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Coronavirus

Un médecin belge soupçonné d'avoir validé 2.000 fausses vaccinations

Pfizer montre des doses pour enfants de son vaccin COVID-19 à Puurs, en Belgique, le 29 octobre 2021.

La justice belge enquête sur un médecin soupçonné d'avoir enregistré 2.000 fausses vaccinations anti-Covid, la fraude "la plus grave" à ce jour dans la gestion de la pandémie en Belgique, selon la ministre wallonne de la Santé qui a révélé les faits mardi.

Ce praticien de la partie francophone du pays aurait offert ses services "aux quatre coins de la Wallonie", parfois en se faisant rémunérer pour des injections qui n'avaient pas lieu.

L'objectif était de faire bénéficier le patient d'un pass sanitaire lui permettant d'échapper aux restrictions en vigueur.

"C'est une fraude à la vaccination de la part d'un médecin qui a encodé un nombre astronomique de personnes qu'il auraient vaccinées (...) 2.000 personnes au total", a affirmé au micro de la RTBF Christie Morreale, ministre de la Santé de la région wallonne.

Selon elle, il est impossible qu'un seul médecin ait pu vacciner autant de monde dans tant de lieux différents.

La justice et l'ordre des médecins ont été saisis du dossier, et ce généraliste a d'ores et déjà été privé de l'accès à la banque de données qui centralise les vaccinations. Il devrait être poursuivi pour faux et usage de faux.

Quant aux personnes qui ont bénéficié de ses services, elles sont également passibles de poursuites judiciaires, a précisé la ministre.

Dans un premier temps, leur pass sanitaire (ou "Covid Safe Ticket" en Belgique) a été "suspendu" et elles vont être contactées pour se voir proposer une vaccination en bonne et due forme, toujours selon Mme Morreale.

"On s'est rendu compte sur des sites antivax qu'il y avait des appels à acheter des faux certificats", certains donnant accès à des fausses vaccinations (pour être en contact avec le médecin enregistrant l'acte), a aussi expliqué cette responsable socialiste du gouvernement régional de l'ex-Premier ministre Elio Di Rupo.

"C'est l'anomalie la plus importante et la plus grave, c'est un acte extrêmement dangereux, (...) une rupture de confiance", a-t-elle insisté, soulignant que ces "faux vaccinés" exposent leurs contacts sociaux à la maladie.

Ces faits sont révélés au moment où la Belgique connaît une explosion des nouvelles contaminations (plus de 15.000 en moyenne chaque jour contre 2.000 environ il y a six semaines), entraînant une nouvelle surcharge des hôpitaux.

En outre, comme ailleurs en Europe, la polarisation est de plus en plus forte entre vaccinés (75% des Belges le sont complètement) et non-vaccinés se présentant comme défenseurs de "la liberté". Dimanche, une manifestation pro-"liberté" a rassemblé 35.000 personnes à Bruxelles selon la police. Elle a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre.

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Omicron: l'Afrique du Sud veut accélérer la vaccination

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa au Parlement sud-africain le 22 mai 2019 au Cap

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé lundi la population d'Afrique du Sud à se faire vacciner rapidement face au nombre record de contaminations au Covid-19 dus au nouveau variant Omicron détecté pour la première fois fin novembre dans le pays.

L'Afrique du Sud, officiellement pays le plus touché du continent par le virus, a dépassé les trois millions de cas la semaine dernière avec un taux de positivité atteignant désormais 25% contre 2% il y a deux semaines.

"Nous faisons face à un taux de contamination sans précédent depuis le début de la pandémie", a affirmé le président Ramaphosa dans sa lettre d'information hebdomadaire.

"J'appelle tous les Sud-Africains à se faire vacciner sans attendre", a-t-il ajouté, soulignant que la nouvelle forme du virus est le principal vecteur de cette nouvelle vague.

Le gouvernement réfléchit à rendre la vaccination obligatoire depuis l'apparition d'Omicron. Certaines entreprises privées ont déjà pris les devants et imposé le vaccin à leurs personnels.

La première entreprise de télécommunications africaine, MTN, a annoncé lundi la vaccination obligatoire pour ses employés: "Nous devons faire en sorte que nos lieux de travail soient aux normes en matière de santé et sécurité", a déclaré dans un communiqué le président de MTN, Ralph Mupita.

