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Coronavirus

Covid-19: les Etats-Unis dépassent les 500.000 morts

Des ambulanciers transportent une femme de 87 ans qui avait été exposée à la maladie COVID-19 à Meeker, Oklahoma, aux États-Unis, le 20 décembre 2020.

Lundi, le président américain Joe Biden a demandé aux Américains de garder un moment de silence pour commémorer les victimes de la pandémie du nouveau coronavirus, alors que le nombre de morts dans le pays a dépassé la barre des 500 000.

"Davantage d'Américains sont morts pendant cette pandémie que lors de la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre du Vietnam combinées", a souligné le président Biden dans une proclamation, moins d'un an après l'annonce, le 29 février 2020, du premier mort du virus aux Etats-Unis.

Joe Biden a aussi ordonné une mise en berne des drapeaux sur l'ensemble des bâtiments fédéraux pendant cinq jours.

"C'est quelque chose qui restera dans l'histoire", a souligné l'immunologue Anthony Fauci, conseiller du président américain Joe Biden.

Aux Etats-Unis, le rythme actuel des vaccinations (1,7 million d'injections quotidiennes en moyenne) donne cependant espoir.

Plus de 44,1 millions de personnes ont déjà reçu au moins une dose des deux vaccins autorisés aux Etats-Unis (Pfizer/BioNTech et Moderna), dont 19,4 millions ont eu les deux injections requises.

Selon Joe Biden, 600 millions de doses, de quoi vacciner l'ensemble de la population, seront disponibles d'ici fin juillet.

Et les Etats-Unis pourraient bien avoir un troisième vaccin autorisé d'ici la fin de la semaine, celui de Johnson & Johnson, sur lequel un comité doit rendre un avis consultatif vendredi.

Un timide optimisme auquel faisait écho, lundi, l'annonce de la réouverture des cinémas de New York, prévue le 5 mars, avec une jauge maximum de 25% de la capacité d'accueil habituelle et une limite de 50 spectateurs par salle.

Patience

Dans le monde, la pandémie a fait plus de 2,46 millions de morts depuis fin décembre, selon un bilan établi par l'AFP lundi à 22H00 GMT.

Partout, les gouvernements misent sur les injections pour tenter de venir à bout de la pandémie: plus de 210 millions de doses de vaccins anti-Covid ont été administrées dans le monde.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dénonce toutefois "le nationalisme vaccinal", soulignant qu'"à eux seuls, dix pays se sont partagés plus de trois quarts des doses de vaccin contre le Covid-19 administrées à ce jour".

Le laboratoire Sanofi a annoncé qu'il allait produire en France le vaccin contre le Covid-19 de son concurrent américain Johnson & Johnson. Faute de pouvoir proposer à ce stade son propre remède, Sanofi avait déjà accepté de fabriquer à partir de l'été celui de son concurrent Pfizer/BioNTech.

Sommé d'accorder la priorité à l'Inde, le Serum Institute of India, plus grand fabricant mondial de vaccins qui produit le vaccin d'AstraZeneca sous le nom de Covishield, a demandé aux pays en attente d'approvisionnement d'être "patients".

L'Inde veut vacciner 300 millions de personnes d'ici juillet et a pris du retard avec à peine plus de 11 millions de doses administrées. Dans l'Etat le plus touché du pays, le Maharashtra (110 millions d'habitants) qui abrite la capitale économique Bombay, de nouvelles restrictions ont été imposées lundi après une recrudescence des contaminations.

L'Australie a quant à elle donné lundi le véritable coup d'envoi de sa campagne de vaccination. Quelque 60.000 doses sont prêtes à être injectées cette semaine, auprès des personnels soignants, policiers ou résidents de maisons de retraite.

Ce lancement a toutefois été marqué par les manifestations anti-vaccins dans certaines grandes villes.

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La distribution des vaccins s’intensifie à travers le monde

La distribution des vaccins s’intensifie à travers le monde
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Afrique du Sud: un demi-milliard d'euros au budget pour la vaccination

Le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, reçoit le vaccin contre la maladie à coronavirus Johnson et Johnson à l'hôpital de Khayelitsha près du Cap, en Afrique du Sud, le 17 février 2021.

L'Afrique du Sud, à l'économie durement plombée par le Covid, a fait de la vaccination une priorité dans son budget annuel présenté mercredi au Parlement, un exercice de funambule consistant à lutter contre la pandémie tout en évitant d'aggraver l'endettement.

Venu finalement sans son habituel et symbolique plante d'aloe vera -capable de survivre en pleine sécheresse-, le ministre des Finances, Tito Mboweni, a annoncé que le pays allouera 568 millions d'euros au programme de vaccination contre le coronavirus.

Le gouvernement prévoit de vacciner les deux-tiers de sa population de 59 millions d'habitants, d'ici la fin de l'année.

"Cette année, nous sommes confrontés à un exercice d'équilibre exceptionnellement difficile", a reconnu M. Mboweni. "D'un côté, il y a une pandémie qui fait rage (...), de l'autre, une économie faible avec un chômage massif".

Le chômage a atteint un niveau record dans le pays fin 2020, avec 7,2 millions de Sud-Africains sans emploi, soit 32,5% de la population. Il touche surtout les jeunes professionnels entre 25 et 34 ans, ainsi que les 15-24 ans.

Dans la matinée, plusieurs manifestations contre le chômage ont eu lieu dans le pays, à l'appel des syndicats. Au Cap, la police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui marchaient vers le Parlement.

À l'hôpital de Soweto, une centaine de personnes en chemise rouge ont dansé et entonné des chants de lutte contre l'apartheid, en solidarité avec le personnel médical sous-payé et épuisé par la crise sanitaire.

- "Dégâts du Covid" -

Une enveloppe supplémentaire de près de 320 millions d'euros a été annoncée, dans le cadre d'un plan de 5,6 milliards pour stimuler l'emploi des jeunes.

"Les dégâts causés par le Covid-19 sont profonds et nous partageons la douleur collective de nombreux Sud-Africains qui ont perdu leur emploi", a déclaré le ministre.

La situation budgétaire de l'Afrique du Sud, officiellement le pays africain le plus touché par la pandémie avec plus d'1,5 million de cas et près de 49.500 décès, était déjà fragile avant la crise sanitaire et s'est fortement détériorée l'année dernière.

La dette publique devrait atteindre plus de 80% du PIB cette année, selon les prévisions.

"Nos finances publiques sont dangereusement sous pression", a mis en garde le ministre. Mais le gouvernement espère qu'une vaccination de masse contribuera à stimuler la croissance à 3,3% cette année, après une forte contraction de 7,2% en 2020.

Les besoins d'emprunts resteront toutefois "bien supérieurs" à 28,2 milliards d'euros par an, au moins jusqu'en 2024, a-t-il averti.

D'importantes hausses des taxes ont également été annoncées pour combler "le plus grand déficit fiscal jamais enregistré", notamment sur l'alcool, le carburant et le tabac.

Une mesure qui va "augmenter le coût de la vie pour tous les Sud-Africains", a réagi le premier parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), dans un communiqué.

- "Etat de catastrophe" -

L'Afrique du Sud a rapidement déclaré "l'état de catastrophe" après l'apparition du virus en mars sur le continent. Et le gouvernement a mis en place un des confinements les plus stricts au monde.

Les premières vaccinations ont démarré la semaine dernière, un plan d'immunisation une nouvelle fois jugé "trop lent, trop peu, trop tard" par l'opposition.

Mais en tentant de se protéger de l'épidémie, le pays s'est également fermé aux touristes et aux capitaux étrangers.

