Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Côte d'Ivoire : les chasseurs traditionnels Dozos veulent combattre les djihadistes

Les chasseurs traditionnels Dozos, supplétifs de l'armée ivoirienne, Duékoué, Côte d'Ivoire, 15 février 2013. (Robbie Corey-Boulet for VOA)

Les chasseurs traditionnels Dozos, supplétifs de l'armée ivoirienne, ont annoncé leur décision de "lutter activement" contre les djihadistes, après l'attentat sans précédent qui a fait 19 morts à Grand-Bassam, une station balnéaire près d'Abidjan.

"Nous sommes prêts à épauler les forces régulières dans la lutte contre les djihadistes", a affirmé à l'AFP Seydou Traoré, le coordonnateur national de la confrérie des Dozos, ces chasseurs traditionnels qui assurent parfois des tâches de sécurité.

Des Dozos avaient été aperçus à Bassam, portant fièrement leurs longs fusils de chasse, après l'attaque qui a meurtri la cité balnéaire le 13 mars.

Les Dozos ont également décidé, "en tant qu'auxiliaires des forces de l'ordre, de ne pas rester les bras croisés, voir ces animaux féroces +les djihadistes+ détruire (notre) nation", après un conclave de deux jours tenu cette semaine à Gagnoa (230 km au nord-ouest d'Abidjan).

"Nous voulons user de nos pouvoirs mystiques, destinés au départ à maîtriser les animaux féroces, pour dompter ces terroristes djihadistes", a expliqué M. Traoré.

Ce conclave a décidé d'"une mobilisation des troupes +Dozos+, prêtes à riposter face à n'importe quelle attaque terroriste".

Les Dozos sont devenus de facto des supplétifs des Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.

Les Dozos avaient combattu aux côtés des ex-rebelles du nord du pays, qui avaient porté le président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011, après le refus de l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection de novembre 2010.

Les Dozos seraient aujourd'hui environ 200.000, selon le ministère de l'Intérieur. Bien davantage que les forces de sécurité ivoiriennes.

Ces chasseurs traditionnels ont fait l'objet, fin 2013, d'un rapport accablant de l'Onuci, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire. Selon ce rapport, les Dozos ont tué au moins 228 personnes et en ont blessé 164 entre mars 2009 et mai 2013.

Quinze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête de l'attaque à Grand-Bassam, tandis que Kounta Dallah, le principal suspect est activement recherché.

L'attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en réponse à l'opération antidjihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés.

Avec AFP

Toutes les actualités

Soudan: signature d'un accord entre militaires et chefs de la contestation

Le général Mohammed Hamdan Dagalo "Hemeidti", numéro 2 du Conseil militaire au pouvoir, Khartoum, le 16 juin 2019.

Les généraux au pouvoir au Soudan et les meneurs du mouvement de contestation ont signé mercredi matin un accord entérinant le partage du pouvoir pendant la période transition, après la destitution d'Omar el-Béchir en avril, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des discussions doivent encore avoir lieu dans les prochains jours sur les autres points en litige d'un accord trouvé le 5 juillet entre les deux parties, selon la contestation.

La "déclaration politique" a été paraphée par les deux camps après une nuit de discussions intenses.

A l'issue de la rencontre dans un hôtel de luxe de Khartoum, le numéro 2 du Conseil militaire au pouvoir, Mohamed Hamdan Daglo dit "Hemeidti", aussi commandant des redoutées Forces de soutien rapide (RSF), a salué un moment "historique".

"Aujourd'hui, nous nous sommes accordés sur la déclaration politique", a déclaré à l'AFP Ibrahim al-Amin, un des meneurs de la contestation. "Pour le document constitutionnel, nous reprendrons les négociations vendredi", a-t-il poursuivi.

Cet accord constitue un premier pas vers un gouvernement civil, réclamé par les Soudanais depuis près de sept mois.

Il prévoit la création d'un "conseil souverain", instance de transition chargée de gérer la transition pendant un peu plus de trois ans.

Ce conseil, qui repose sur le principe du partage des pouvoirs, sera composé de cinq militaires et six civils, dont cinq issus de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Les militaires présideront cette instance pendant les premiers 21 mois de la transition, les civils prendront ensuite la relève pour les 18 mois restants.

Les pourparlers entre les deux camps avaient été repoussés à plusieurs reprises ces derniers jours, butant notamment sur la question de l'immunité des militaires.

Selon la protestation, les militaires, qui pourraient faire l'objet de poursuites après les violences survenues pendant les manifestations, réclamaient l'"immunité absolue".