Discovery, la première assurance maladie d'Afrique du Sud, a été une des premières à appliquer la mesure et 94% de son personnel est vacciné à ce jour.

Quelque 14,8 millions de Sud-Africains sont complètement vaccinés, soit environ 25% de la population, alors que les autorités ont fixé un objectif de 70% de vaccinés d'ici la fin de l'année.

Depuis ce weekend, des centres de vaccination ouvrent partout - centres commerciaux, arrêts de bus, églises, aéroports, centres sportifs, etc... - afin de tenter d'atteindre le plus grand nombre de candidats à la vaccination.

Malgré la hausse exponentielle des infections, le nombre de décès reste limité, avec notamment un seul décès dimanche pour 11.125 nouveaux cas.

La province la plus peuplée du Gauteng, qui compte la capitale Pretoria et la plus grande ville du pays Johannesburg, enregistre la majorité des nouveaux cas.

Le Nigeria lance la vaccination obligatoire pour les fonctionnaires

Au centre médical d’Abuja, les Nigérians attendent pour se faire vacciner, à Abuja, le 3 décembre 2021. (VOA/Gilbert Tamba)

Vaccin obligatoire pour tous les fonctionnaires du pays. Une décision du gouvernement qui intervient alors que trois cas du variant omicron ont été confirmés dans le pays. Le Nigeria totalise plus de 215.000 cas d’infections au covid-19 et près de 3.000 décès.

Depuis le 1er décembre, les travailleurs de la fonction publique sont invités à soumettre des résultats de tests PCR datant de moins de 72 heures ou une carte de vaccination comme alternative avant d'être autorisés à accéder à leurs bureaux.

Plusieurs mois après l'introduction des vaccins, certains Nigérians jouent la carte de la réticence et ne sont pas convaincus de la nécessité de se faire vacciner malgré les assurances répétées du gouvernement sur la sécurité des vaccins.

Le Nigeria a lancé une campagne de vaccination de masse contre le COVID-19 à Abuja, dont le but est d'empêcher une augmentation des cas de coronavirus. Nedreul Chuks manque encore de motivation pour se faire administrer le vaccin: "il n’ y a aucune raison encore peut-être que je n’ai pas encore décidé de trouver un temps pour aller me faire vacciner. Mais j’irai prendre le vaccin".

A la porte du secrétariat fédéral à Abuja, un pavillon de vaccination est installé près de la principale entrée de l'institution pour ceux qui souhaitaient se faire vacciner. Des foules de personnes se rassemblent chaque jours sur le site pour prendre le vaccin.

Des sites de vaccination sont également mis en place dans les établissements de santé privés, les universités, les églises et mosquées et les centres commerciaux.

Les autorités fédérales multiplient les rencontres pour faire face à la crise comme le dernier meeting avec les commissaires à la santé des 36 Etats le week-end dernier, le premier du genre depuis le début de la pandémie du coronavirus. C’est le ministre nigérian de la santé Osagie Ohanire qui a organisé la rencontre.

"Une campagne de vaccination de masse visant à faire vacciner 50% des Nigérians éligibles d’ici fin janvier 2022 est en cours. Mais le scepticisme vis à vis des vaccins reste toujours un défit et les Etats ont un rôle à joué. Honorables commissaires nous devons continuer à envisager des mesures avec le soutien du gouvernement fédéral pour faire face à ces problèmes et autres défis", a-t-il déclaré.

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Le Nigeria a pu obtenir jusqu'à présent plus de 10 millions de doses de vaccins d'AstraZeneca, Moderna, Pfizer Bio-N-Tech et de Johnson & Johnson pour une population de plus de 200 millions d’habitants.

Selon l’autorité nationale des soins de santé primaire, plus de 7 millions de Nigérians éligibles, représentant 6,2 % de la population, ont reçu leurs premières doses de vaccins. Pendant ce temps plus de 3 millions de Nigérians, représentant 3,3 % de la population, ont été entièrement vaccinés au 2 décembre 2021.

Le Sénégal a enregistré ses premiers cas positifs au variant Omicron

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Omicron est désormais confirmé dans au moins 15 Etats américains

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Vaccin obligatoire pour tous les fonctionnaires du Nigeria

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