Lusaka (Zambie)", a déclaré à l'AFP Lubunga Bya Ombe, son ancien chargé des missions.

"Il était prévu ce (vendredi) matin à Lusaka un entretien avec Dr Kenneth Kaunda (ancien chef de l'Etat zambien), mais ce dernier n’était pas en forme. A Harare, c’était à l’invitation du président Emmerson Mnangagwa avec qui il a eu des entretiens sur la situation générale dans la région. Le reste des étapes du voyage revêtait un caractère privé", a-t-il ajouté.

M. Kabila avait quitté le RDC le 21 février pour un voyage à l'étranger sans en indiquer la destination ni la durée, cinq jours après la nomination d'un nouveau Premier ministre fidèle à son successeur Félix Tshisekedi.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes avaient considéré ce voyage comme un exil, après la fin de la coalition au pouvoir Tshisekedi-Kabila, décrétée par l'actuel chef de l'Etat le 6 décembre. Un député pro-Kabila avait même écrit un peu rapidement que M. Kabila quittait "définitivement" la RDC.

Tous les proches de l'ancien président Kabila ont depuis été écartés successivement de la tête des institutions politiques du pays, tandis qu'une bonne partie de la classe politique a quitté M. Kabila pour faire allégeance à M. Tshisekedi.

Les président de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que le Premier ministre sont désormais issus de la nouvelle majorité dite de "l'Union sacrée" acquise à la cause du président Tshisekedi.

M. Kabila, au pouvoir pendant 18 ans (2001-2019), est resté muet depuis que M. Tshisekedi a lancé son offensive politique contre leur ancienne coalition.

Des milliers de réfugiés centrafricains vivent dans des abris de fortune

Des milliers de réfugiés centrafricains vivent dans des abris de fortune
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:04 0:00

Modeste Bahati élu président du Sénat

Modeste Bahati élu président du Sénat
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:55 0:00

Le Sénat congolais se dote d'un bureau pro-Tshisekedi

Le Sénat congolais se dote d'un bureau pro-Tshisekedi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:21 0:00

Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

Voir plus

XS
SM
MD
LG