"Nous refusons l'immunité absolue que les militaires au pouvoir ont demandée", avait déclaré aux journalistes Ismaïl al-Taj, porte-parole de l'Association des professionnels soudanais (SPA), qui fait partie de la contestation, juste avant le début de la rencontre.

Ce point devrait être discuté lors des prochaines discussions.

Le Soudan est secoué par un mouvement de protestation lancé à travers tout le pays depuis le 19 décembre 2018, après la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.

La tension entre militaires et protestataires était montée d'un cran après la brutale dispersion le 3 juin du campement de plusieurs milliers de manifestants installés depuis avril devant le siège de l'armée à Khartoum. Cette opération a fait des dizaines de morts, des centaines de blessés et a provoqué un tollé international.

Après des mois de tractations, l'ébauche d'un accord avait été trouvé le 5 juillet, grâce à une intense médiation de l'Union africaine (UA) et de l'Ethiopie.

Avec AFP

Ebola: l'OMS évalue l'épidémie mercredi après le décès du premier cas à Goma

Le personnel médical de l'unité de traitement Ebola (ETU) à l'hôpital général de Bwera, dans l'ouest de l'Ouganda, à la frontière avec la RDC,le 12 décembre 2018.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) va de nouveau évaluer mercredi la portée de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, après le décès du premier cas enregistré dans une métropole, Goma, deuxième ville du pays et carrefour des Grands Lacs.

Un peu plus d'un mois après les deux premiers cas enregistrés à l'étranger en Ouganda, l'OMS va de nouveau se demander s'il faut élever cette épidémie - qui a tué 1.668 personnes depuis l'été dernier - au rang d'"urgence de santé publique de portée internationale".

La situation doit être pour cela "grave, soudaine, inhabituelle ou inattendue", avec des "répercussions pour la santé publique au-delà des frontières nationales de l'État touché", ce qui "peut exiger une action internationale immédiate", selon les critères du Règlement sanitaire international.

La réponse avait été "non" le 14 juin.

Comme pour l'Ouganda, ce premier cas diagnostiqué à Goma, la plus grande ville touchée par l'actuelle épidémie avec un à deux millions d'habitants, semble bousculer la routine de la "riposte" face à une épidémie déclarée le 1er août 2018.

"Il est important d'évaluer le niveau de risque", a déclaré à la presse à Goma Ibrahima Socé Fall, directeur général adjoint de l'OMS.

"L'évaluation de l'OMS montre que le risque est élevé pour les provinces et les pays voisins, notamment l'Ouganda et le Rwanda", a ajouté le coordinateur de l'OMS sur place Michel Yao.

Goma est proche du Rwanda, qui a déconseillé à ses ressortissants de traverser la frontière.

La ville, bien connue des humanitaires et des Nations unies, dispose d'un aéroport connecté à Kinshasa, Entebbe-Kampala et Addis Abeba. Des bateaux partent vers la province voisine du Sud-Kivu.

- "Envoyé spécial" français -

En préambule à sa conférence de presse, l'OMS a confirmé le décès du patient diagnostiqué dimanche à Goma lors de son transfert à Butembo, l'un des principaux foyers de l'épidémie à 250 km à vol d'oiseau au nord.

Ce patient "était pratiquement en phase terminale donc c'était un transfert assez délicat", a relevé M. Yao de l'OMS.

Il est présenté par les autorités comme un pasteur d'une Eglise chrétienne qui avait présenté les premiers symptômes le mardi 9 juillet avant de voyager en bus vers de Butembo vers Goma le vendredi 12.

Originaire de Bukavu (Sud-Kivu), il est arrivé à Butembo début juillet. Là, il avait prêché dans sept églises où il avait touché des fidèles, y compris des malades, d'après le ministère de la Santé.

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu Carly Nzanzu a demandé à la population de Goma de "suivre les conditions hygiéniques": "Si à Goma, on se comporte très bien, on accompagne l'équipe de la riposte, il y aura plus de peur que de mal".

L'épidémie était circonscrite jusqu'à présent dans la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma), et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

La France a annoncé, sous la pression des événements, qu'elle nommait un "envoyé spécial" pour Ebola en RDC. Il s'agit du professeur Yves Levy, spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

La veille, le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan avait regretté l'absence de contribution financière française.

"Ce serait bien d'avoir davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a ajouté le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart.

Avec AFP

Ebola : la peur s'installe dans les esprits

Ebola : la peur s'installe dans les esprits
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:53 0:00

La musique résonne derrière les barreaux

La musique résonne derrière les barreaux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:51 0:00

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo

Le journal de la CAN-2019 du 16 juillet avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:05 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG