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Crimes/enquêtes

Coup de filet coordonné contre les gangs en Amérique centrale

Membres de gangs criminels au pénitencier de Chalatenango au Salvador, le 27 décembre 2019. (Reuters)

Plus de 600 membres présumés des maras, gangs criminels qui sèment la terreur dans le nord de l'Amérique centrale, ont été arrêtés jeudi dans un vaste coup de filet au Salvador, au Guatemala et au Honduras.

Le coup de filet "est mené simultanément au Honduras, au Guatemala et au Salvador", dans le cadre de l'opération "bouclier régional", qui reçoit le soutien des Etats-Unis pour la coordination et l'échange d'informations entre les trois pays dans la lutte contre les gangs, a indiqué le procureur général du Salvador Raul Melara.

Au Salvador, des mandats d'arrêts visent un total de 1.152 criminels présumés, a précisé M. Melara. Jeudi en milieu de journée 572 personnes avaient été arrêtées, selon le parquet.

Le parquet du Guatemala a annoncé de son côté l'arrestation de 36 criminels accusés de racket, l'une des principales activités des maras avec le trafic de drogue, le trafic d'êtres humains et l'assassinat sur gages. Au moins 80 perquisitions ont été menées dans la région de la capitale ainsi que dans les départements de Peten (nord), de Quetzaltenango (ouest) et de Jutiapa et Escuintla (sud), ont indiqué les autorités guatémaltèques.

"Nous répliquons à (...) des meurtres, du trafic d'êtres humains. C'est un effort de la justice pour retirer de la circulation les gangsters et les criminels", a déclaré le procureur Melara, qui a dirigé personnellement les opérations à San Salvador, la capitale du pays. Quatre chefs de gangs figurent parmi les personnes arrêtées, selon la police salvadorienne.

Le Salvador est l'un des pays les plus dangereux au monde avec, en 2019, 35,6 meurtres pour 100.000 habitants, attribués pour la plupart aux maras, qui comptent dans leurs rangs dans le pays environ 70.000 membres, dont 17.000 sont derrière les barreaux.

La violence des gangs est, avec la pauvreté, l'une des principales causes de l'émigration vers les Etats-Unis de milliers d'habitants du nord de l'Amérique centrale en quête d'une vie meilleure.

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Les enfants haïtiens exposés à la violence entre gangs

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Les enfants de Port-au Prince en Haïti subissent les conséquences de la guerre des gangs. A l'école Saint-Louis de Gonzague, transformée en refuge, plus de 300 enfants haïtiens tentent d'oublier, au moins un temps, la violence qui les a contraints à fuir leur domicile.

Salman Rushdie "poignardé au cou", son état "inconnu"

La victime de l'attaque à l'arme blanche, Salman Rushdie, reçoit des soins après avoir été poignardé le 12 août 2022.

L'auteur britannique Salman Rushdie, dont l'ouvrage controversé "Les versets sataniques" avait fait de lui la cible d'une fatwa de l'ayatollah iranien Rouhollah Khomeiny en 1989, a été poignardé au cou vendredi par un homme lors d'une conférence dans l'Etat de New York.

Son état de santé est "inconnu", selon la police.

"Un suspect s'est précipité sur la scène (d'un amphithéâtre) et a attaqué Rushdie et un intervieweur. Rushdie souffrait d'une apparente blessure au cou après avoir été poignardé et a été transporté à l'hôpital par hélicoptère. Son état n'est pas encore connu", a indiqué la police de l'Etat de New York, dans un communiqué en précisant que l'agresseur avait été immédiatement arrêté et placé en détention.

M. Rushdie, 75 ans, s'apprêtait à donner une conférence dans un amphithéâtre de Chautauqua, dans le nord-ouest de l'Etat de New York, tout près du lac Erié qui sépare les Etats-Unis du Canada.

La personne qui devait donner la parole à l'écrivain a été également été "blessée légèrement à la tête", selon la police.

La Chautauqua Institution, un centre culturel, a précisé dans un communiqué qu'elle se "coordonnait avec les forces de l'ordre et les secours pour répondre au public après l'attaque d'aujourd'hui contre Salman Rushdie".

Des témoins dans l'amphithéâtre, dont des journalistes, ont indiqué sur Twitter que la salle avait été "évacuée".