En Afrique, où l'arrêt brutal de l'économie mondiale lié à la crise du Covid-19 a frappé de plein fouet les revenus des pays émergents, les économistes des Nations unies annonçaient en 2020 une chute des investissements directs étrangers de 25% à 40%.

Un retrait significatif pour l'Afrique du Sud, qui tire 8% de son PIB des exportations de minerais et de métaux.

Le gouvernement est également confronté à des besoins croissants de la part d'entreprises publiques en difficulté, comme la compagnie d'électricité Eskom.

Les efforts pour réduire la masse salariale de la fonction publique se poursuivent, a également assuré Tito Mboweni.

Le Ghana reçoit les premiers vaccins du dispositif COVAX

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Fonds Covid: les ONG camerounaises veulent plus de transparence

Lancement de la campagne "Covid-19 Transparency and Accountability in Africa" à Yaoundé, le 22 février 2021.

La société civile camerounaise demande plus de transparence et de responsabilité dans la gestion des fonds d’intervention du coronavirus.

Des organisations ont lancé à Yaoundé, avec le soutien de l’initiative Follow the money, une campagne sur l’accès à l’information sur les ressources financières mobilisées dans la riposte contre le covid.

La campagne est pilotée par Actions for Development and Empowerment (ADE), un organisme de la société civile fondé il y a trois ans par Nancy Ndi Saiboh, une jeune activiste camerounaise.

"Pour ce projet, on travaille avec le réseau Follow the money qui a une démarche qui ne consiste pas seulement à chercher les informations sur l’argent du Covid, mais à agir en cas de mal gouvernance", explique à la presse Nancy Ndi Saiboh, point focal de Follow the money au Cameroun.

L’initiative Follow the money est née au Nigeria. Elle est opérationnelle dans 7 pays: le Kenya, la Gambie, le Zimbabwe, le Liberia, le Malawi, le Nigeria et le Cameroun. Elle a pour but d'établir "la confiance publique entre le gouvernement camerounais et les citoyens", selon Hamzy Lawal, président de Follow the Money International.

Sacs de riz et argent des bailleurs de fonds

"Jusqu’à présent, on ne sait pas ce qui s’est passé avec les 4000 sacs de riz offerts par une entreprise locale dans la riposte contre le Covid au Cameroun", confie Nancy Ndi Saiboh.

C’est à la suite d’une forte pression sur les réseaux sociaux que le ministre de la santé publique Malachie Manaouda a apporté des précisions aux médias sur cette affaire. "On doit utiliser cette même pression pour savoir tout ce qui ce qui se passe avec l’argent du Covid au Cameroun", préconise la fondatrice de ADE.

Le Cameroun a reçu 316 millions de dollars du Fonds monétaire international et de la Banque africaine de développement en appui à la lutte contre le coronavirus. D’autres sommes ont été versées par des particuliers et des entreprises locales au fonds de solidarité publique.

Sur la sellette, le ministre de la santé a publié deux communiqués récapitulatifs en juillet et en décembre. Les chiffres fournis à l’occasion ont été contestés notamment par le député Jean Michel Nintcheu du Social Democratic Front, un parti de l’opposition.

"A travers les communiqués qui ont été rendus publics, vous avez tout ce que nous avons reçu comme dons en nature. Nous avons reçu des concours en numéraire, nous les avons publiés aussi, et puis nous avons publié les entreprises qui ont gagné les marchés, le montant des marchés, la nature du marché, la date de signature des contrats, les bénéficiaires de ces marchés", s’est défendu le ministre Manaouda.

Malgré tous ces efforts, jusqu’ici, rien n’a filtré du rapport d’audit des fonds covid instruit en décembre par le président Paul Biya.

Le Cameroun a déclaré son premier cas positif le 6 mars 2020. La pandémie a déjà fait plus de 500 morts, selon les statistiques du ministère de la santé publique.

L'initiative "Follow the money" s'intéresse au budget covid au Cameroun

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