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent des spectateurs de l'amphitéâtre se précipiter sur l'estrade pour porter secours à quelqu'un qu'on aperçoit au sol, entouré de plusieurs personnes.

Un libre-penseur

Salman Rushdie, né en 1947 à Bombay, deux mois avant l'indépendance de l'Inde, essaie de ne pas être réduit au scandale provoqué par la publication des "Versets sataniques", qui avait embrasé le monde musulman et conduit en 1989 à une "fatwa" demandant son assassinat.

"Mon problème, c'est que les gens continuent de me percevoir sous l'unique prisme de la fatwa", avait dit il y a quelques années ce libre-penseur qui se veut écrivain, pas symbole.

Mais l'actualité -- la montée en puissance de l'islam radical -- n'a cessé de le ramener à ce qu'il a toujours été aux yeux de l'Occident: le symbole de la lutte contre l'obscurantisme religieux et pour la liberté d’expression.

Déjà en 2005, il considérait que cette fatwa avait constitué un prélude aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

Contraint dès lors de vivre dans la clandestinité et sous protection policière, allant de cache en cache, il se fait appeler Joseph Anton, en hommage à ses auteurs favoris, Joseph Conrad et Anton Tchekhov.

Il doit affronter une immense solitude, accrue encore par la rupture avec sa femme, la romancière américaine Marianne Wiggins, à qui "Les versets..." sont dédiés.

Installé à New York depuis quelques années, Salman Rushdie - sourcils arqués, paupières lourdes, crâne dégarni, lunettes et barbe - avait repris une vie à peu près normale tout en continuant de défendre, dans ses livres, la satire et l'irrévérence.

Nouvelle vague de violences xénophobes en Afrique du Sud

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Quatre policiers congolais tués lors d'une manifestation à Butembo

Des officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la police à Rutshuru, à 70 kilomètres de la ville de Goma, dans l'est de la RDC, le 3 avril 2022.

Quatre policiers ont été tués vendredi alors qu'ils encadraient une manifestation contre l'insécurité dans un important carrefour commercial de l'est de la République démocratique du Congo, en proie aux violences armées, a-t-on appris de source militaire.

Lors de cette manifestation, des hommes armés mêlés à la foule ont surgi à hauteur du quartier Kangote à Butembo (Nord-Kivu, est) et ont tiré sur des policiers qui encadraient les manifestants, a expliqué à l'AFP le colonel Mozebo E'pape, chef de l'armée de la ville de Butembo.

"Le bilan provisoire est de quatre policiers tués par ces assaillants qui étaient parmi les manifestants, trois 3 jeeps ont été incendiées", a déclaré l'officier dont les hommes sont venus à la rescousse de la police, alors que des tirs étaient toujours entendus dans la ville.

"Les forces de sécurité sont attaquées depuis ce matin à Butembo (...). Au moins deux policiers, dont le commandant adjoint de la (police) ont été tués", a écrit pour sa part le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) qui disposent d'experts dans cette ville.

"La situation est grave pour le moment. Un groupe armé dont nous ignorons la provenance semble envahir Butembo du côté du quartier Kangote", a dit à l'AFP Mathe Saanane, président de la société civile de Butembo.

Quatre Casques bleus avaient été tués à Butembo le 26 juillet lors de manifestations contre les Nations unies.

La situation est tendue à Butembo depuis le début de la semaine. Mercredi, deux policiers avaient été tués dans une attaque de la prison de Butembo par des membres du groupe Forces démocratiques alliées (ADF) présenté par l'organisation État islamique (EI) comme sa branche en Afrique centrale (ISCAP en anglais).

Les ADF sont accusés d'être responsables de massacres de milliers de civils dans l'Est congolais et d'avoir commis des attentats en Ouganda.

Depuis novembre, les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre les ADF, sans parvenir à mettre fin aux massacres. La zone de Butembo n'est pas concernée par ces opérations.

Les provinces du Nord-Kivu et d'Ituri sont placées depuis mai 2021 sous état de siège. Une mesure qui donne des pleins pouvoirs aux militaires et aux policiers.

L'est de la RDC est déstabilisé depuis près de trois décennies à cause des activités d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers.

Perquisition chez Trump: certains documents auraient trait aux armes nucléaires

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